Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

S'opposer à l’extractivisme et au pouvoir des entreprises

Dans le monde entier, les femmes défenseuses des droits humains défendent leurs terres, leurs moyens de subsistance et leurs communautés contre le pouvoir des entreprises et des industries extractives. Elles se mobilisent et défient de puissants intérêts économiques et politiques qui motivent la spoliation de terres, le déplacement de communautés, la perte des moyens de subsistance et la dégradation de l'environnement.


Pourquoi résister à des industries extractives?

L’extractivisme est un modèle économique et politique de développement qui œuvre à la marchandisation de la nature et privilégie le profit au détriment des droits humains et de l'environnement. Enraciné dans l'histoire coloniale, il creuse les inégalités sociales et économiques au niveau local et mondial. Le plus souvent, les femmes rurales, noires ou autochtones sont les plus touchées par l’extractivisme et sont largement exclues des espaces de prise de décision en la matière. Les femmes se mobilisent pour défier ces forces patriarcales et néocoloniales et défendre les droits, les terres, les personnes et la nature.

Les principaux risques et les violences basées sur le genre

Les femmes qui s’opposent aux industries extractives vivent une série de risques, de menaces et de violations de leurs droits comme la criminalisation, la stigmatisation, la violence et l'intimidation. Leurs histoires révèlent des aspects évidents de violences sexuelles et basées sur le genre. Parmi les auteurs de ces abus se trouvent les autorités locales et fédérales, les entreprises, la police, les militaires, les forces de sécurité paramilitaires et privées, et parfois mêmes leurs propres communautés.

Agir ensemble

L'AWID et la Coalition internationale des femmes défenseures des droits humains (WHRDIC) ont le plaisir d'annoncer la sortie de leur publication « Les défenseuses des droits humains résistent à l’extractivisme et aux pouvoir des entreprises », un rapport basé sur un projet de recherche transrégional qui relate les expériences vécues par des défenseuses en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.

Nous encourageons les activistes, les membres de mouvements sociaux, la société civile, les donateurs et les décideurs à lire et à faire usage des documents suivants pour leur travail de plaidoyer, comme outil pédagogique et comme source d’inspiration :

Partagez votre expérience et vos questions !

Dites-nous comment vous utilisez la boîte à outils sur les défenseur-e-s des droits humains qui résistent à l'extractivisme et aux pouvoir des entreprises.

◾️ Comment ces ressources peuvent-elles soutenir votre activisme et votre plaidoyer ?

◾️ De quelles informations ou connaissances supplémentaires avez-vous besoin pour utiliser au mieux ces ressources ?

Faites-nous part de vos commentaires


Merci !

C’est avec gratitude que l’AWID reconnaît les contributions précieuses de chaque défenseur-e des droits humains qui a participé à ce projet. Cette recherche a été rendue possible grâce à votre volonté à partager vos expériences. Votre courage, créativité et résilience est une source d’inspiration pour nous toutes et tous. Merci !

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El Nemrah | Snippet EN

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El Nemrah

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«¿Dónde está el dinero para las organizaciones feministas?»

Sobre la base de nuestros 20 años de historia movilizando más y mejor financiamiento para el cambio social encabezado por los feminismos, AWID te invita a responder la nueva edición de nuestra encuesta insignia, WITM

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Sarah Maldoror

“Je n’adhère pas au concept de ‘tiers-monde’. Je fais des films pour que les gens puissent les comprendre indépendamment de leur race ou de leur couleur. Pour moi, il n’y a que des exploiteurs et des exploités, c’est tout. Faire un film, c’est prendre position.” - Sarah Maldoror 

Sarah Maldoror, cinéaste française d’origine antillaise, fut une pionnière du cinéma panafricain. Elle plaça ses préoccupations politiques et son engagement de longue date dans les mouvements de décolonisation au coeur de son oeuvre.

Son film révolutionnaire Sambizanga (1972), avec son “image révolutionnaire”, retrace la lutte de libération anticoloniale des activistes angolais et retranscrit le point de vue d’une femme qui se trouve dans ce moment historique.   

“Pour beaucoup de cinéastes africains, le cinéma est un outil de la révolution, une éducation politique pour transformer les consciences. Il s’inscrivait dans l’émergence d’un cinéma du Tiers-Monde cherchant à décoloniser la pensée pour favoriser des changements radicaux dans la société.” - Sarah Maldoror

Au cours de sa carrière, Sarah a fondé, aux côtés d’un certain nombre d’artistes africain·e·s et caribéen·ne·s, la première compagnie de théâtre noire en France (1956). Elle a réalisé une quarantaine de films, y compris d’importants documentaires qui mettent en valeur les vies et l’oeuvre d’artistes noir·e·s, notamment celles de son ami et poète Aimé Césaire qui lui écrivit ceci: 

“À Sarah Maldoror qui, caméra au poing, 
combat l’oppression, l’aliénation 
et défie la connerie humaine”. 

Sarah a également voulu permettre aux femmes africaines de s'approprier davantage le processus de réalisation des films. Dans une interview, elle faisait remarquer : 

"La femme africaine doit être partout. Elle doit être à l'image, derrière la caméra, au montage, à toutes les étapes de la fabrication d'un film. C'est elle qui doit parler de ses problèmes…”  

Sarah a laissé un héritage incroyablement puissant qui doit être transmis. 

Née le 19 juillet 1929, Sarah est décédée le 13 avril 2020 des suites de complications liées au coronavirus.


Regardez Sambizanga et lisez la critique de film parue dans le New York Times en 1973 (seulement en anglais)

AWID IN 2014: Strengthening Women’s Rights Organizing Around the World

AWID is very pleased to share our 2014 Annual Report.

From building knowledge on women’s rights issues to amplifying responses to violence against women human rights defenders (WHRDs), our work last year continued to strengthen feminist and women’s rights movements across the world.

Get learn how we built the capacity of our members and broader constituency, pushed hard to keep women’s rights on the agenda of major international development and human rights processes, and helped increase coverage of women’s rights issues and organizing through the media. You'll find a panoramic sampling of our projects and some concrete numbers demonstrating our impact.

Collaboration is at the heart of all that we do, and we look forward to another year of working together to take our movements to the next level.


A sneak peak inside the report

Despite an increasingly challenging panorama, there are important signs of hope for advancing women’s rights agendas. Women’s rights activists remain crucial in creating openings to demand structural change, sustaining their communities, opposing violence and holding the line on key achievements. And there are important opportunities to influence new actors and to mobilize greater resources to support women’s rights organizations.

In this context, strong collective action and organizing among women’s rights activists remains essential.

Our impact

  • We built knowledge on women’s rights issues
  • We strengthened our online community
  • We helped improve responses to violence against WHRDs
  • We strengthened movement  building through collaborative working processes
  • We pushed hard to keep women’s human rights on the agendas of major international development processes
  • We helped women’s rights organizations better influence donors and increased visibility and understanding of women’s rights organizations among the donor community
  • We contributed towards increased and improved coverage of women’s rights issues and organizing in mainstream media

I am sincerely thrilled  by AWID’s accomplishments since 1982 and hope to be able to pay at least a modest contribution to its hard work for the benefit of women  and situation of gender equality.”  — Aleksandra Miletic-Santic, Bosnia Herzegovina

Our Members


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Mango | Small Snippet FR

Mangue

Je vais être honnête : lorsque Angélica et Fabi m’ont proposé de créer une collection de textes érotiques écrits par des femmes noires, j’ignorais ce que c’était que de produire un recueil. Je maîtrisais le thème de l’érotisme, mais créer un recueil… 

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Gloria Chicaiza

Gloria Chicaiza, an Ecuadorian social and environmental activist, was a fervent defender of land and water. She defied the status quo, fighting against a model of development based on extraction and worked tirelessly for ecological justice and the rights of communities affected by mining.  

In diverse areas of Ecuador, Gloria was part of resistance actions in favour of protecting the ecosystem. With passion and dedication, Gloria supported the indigenous and environmental movement, its communities and organizations who oppose mining projects and protect their territories and collective life projects. She spoke out, in local and international foras, against the criminalization of dissent and resistance, the pressure and violence being enacted against community activists, in particular, women human rights defenders and in support of community led efforts for food sovereignty and sustainability

She was the Mining Justice Coordinator at Acción Ecológica, member of the Latin American Network of Women Defenders of the Social and Environmental Rights and a Board member at the Observatory of Mining Conflicts of Latin America.

In October 2010, Gloria was accused by the mining company Curimining / Salazar Resources S.A. (with Headquarters in Vancouver, Canada) of sponsoring an act of terrorism, sabotage and illegal association to commit a crime. Acción Ecológica believed this to be “in retaliation for her work of denouncing the impacts of mining activities in the country.”

In 2014, Gloria supported the coordination of a delegation to the UN COP 20 Dialogue on Climate Change. The group consisted of 25 Indigenous women from Latin America.

Gloria passed away due to complications from a lung transplant on December 28, 2019. She is remembered for her resistance and tireless work. 

"The fastest way to achieve sustainability is still resistance." -  Gloria Chicaiza (2010 interview)



Tributes:

“Para GLORIA. GLORIA Agua. GLORIA Tierra. GLORIA Madre. GLORIA Revolución. GLORIA Hermana. GLORIA Cielo. GLORIAmiga. GLORIAstral. Thank you for weaving us together.” -Liliana Gutierrez

“Thank you Glorita, for sustaining hope, for keeping the fabric strong, for connecting the community, for the united hands, for solidarity, thank you Glorita for standing with us in the most difficult moments. Thank you for teaching us that throughout life, nobody gets tired.” (Chakana News)

“Gloria Chicaiza cherished and flourished in being one of many. And as humble as she was, she had an uncanny ability to lead and maintain a steady and thunderous beat, a life-affirming pulse that guided, mobilized, and inspired communities and networks in the protection of Mother Earth. She denounced all forms of violence against cuerpos-territorios. She endorsed el buen vivir.” - Gabriela Jiménez, Latin America Partnerships Coordinator, KAIROS

“Thank you Gloria Chicaiza from infinity we are sure that you will continue to support our struggle. You who continued to struggle with us despite your failing health. You will live on in the forests and the water that you defended with such courage. You will live on in our hearts.”- The community of Intag in Ecuador

Read more Tributes to Gloria
 

2019: Realidades feministas en un mundo cambiante

AWID comenzó a preparar este informe anual en el momento en que la pandemia global empezaba a desintegrar las formas en que nos reunimos, nos organizamos y vivimos nuestras vidas. Es imposible reseñar lo que hemos hecho sin que el COVID-19 afecte nuestra evaluación.

Descargar el informe anual 2019 completo (PDF)


 AWID Annual report - COVER - esp

La creación conjunta de realidades feministas ya no es solamente un tema del Foro de AWID: es un llamamiento a la acción en respuesta a una pandemia que ha puesto en evidencia las falencias de los sistemas sociales, políticos y económicos.

Es una afirmación, urgentemente necesaria, de que existen otros modos, más justos, de organizar nuestras vidas. Durante 2019, cientos de grupos compartieron con nosotrxs sus experiencias y propuestas de realidades feministas, que van desde las redes radicales de apoyo comunitario que facilitan el aborto autogestionado en América Latina y las prácticas de economías comunitarias en Indonesia y de sistemas alimentarios comunitarios en India y EEUU, hasta la reconcepción y renovación de las prácticas no perjudiciales para ritos de iniciación en Sierra Leona. Estas son las experiencias que trazarán un camino hacia una «nueva normalidad».

Sin embargo, las largas historias de opresión y violencia pueden hacer que resulte difícil imaginar lo posible. 

Una parte clave de nuestro trabajo de 2019 fue alentar estas exploraciones a través de una guía que AWID lanzó para apoyar a aquellos grupos interesados en descubrir las historias y las aspiraciones que son los componentes esenciales de las proposiciones feministas. 

Mientras nos focalizamos en nuestras propuestas para un mundo diferente, también reconocemos el complejo contexto que nos rodea. A través de alianzas con el Observatorio sobre la Universalidad de los Derechos, las Feministas por un Tratado Vinculante, el Consorcio Count Me In! y otras organizaciones, AWID ha continuado resistiendo contra el poder corporativo irrestricto y contra las agendas fascistas y fundamentalistas que socavan los derechos de las mujeres y la justicia de género. En vista de las escasas posibilidades de lograr un cambio transformador a través de procesos multilaterales y de la limitada receptividad de la mayoría de los Estados, estamos redoblando nuestros esfuerzos para garantizar que los movimientos feministas, en toda su diversidad, sean financiados de forma proporcional al papel crítico que desempeñan al apoyar a sus comunidades, reclamar derechos, y responder a las crisis. En 2019, introdujimos principios y enfoques feministas para fondos innovadores como la Iniciativa Spotlight y el Fondo Igualdad, y logramos obtener recursos a través de subvenciones de fondos semilla para realidades feministas provenientes de donantes feministas. 

Si miramos hacia adelante, resulta claro que el contexto requiere una transformación de nuestras estrategias de organización:

  • estamos aprendiendo a manejar el trabajo de incidencia global aún confinado a los canales en línea,
  • lidiamos con la incertidumbre respecto de cuándo y cómo podremos reunirnos en forma presencial y
  • utilizamos las herramientas que tenemos a disposición para estrechar conexiones desde las esferas locales a las mundiales.

AWID se está embarcando ahora en un nuevo modelo de membresía que reduce las barreras para el acceso y pone el énfasis en las oportunidades para la participación y la conexión entre afiliadxs. Seguiremos experimentando con distintas herramientas y procesos virtuales para construir comunidad. La interacción entre movimientos continuará siendo central para nuestro trabajo. Las acciones de AWID en solidaridad con los movimientos y las identidades que sufren opresión (incluso y especialmente cuando estas quedan marginalizadas dentro de los movimientos feministas) son importantes para impulsar el cambio y brindar apoyo a los movimientos amplios e inclusivos para todas las personas.

La crisis no es nueva para los movimientos feministas y sociales. 

Somos resilientes, nos adaptamos, y nos hacemos presentes para lxs demás. Y tenemos que seguir haciéndolo mejor. Gracias a todxs ustedes, que son parte del viaje junto con nosotrxs.

Descargar el informe anual 2019 completo (PDF)

Hospital | Small snippet FR

Hôpital

Les hôpitaux sont des institutions, des sites vivants du capitalisme, et ce qui se joue lorsque quelqu’un est censé se reposer est un microcosme du système lui-même.

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Snippet - CSW69 spaces to watch out for - ES

Espacios para tener en cuenta en la CSW69

Obtén más información sobre los próximos eventos de la CSW69 que AWID está coorganizando

Lorena Borjas

Lorena Borjas, una mujer trans latina y activista, vivía y trabajaba en el barrio de Jackson Heights de Queens, en la ciudad de Nueva York. En esas calles, cuidó de su comunidad durante años, defendiendo los derechos de las personas trans e inmigrantes, apoyando a lxs sobrevivientes del tráfico humano y del abuso, y haciendo campaña por los derechos de lxs trabajadorxs sexuales y de las personas que viven con VIH y SIDA.

Lorena era fuerte e incansable en su lucha por apoyar, defender y proteger a quienes son más marginalizadxs y discriminadxs por la transfobia, la misoginia y el racismo.

«Ella nos empujaba a brillar auténticamente, a  convertirnos en un grito de subversión que dice “Aquí estoy, y merezco felicidad también”.» - Cecilia Gentili, activista trans amiga de Lorena

Luego de haber enfrentado ella misma numerosos traumas y dificultades como mujer trans inmigrante y víctima de tráfico humano, recabó conocimientos y memoria emocional de la fuente de sus propias experiencias para ayudar a construir y fortalecer la comunidad de la cual era parte, y que era parte de ella. Algunas de las formas en que llevó esto a cabo fue organizando y movilizando apoyo, que abarcaba desde proveer preservativos y conectar a las mujeres trans con distintos servicios sociales, hasta armar una clínica para el testeo de VIH en su propia casa.

«Era un alma tan bella que ayudaba a otrxs, aun cuando su propio camino era difícil y doloroso como inmigrante, como inmigrante trans. Creía que la comunidad trans necesitaba amor, aceptación, y compasión, y lo daba todo.» - Luchia Dragosh, supervisora de producción de QPTV de un documental sobre Lorena

En sus más de 25 años de activismo, también fundó con Chase Strangio (abogadx y activista por los derechos trans) el Lorena Borjas Community Fund. Este fondo ayuda a lxs diferentes integrantes de su comunidad (y en especial a las personas trans) que lidian con problemas de inmigración, para evitar el ciclo de arresto-cárcel-deportación.

Lorena falleció en marzo de 2020 por complicaciones derivadas del COVID-19.

Su enorme y hermoso legado será llevado adelante a través de las calles de Queens por la red y la comunidad que ella ayudó a crear.

« Continuaremos su trabajo desde donde ella lo dejó, un trabajo que es esencial para el bienestar de “mis pájaras”, como llamaba Lorena a las chicas trans de Queens que protegía bajo su ala.» - Cecilia Gentili


Tributos:

 «Lorena nos trajo luz, cuando atravesábamos tiempos muy oscuros aquí en Nueva York. Nos trajo luz cuando tuvimos que enfrentar la epidemia del crack, cuando tuvimos que enfrentar la crisis del SIDA, cuando tuvimos que enfrentar los cambios en las políticas de inmigración.» - Cristina Herrera, fundadora y CEO de Translatina Network y amiga de Lorena

«Lorena ha hecho más que nadie que yo conozca para arrojar luz sobre la epidemia del tráfico en las comunidades transgénero y para ayudar a otras mujeres trans a escapar de la explotación.» - Lynly Egyes, representante de Borjas en nombre del Transgender Law Center

Mira un documental sobre Lorena Borjas (solo en inglés)

Lee un artículo publicado en The New Yorker sobre Lorena Borjas (solo en inglés)

Lee una nota de opinión de Cecilia Gentili publicada en The New York Times (solo en inglés)

2024: Fortaleciendo movimientos, sosteniendo el cambio

Desde el auge de la derecha en muchos países y la oleada de recortes al financiamiento que afectan seriamente a la sociedad civil de la mayoría global, hasta el genocidio en curso en Gaza, la intensificación de los violentos conflictos en Sudán y la crisis climática en muchas áreas de nuestro planeta, estamos frente a las fuerzas reales del fascismo y a un orden mundial de impunidad.

Descargar el informe anual 2024


De cara al futuro, nos basamos en los poderosos llamados a la acción realizados por les feministas en el Foro de AWID. Juntes podemos construir un mundo en el que la justicia, la liberación y los cuidados no sean aspiraciones, sino realidades.

Descargar el informe anual 2024

Clone of Crear | Résister | Transform: A Walkthrough of the Festival! | Content Snippet AR

مع استمرار الرأسمالية الأبوية الغيريّة في دَفعِنا نحو الاستهلاكية والرضوخ، نجد نضالاتنا تُعزَل وتُفصَل عن بعضها الآخر من خلال الحدود المادّية والحدود الافتراضية على حدٍّ سواء. ومع تحدّياتٍ إضافية يفرضها علينا وباءٌ عالميٌّ علينا تجاوزه، أصبحت سياسة فرِّق تَسُد مواتية للاستغلال المتزايد في مجالات عدّة. 

ومع ذلك، أخذَنا «ابدعي، قاومي، غيٍّري: مهرجان للحراكات النسوية»، الذي نظّمته جمعية «حقوق المرأة في التنمية» AWID في الفترة ما بين 1 أيلول/ سبتمبر وحتى 30 أيلول/ سبتمبر 2021، في رحلةٍ حول ما يعنيه تجسّد حيواتنا في المساحات الافتراضية. اجتمعَت معنا في المهرجان ناشطات نسويات من حول العالم، لأجل مشاركة خبراتهن حول المقاومة والحرّيات المُنتَزَعة بصعوبة، والتضامن العابر للحدود، وكذلك لتوضيح الشكل الذي يمكن أن يبدو عليه التكاتف العابر للحدود القومية. 

يحمل هذا التكاتف إمكانية مقاومة الحدود، ناسجاً رؤية لمستقبل تحويلي، لأنه سيكون إلغائيًا ومناهضًا للرأسمالية. على مدار شهر، وعبر البُنى التحتية الرقمية التي احتللناها بكويريّتنا ومقاومتنا وخيالاتنا، بيّن لنا المهرجان طريقةً للانحراف عن الأنظمة التي تجعلنا متواطئات في قهر أنفسنا وأخريات/ آخرين. 

بالرغم من أن أودري لورد علّمتنا أنّ أدوات السيّد لن تهدم أبدًا منزله، بيّنت لنا سارة أحمد أنه بإمكاننا إساءة استخدام تلك الأدوات عن سبق إصرار. أصبح من الممكن تخيّل خلخلة في واقع الرأسمالية الأبوية الغيريّة، لأننا خلقنا مساحة للاحتشاد، بالرغم من كلّ الأشياء الأُخرى التي تتطلّب وقتنا. 
إذا أدركنا الاحتشاد باعتباره أحد أشكال التمتّع، عندها سيصبح من الممكن خلق الرابط بين المتعة المتجاوزة والمقاوَمة العابرة للحدود القومية/ الرقمية. بين أنواع التمتّع التي تتحدّى الحدود من ناحية، والكويرية والبهرجة والأرض ونضالات السكّان الأصليين ومناهضة الرأسمالية والتنظيم المناهض للاستعمار من ناحية أخرى. 

حاول هذا العدد التقاط كيفية اتخاذ ممارسة الاحتشاد في المهرجان لأشكالٍ وتخيّلات متعدّدة. إلى جانب التعاون المباشر مع بعض الحالمات/ين والمتحدّثات/ين في المهرجان، دعَونا عدداً كبيراً من أصوات أخرى من الجنوب العالمي لنكون في نقاش جماعي حول الكثير من الثيمات والموضوعات المرتبطة بالجنوب. فيما يلي خريطة لبعض جلسات المهرجان التي كانت أكثر إلهامًا لنا. 

Snippet - Feminist Community Evening - ES

Una noche de la comunidad feminista 

✉️ Requiere inscripción previa. Regístrate aquí

📅 Miércoles 12 de marzo de 2025
🕒 De 05:00 a 07:00 p.m., EST

🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organizan: Women Enabled International y AWID

Cristina Bautista

« Si nous nous taisons, ils nous tuent, et si nous parlons [ils nous tuent] aussi. Alors parlons. »  -  Cristina Bautista, 2019

Cristina Bautista était membre de la communauté autochtone du peuple Nasa, qui vit dans la région nord du Cauca en Colombie. Elle participait à la résistance en tant que leader, défenseuse des droits fonciers, travailleuse sociale et gouverneure de la réserve autochtone Nasa de Tacueyó.

Défenseuse infatigable des droits du peuple Nasa, Cristina s’est exprimée haut et fort contre la violence à l’égard de sa communauté. Dans un discours devant les Nations Unies, elle appelait à protéger les vies des femmes autochtones et à les impliquer dans différents domaines de la vie. En 2017, Cristina était membre du Bureau des Nations Unies pour les droits humains des personnes autochtones. Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les populations autochtones lui a octroyé une subvention en 2019. 

« J’aimerais mettre en lumière la situation actuelle du peuple autochtone en Colombie, le meurtre de leaders autochtones, la répression de la contestation sociale. Au lieu d’aider, l’accord de paix a renforcé la guerre et l’exploitation de territoires sacrés en Colombie… Actuellement, nous travaillons en tant que femmes, dans presque toutes les nations autochtones, à un avenir meilleur pour nos familles. Je ne veux pas voir plus de femmes vivre dans ces conditions en milieu rural. Il nous faut des opportunités qui permettent aux femmes autochtones de participer à la vie politique, à l’économie, à la société et à la culture. J’acquiers une réelle force aujourd’hui, en voyant toutes ces femmes ici, et en voyant que je ne suis pas seule. » - Cristina Bautista, 2019

Cristina a été assassinée le 29 octobre 2019, ainsi que quatre autres membres de la garde autochtone désarmée, dans une attaque potentiellement menée par des membres de « Dagoberto Ramos », un groupe dissident FARC.  

D’après Global Witness, « le nombre d’assassinats de leaders communautaires et sociaux·les a terriblement augmenté en Colombie au cours de ces dernières années ». 

« La communauté nasa a prévenu à maintes reprises les autorités au sujet des menaces qui pèsent sur leur sécurité. Malgré les efforts déployés par les gouvernements colombiens successifs, les peuples autochtones continuent de faire face à d'importants risques, surtout les dirigeants communautaires ou religieux comme Cristina Bautista.» - Point presse des Nations Unies, 1er novembre 2019

Visionnez le discours de Cristina Bautista d’août 2019 où elle dénonce de précédents assassinats de membres de la garde autochtone (en espagnol)