
Charlotte Schaer

Dans le monde entier, les femmes défenseuses des droits humains défendent leurs terres, leurs moyens de subsistance et leurs communautés contre le pouvoir des entreprises et des industries extractives. Elles se mobilisent et défient de puissants intérêts économiques et politiques qui motivent la spoliation de terres, le déplacement de communautés, la perte des moyens de subsistance et la dégradation de l'environnement.
L’extractivisme est un modèle économique et politique de développement qui œuvre à la marchandisation de la nature et privilégie le profit au détriment des droits humains et de l'environnement. Enraciné dans l'histoire coloniale, il creuse les inégalités sociales et économiques au niveau local et mondial. Le plus souvent, les femmes rurales, noires ou autochtones sont les plus touchées par l’extractivisme et sont largement exclues des espaces de prise de décision en la matière. Les femmes se mobilisent pour défier ces forces patriarcales et néocoloniales et défendre les droits, les terres, les personnes et la nature.
Les femmes qui s’opposent aux industries extractives vivent une série de risques, de menaces et de violations de leurs droits comme la criminalisation, la stigmatisation, la violence et l'intimidation. Leurs histoires révèlent des aspects évidents de violences sexuelles et basées sur le genre. Parmi les auteurs de ces abus se trouvent les autorités locales et fédérales, les entreprises, la police, les militaires, les forces de sécurité paramilitaires et privées, et parfois mêmes leurs propres communautés.
L'AWID et la Coalition internationale des femmes défenseures des droits humains (WHRDIC) ont le plaisir d'annoncer la sortie de leur publication « Les défenseuses des droits humains résistent à l’extractivisme et aux pouvoir des entreprises », un rapport basé sur un projet de recherche transrégional qui relate les expériences vécues par des défenseuses en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.
Nous encourageons les activistes, les membres de mouvements sociaux, la société civile, les donateurs et les décideurs à lire et à faire usage des documents suivants pour leur travail de plaidoyer, comme outil pédagogique et comme source d’inspiration :
« Les défenseuses des droits humains résistent aux industries extractives : Aperçu des principaux risques et des obligations en matière de droits humains » est une analyse de la situation d’un point de vue du genre. Ce rapport (en anglais, bientôt disponible en français) analyse les formes de violations et les types d'auteurs de ces violations, il reprend les obligations les plus pertinentes en matière de droits humains et formule une série de recommandations politiques à l’intention des États, des entreprises, de la société civile et des donateurs.
« Arrimer la résistance à l'action : Les stratégies des défenseuses des droits humains qui résistent aux industries extractives » est un guide pratique qui décrit des formes créatives et stratégiques d'action, des stratégies qui ont porté leurs fruits et des histoires de résistance inspirantes.
La vidéo « Protéger les personnes et la planète: les femmes qui résistent aux industries extractives. » met en lumière le courage des défenseur-e-s des droits humains d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Elles partagent leurs luttes pour la terre et la vie et parlent des risques et des défis auxquels elles sont confrontées dans leur activisme.
« Contester le pouvoir corporatif : Les luttes pour les droits des femmes, la justice économique et la justice de genre » est un rapport de recherche qui décrit les effets du pouvoir des entreprises et offre des perspectives sur des stratégies de résistance.
Faites-nous part de vos commentaires
C’est avec gratitude que l’AWID reconnaît les contributions précieuses de chaque défenseur-e des droits humains qui a participé à ce projet. Cette recherche a été rendue possible grâce à votre volonté à partager vos expériences. Votre courage, créativité et résilience est une source d’inspiration pour nous toutes et tous. Merci !
AWID is closely monitoring the global COVID 19 situation and for now anticipates continuing with the Forum as planned.
If at any moment the situation demands something different, we
will let you know right away.The 14th AWID International Forum is scheduled to take place 20-23 September 2021 in Taipei,.
Laisse tes préjugés, tes suppositions ET tes fringues à l’entrée!
Apreciaremos propuestas de actividades referidas a todo el rango de áreas temáticas e intersecciones que son importantes para los movimientos feministas y por la justicia de género.
Events in Indonesia, in late 2019 - in particular, signs of intensifying militarization and backlash against LGBTQ rights - led us to question AWID’s ability to maintain a reasonably safe and welcoming environment for the diversity of participants we aspire to bring together at the Forum.
After careful consideration the AWID Board of Directors decided to change the venue for the 14th International AWID Forum, in November 2019 from Bali to Taipei.
Taipei offers a strong degree of logistical capacities, and is accessible for many travellers (with a facilitated e-visa process for international conferences).
For more details:
الموعد الأخير لتقديم المقترحات: 1 فبراير/ شباط 2024
انطلاقًا من روح موضوع المنتدى، ندعو إلى التقديم على مجموعة متنوعة من الموضوعات وأشكالها التي:
Louise Malherbe es una comisaria y programadora cinematográfica y crítica de cine radicada en Berlín. Trabajó como programadora de cine para Metropolis Cinema Association de Beirut, y actualmente coordina el proyecto Reel Streams, el cual se orienta a apoyar la difusión del cine independiente en la región árabe. Es jefa de programación del Festival de Cine de Soura, un festival de cine queer enfocado en la región de Asia sudoccidental y Norte de África, escribe crítica de cine para Manifesto XXI y, recientemente, comenzó a desempeñarse como comisaria de cine y festivales para Cinema Akil.
À l’âge de six ans, j’appris que mon grand-père avait un cinéma. Ma mère me raconta comment il l’avait ouvert au début des années 1960, quand elle avait également à peu près six ans. Elle se rappelait qu’il avait projeté La Mélodie du bonheur le soir de l’ouverture...