A group of women in discussion

Notre conseil d'administration

Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.

Board of Directors

AWID’s board members are drawn from a diverse constituency of policy makers, academics, researchers, activists, funders, practitioners, and business people committed to gender equality, mostly from the global South. The board is elected by the AWID membership through an open election process.

Margo Okazawa-Rey

Présidente

Dre. Margo Okazawa-Rey est titulaire de la Chaire Barbara Lee pour le leadership des femmes et professeure invitée en études sur les femmes, le genre et la sexualité et en politique publique au Mills College à Oakland, en Californie. Elle est également professeure émérite à la San Francisco State University.

Ses principaux domaines de recherche et d’activisme au cours des 25 dernières années sont le militarisme, les conflits armés et la violence à l’égard des femmes, analysés de manière intersectionelle. Professeure Okazawa-Rey siège au conseil consultatif international de Du Re Bang à Uijongbu en Corée du Sud, au Conseil international de PeaceWomen Across the Globe à Berne, en Suisse, et est co-présidente du conseil du Highlander Research and Education Centre à New Market, Tennessee aux États-Unis.

Ses publications récentes incluent « Nation-izing » Coalition and Solidarity Politics for US Anti-militarist Feminists (en presse) ; « No Freedom without Connections: Envisioning Sustainable Feminist Solidarities » (2018) dans Feminist Freedom Warriors : Genealogies, Justice, Politics, and Hope, Chandra Talpade Mohanty et Linda Carty (ed.) ; Between a Rock and Hard Place: Southeast Asian Women Confront Extractivism, Militarism, and Religious Fundamentalisms (2018) ; à « Liberal Arts Colleges Partnering with Highlander Research and Education Center : Intergenerational Learning for Student Campus Activism and Personal Transformation, » numéro spéciale de Feminist Formations (Feminist Social Justice Pedagogy, (2018).

Nidhi Goyal

Nidhi Goyal est une féministe handicapée indienne. Elle travaille à l’intersection du handicap et du genre et se consacre à changer l’existence des femmes et des filles handicapées.

Elle écrit, dispense des formations, mène des campagnes, milite et s’exprime par le biais de l’art. Elle dirige le Programme sexualité et handicap de l’organisation à but non lucratif Point of View, au sein de laquelle elle a élaboré et co-créé un projet en ligne pionnier — une plateforme exhaustive de ressources sur le handicap, le genre, la sexualité et la violence. Nidhi étend encore la portée de cette plateforme en élaborant et dispensant des formations accessibles dans toute l’Inde, tous handicaps confondus. Elle est également consultante auprès de différentes organisations nationales ou mondiales qui œuvrent en faveur des droits des femmes et des droits humains. Elle est chercheuse pour Human Rights Watch et enseigne régulièrement dans les Instituts CREA sur la sexualité, le genre et les droits. Nidhi milite activement dans les sphères politiques et législatives indiennes pour que soient traitées les questions relatives aux femmes et aux filles handicapées. Elle travaille à la sensibilisation aux questions qui se situent à l’intersection du handicap et du genre par le biais d’éditoriaux, d’articles dans les journaux et de conférences données dans des forums nationaux et internationaux. Elle est également membre du conseil d’administration de « Standing Tall » – une organisation indienne affiliée à Handicap International –, du Conseil consultatif de « Voice » – un organisme ministériel hollandais qui attribue des subventions – et du Comité international de planification de l’AWID (Association pour les Droits des Femmes dans le Développement).

Enfin, Nidhi est une artiste comique qui propose des one-woman-show dans lesquels elle utilise l’humour pour remettre en cause les idées les plus répandues sur le handicap, le genre et la sexualité. Pour en savoir plus sur le travail de Nidhi, suivez-la sur Twitter :@saysnidhigoyal.

Sara AbuGhazal

Trésorière

Sara AbuGhazal est une féministe palestinienne vivant à Beyrouth. Elle est Co-fondatrice de Sawt al-Niswa, un collectif qui produit des connaissances à Beyrouth. Elle est co-directrice de The Knowledge Workshop, une organisation féministe basée à Beyrouth qui travaille sur l'histoire orale et l'archivage féministes. Sara est actuellement coordonnatrice régionale de la Regional Coalition for Women Human Rights Defenders in the Middle East and North Africa.

Sara s'efforce de contribuer à la création d'espaces de transformation et de solidarité féministes. Son travail est principalement axé sur la création de mouvements durables dans la région Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord Elle est investie dans la production de connaissances, la transformation féministe et la Palestine. Elle publie régulièrement dans sawtalniswa.org et ses œuvres de fiction apparaissent également dans le magazine électronique Romman

 

Julia Ehrt

Julia Ehrt est la directrice exécutive de Transgender Europe (TGEU). Pendant plus d’une décennie d’activisme trans au niveau européen, Julia a joué un rôle essentiel dans le développement et la croissance de TGEU, tant en sa qualité de co-fondatrice, de membre du comité directeur (2005-2008), de membre du comité exécutif et de vice-présidente du conseil d’administration (2008-2011) de TGEU qu’en tant que directrice exécutive (depuis 2011). Leader trans fortement respectée en Europe, Julia a très largement contribué à façonner la manière dont les questions trans sont perçues et débattues à l’échelle européenne aujourd’hui. En sa capacité de directrice exécutive de l’une des plus importantes organisations trans régionales, elle a collaboré avec des collègues d’autres régions du monde à améliorer la visibilité des trans et la constitution d’un leadership trans dans les espaces internationaux, et particulièrement au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Julia est impliquée, depuis 2013, dans l’élaboration du Fonds international pour les personnes trans (ITF) et continue à siéger à son comité directeur. Avant d’être activiste aux niveaux européen et international, Julia était, dès le début des années 2000, militante sur les scènes locale et nationale de Berlin et d’Allemagne. Membre fondatrice de l’organisation berlinoise TransInterQueer, elle est toujours bénévole auprès du groupe de plaidoyer du réseau trans allemand (Bundesverband Trans).

Julia a étudié les mathématiques et la physique à Constance en Allemagne (1997-2000), à Tel Aviv en Israël (2000-2001), à Berlin (2001-2008) et à Amsterdam aux Pays-Bas (2007) et a travaillé en tant que scientifique à l’Université Humbold jusqu’en 2012. Julia est titulaire d’un doctorat en mathématiques. Elle vit avec sa partenaire et leur enfant [M2] à Berlin, et se considère féministe.

Salome Chagelishvili

Salome est une activiste féministe originaire de Tbilisi, Géorgie, qui se consacre à la justice de genre et sociale. Titulaire d’une Maîtrise en études sur le genre, elle s’est impliquée auprès de mouvements féministes, queers et écologiques au cours des neuf dernières années, travaillant entre autres sur les questions de la violence liée au genre, la violence domestique, la santé sexuelle et reproductive et les droits afférents, les droits LGBTIQ et la sécurité et les droits holistiques et numériques.

Depuis 2014, elle travaille activement sur les questions de sécurité et de sûreté des activistes et des femmes défenseures des droits humains, organisant des ateliers sur la sécurité intégrée et la sécurité numérique spécialement pour les activistes de groupes défavorisés (personnes homosexuelles, minorités ethniques et religieuses, femmes et filles rurales, etc.) ainsi que pour de grandes organisations féministes. Salome est membre de l’Independent Group of Feminists (Groupe indépendant de féministes)- une initiative non-formelle, non hiérarchique et non enregistrée qui réunit des féministes géorgiennes ayant différents parcours. Elle travaille actuellement avec le Fonds pour les femmes de Géorgie, où elle est pleinement impliquée dans la construction de mouvements de femmes/féministes, tout en offrant un financement féministe et encourageant la philanthropie féministe locale.

 

Elina Margarita Castillo Jiménez

Elina est une jeune avocate des droits humains afro-dominicaine et féministe intersectionnelle, engagée à utiliser sa voix et ses compétences pour construire un monde plus juste, empathique et inclusif.  Elle a commencé la faculté de droit à 16 ans, convaincue que cela lui donnerait les outils nécessaires pour comprendre et promouvoir la justice sociale. Après un JD (doctorat en droit) en République dominicaine, elle a poursuivi un LL.M. (maîtrise en droit) en droit international public et droits humains au Royaume-Uni en tant que boursière Chevening. Seule femme latino-caribéenne de sa classe, elle a obtenu son diplôme avec distinction.

Elina a travaillé à l'intersection des droits humains, du genre, de la migration et de la politique et ceci à plusieurs niveaux : des instances étatiques aux collectifs de base aux organisations internationales. Elle a aidé à plaider des cas de violence sexiste devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme. En tant que membre du Groupe consultatif des jeunes du FNUAP, elle a contribué au renforcement des droits sexuels et reproductifs en République dominicaine. Elle a codirigé la première campagne d'Amnesty International sur les droits des travailleur.euse.s du sexe dans les Amériques, développant des partenariats solides avec des organisations dirigées par des travailleur.euse.s du sexe et utilisant la position d'Amnesty pour amplifier la voix des femmes défenseurs des droits humains et des travailleur.euse.s du sexe. Elina fait partie de Foro Feminista Magaly Pineda et de la Global Shapers Community. Elle parle espagnol, français et anglais.

Grâce à la richesse de son expérience, Elina apporte à l’AWID de solides compétences de gouvernance et de planification stratégique et un savoir-faire éprouvé en matière de mécanismes des Nations Unies et des droits humains régionaux. Elle affirme également très clairement sa détermination à continuer de faire de l’AWID une organisation inclusive pour toutes les femmes, et particulièrement les jeunes féministes et celles des Caraïbes. C’est avec la diversité de ces apports qu’Elina rejoint une sororité de féministes internationales qui ont du mordant. Elle pourra continuer à y développer son leadership féministe, pour ne plus jamais se sentir seule dans cette voie.

Eni Lestari

Eni Lestari est travailleuse domestique indonésienne à Hong Kong et militante des droits des migrant·e·s. Après avoir échappé à son employeur abusif, elle est passée de victime à mobilisatrice de travailleurs·ses domestiques en particulier, et de travailleurs·ses migrant·e·s plus globalement. En 2000, elle a fondé l'Association of Indonesian Migrant Workers (Association des travailleurs·ses migrant·e·s indonésien·ne·s, ATKI-Hong Kong) qui s'est ensuite étendue à Macao, à Taïwan et en Indonésie. Elle a été coordonnatrice et porte-parole de l'Asia Migrants Coordinating Body (Instance de coordination des migrant·e·s en Asie, AMCB) - une alliance d'organisations de terrain de migrant·e·s à Hong Kong venant d'Indonésie, des Philippines, de Thaïlande, du Népal et du Sri Lanka. Elle est également l'actuelle présidente de l’International Migrants Alliance (Alliance internationale des migrant·e·s), la toute première alliance mondiale de migrant·e·s, d'immigré·e·s, de réfugié·e·s et d'autres personnes déplacées.

Elle a occupé des postes importants dans diverses organisations, en tant que membre actuelle du conseil régional de l’Asia Pacific Forum on Women, Law and Development (Forum Asie-Pacifique sur les femmes, le droit et le développement, APWLD), ancienne membre du conseil d'administration de Global Alliance Against Traffic in Women (Alliance mondiale contre la traite des femmes, GAATW), porte-parole du Network of Indonesian Migrant Workers (Réseau des travailleurs·ses migrant·e·s indonésien·ne·s, JBMI), conseillère d’ATKI-Hong Kong et Macao ainsi que de l’Association of Returned Migrants and Families in Indonesia (Association des migrant·e·s et des familles retourné·e·s en Indonésie, KABAR BUMI). Elle a été une personne-ressource impliquée dans des forums organisés par des universitaires, des groupes interreligieux, des sociétés civiles, des syndicats et bien d'autres, à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Elle a aussi participé activement aux assemblées/conférences des Nations Unies sur le développement et les droits des migrant·e·s et été choisie comme intervenante pour l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations Unies sur les mouvements massifs de migrant·e·s et de réfugié·e·s en 2016 à New York, aux États-Unis. Des nominations et des prix lui ont par ailleurs été décernés, dont celui d’Inspirational Women de BBC 100 Women, ainsi que le prix Public Hero de RCTI, l’Indonesian Club Award et le Non-Profit Leader of Women of Influence de la Chambre américaine de Hong Kong, et celui de Changemaker de Cathay Pacific.

Hakima Abbas

Co-directrice exécutive

Hakima est une féministe africaine active au sein des mouvements sociaux depuis une vingtaine d’années. Formée aux affaires internationales, elle a travaillé en tant qu’analyste politique, éducatrice, stratège et défenseuse, se concentrant sur le renforcement et le soutien des mouvements en faveur du changement.

Hakima est auteure et co-rédactrice de diverses publications et articles, notamment de Africa’s Long Road to Rights; From Roots to Branches: the African Diaspora in the Union Government; Aid and Reparations: Power in Development Discourse; Queer African Reader; People-led Transformation: African futures; and the Pan-Africanism and Feminism issues of Feminist Africa.

Elle a été membre du collectif éditorial The Feminist Wire et du collectif Jang!, qui propose des outils et des plateformes d’éducation populaire et accompagne les activistes qui oeuvrent en faveur d’une transformation radicale. 

Elle a aussi fait partie du conseil d’administration de Greenpeace Afrique, de la Fondation Rosa Luxemburg -Afrique de l’Est, de l’Alliance africaine des travailleurs-euses du sexe et du Centre pour la participation citoyenne dans l’union africaine, et a oeuvré comme conseillère auprès de bailleurs de fonds à l’occasion de diverses initiatives, notamment pour l’UHAI – l’Initiative est-africaine pour la santé et les droits sexuels, la Heartland Alliance et The Other Foundation.

Cindy Clark

Co-directrice exécutive

Elle a rejoint AWID en 2007 en tant que responsable du programme  « Où est l’argent pour les droits des femmes? » Elle a co-rédigé de nombreux rapports de l'AWID sur les tendances de financement impactant les organisations pour les droits des femmes. En 2009, elle est devenue directrice des opérations et des programmes de l’AWID et, entre 2014 et 2016, elle a été directrice de l'apprentissage et du renforcement organisationnel.

Avant de rejoindre l’AWID, Cindy a été l'une des fondatrices de l’organisation Just Associates. Elle y a travaillé sur une série d’initiatives destinées à renforcer les capacités de plaidoyer et à soutenir la construction de mouvements, en s'appuyant sur des méthodologies d'éducation populaire et l’analyse approfondie des relations de pouvoir comme point de départ de stratégies de changement. Cindy détient une maîtrise en développement humain et organisationnel et s’est spécialisée dans l'étude des processus de changement et d'apprentissage dans les organisations.

Claudia Montserrat Arévalo Alvarado

Claudia est Professeure en Egalité et équité pour le développement, psychologue féministe, activiste en faveur de la défense des droits humains depuis 30 ans et des droits des femmes depuis 24 ans.

Claudia, qui travaille au Salvador, est co-fondatrice et directrice générale de l’association Mujeres Transformando, et défend depuis 16 ans les droits du travail des travailleuses du secteur des maquiladoras textiles et de l’habillement. Elle a collaboré à la formulation d’initiatives législatives, à des propositions de politiques publiques et de recherches visant à améliorer la qualité de l’emploi pour les femmes travaillant dans ce secteur, en plus de travailler sans relâche au renforcement de l’organisation et de l’autonomisation des ouvrières des maquiladoras textiles et des couturières à domicile.

Elle participe activement à des actions de plaidoyer à l’échelle nationale, régionale et internationale pour la défense et la revendication des droits du travail de la classe ouvrière du Sud mondial d’un point de vue féministe, anticapitaliste, anti-patriarcal et dans une perspective de prise de conscience de la classe et du genre. Elle fait partie du Conseil d'administration de l'Initiative Spotlight et du Groupe national de référence de cette dernière. Elle fait également partie du Groupe consultatif de la société civile de l'ONU Femmes.

Diakhoumba Gassama

Secrétaire

Survivante des mutilations génitales féminines (MGF), Diakhoumba Gassama est une défenseuse des droits humains féministe et anti-MGF, qui est activement engagée dans des espaces comme le Conseil des femmes sénégalaises, l’AWID, FEMNET et le Centre de recherche et de soutien aux alternatives au développement.

Vice-présidente du Réseau National des Jeunes Femmes Leaders du Sénégal, elle travaille depuis plus de 10 ans pour des organisations non gouvernementales en Afrique, en Europe, à New-York et en Asie-Pacifique. Dans le cadre de ses activités, elle a suit attentivement, tout en y contribuant, les processus intergouvernementaux relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR), aux droits humains, à l’égalité de genre ainsi qu’au développement et à la gouvernance démocratique inclusive. Elle a notamment travaillé avec le PNUD et l’Union africaine sur le genre, les droits des femmes et la SDSR. Depuis 2014, elle travaille avec divers gouvernements, organisations de la société civile et agences de l’ONU en tant que conseillère juridique indépendante sur les questions nationales et internationales relatives à l’amélioration de la participation politique des femmes, de leur accès à la justice et de la réalisation de leurs droits humains (dont la SDSR) par le biais de réformes juridiques, et ce en Afrique et dans les régions de l’Asie-Pacifique et des États arabes. Elle est, depuis janvier 2018, coordinatrice régionale de la section « Jeunes et activisme » pour l’Afrique chez Amnesty International.

Féministe panafropolitaine passionnée, opposante à la guerre et défenseuse des droits humains, elle parle couramment le français, l’anglais et l’espagnol. Elle est de nationalité sénégalaise et belge, et vit à Dakar, au Sénégal. Elle est membre de l’Alliance RESURJ.

Sarah Mukasa

Sarah Mukasa est une féministe panafricaniste avec plus de 15 ans d'expérience en leadership et en gestion à des niveaux supérieurs dans le secteur à but non lucratif en Afrique et en Europe. Elle est actuellement directrice adjointe de l'Open Society Initiative pour l'Afrique de l'Est où, au cours des cinq dernières années, elle a renforcé le soutien à la mobilisation féministe en Afrique de l'Est. Elle a insisté pour soutenir la mobilisation locale et autonome d'initiatives dirigées par des femmes et les personnes résistant aux normes de genre avec un soutien de base afin de renforcer la résilience institutionnelle.

Elle a également joué un rôle central dans la mobilisation du soutien aux initiatives féministes à travers le continent avec OSF. Avant de rejoindre OSIEA, Sarah était directrice des programmes au Fonds de développement des femmes africaines (AWDF) où elle a contribué à assurer la croissance de l'organisation pour devenir l'un des plus grands fonds pour les femmes en Afrique avec une série de programmes primés et de pointe. Sarah possède une vaste expérience dans le plaidoyer, l'élaboration de politiques, la mobilisation de ressources, le développement organisationnel, la gestion de programmes et la construction de mouvements. Elle a beaucoup écrit sur les droits humains, les droits des femmes et est membre fondatrice d'initiatives très influentes telles que l'African Women Leaders Institute et l'African Feminist Forum.

Sarah a siégé sur de nombreux conseils et organes consultatifs, notamment le African Grantmakers Network, Akina Mama wa Afrika, Solidarity for African Women’s Rights (SOAWR), et African Social Justice Philanthropy Group.

Veena Singh

Veena Singh est une insulaire fidjienne, une féministe et une femme de couleur. Veena est née,a grandi dans une petite ville rurale aux Fidji et s a des origines ethniques mixtes (sa mère est une femme autocthone fidjienne, son père fidjien d’ascendence indienne) . Elle est professionnelle féministe du développement et une ardente défenseuse de « l’évolution des pouvoirs pour créer un changement positif » ainsi que de la « construction d'une économie de la bienveillance ». Ses expériences professionnelles se concentrent principalement dans les secteurs des droits humains, de l'égalité de genre et de l'inclusion sociale. Elle dispose de plus de 18 ans d'expérience de travail spécifique sur les droits des femmes et des enfants, les femmes, la paix et la sécurité (RCSNU 1325), la sécurité humaine, le développement et les médias communautaires. Veena a travaillé et a été bénévole au sein de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) basées aux Fidji avant de rejoindre SPC-Fiji Women's Rights Movement (Mouvement des droits des femmes aux Fidji), FemLINKPacific , la Croix rouge des Fidji et Save the Children (Fidji) .

Veena a en plus travaillé sur un large spectre de domaines et de problématiques de développement, dont l'accès à la justice, la prévention des conflits et la consolidation de la paix, la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), la participation politique des femmes, leur leadership et leur prise de décision, et plus récemment dans le champ des statistiques de genre. Grâce à son travaille, elle a pu étroitement collaborer avec des professionnel·le·s du développement, des féministes, des activistes, des représentant·e·s gouvernementaux·ales et des agent·e·s de la paix dans les régions du Pacifique, de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique. En dehors du bureau, elle aime travailler à la promotion et à la protection de l'environnement; sensibiliser à la santé mentale et au bien-être positif, et passer du temps à écrire.

Elle est maman de 11 chats, fière porteuse de saris et collectionneuse de cartes postales. Veena observe de manière réfléchie l'orientation des activités féministes aux Fidji et dans ses propres organisations, et cherche, comme elle le décrit, « à décoloniser son esprit et le 'soi' par une autoréflexion radicale ». Mais surtout, et en premier lieu, il lui importe de publier des écrits plus parlants qui la relieront à la diaspora du Pacifique. Veena est titulaire d'un diplôme en développement communautaire de l'Université Murdoch (en Australie) et d'un diplôme de troisième cycle en politique sociale de l'Université nationale des Fidji.

Debbie Stothard

Tout au long de ses 38 années de carrière, Debbie Stothard a collaboré avec diverses communautés pour impliquer des États, des organisations intergouvernementales et autres parties prenantes en Asie, en Afrique, en Europe et dans les Amériques sur des questions de droits humains et de justice. Son travail porte essentiellement sur les thématiques des affaires et des droits humains, de la prévention des atrocités et du leadership des femmes. Elle a, de ce fait, animé ou secondé près de 300 formations au cours des 15 dernières années. La plupart de ces formations était des ateliers à destination de groupes de base et organisés sur le terrain, centrés sur le plaidoyer en faveur des droits humains, les connaissances économiques fondamentales, les affaires et les droits humains, la justice transitionnelle et la prévention des atrocités. Son travail dans le domaine de la justice transitionnelle et de la prévention des atrocités s’est principalement déroulé au Myanmar, mais elle a également été conseillère en matière d’interventions dans d’autres situations nationales dans le monde.

Entre 1981 et 1996, Debbie a été reporter spécialisée dans les affaires criminelles, organisatrice d’évènements étudiants, analyste politique, universitaire, conseillère gouvernementale et traiteure en Malaisie et en Australie, tout en étant bénévole pour des causes en lien avec les droits humains. Elle a fondé ALTSEAN-Burma en 1996, qui fut à l’initiative d’un large éventail de programmes sur les droits humains à la fois innovants et autonomisants. ALTSEAN mène notamment un programme permanent et intensif de leadership à destination de diverses jeunes femmes à Burma qui, au cours des 22 dernières années, a aidé à renforcer et élargir le leadership des femmes dans les zones touchées par un conflit. Debbie Stothard a siégé au Conseil de la fédération internationale des droits humains (FIDH) pendant neuf années en sa qualité de secrétaire générale adjointe (2010–2013) puis de secrétaire générale (2013–2019). Elle a mis cette période à profit en promouvant la mission et le profil de la FIDH lors de près de 100 réunions et conférences par année.