Memory as Resistance: A Tribute to WHRDs no longer with us
AWID’s Tribute is an art exhibition honouring feminists, women’s rights and social justice activists from around the world who are no longer with us.
In 2020, we are taking a turn
This year’s tribute tells stories and shares narratives about those who co-created feminist realities, have offered visions of alternatives to systems and actors that oppress us, and have proposed new ways of organising, mobilising, fighting, working, living, and learning.
49 new portraits of feminists and Women Human Rights Defenders (WHRDs) are added to the gallery. While many of those we honour have passed away due to old age or illness, too many have been killed as a result of their work and who they are.
This increasing violence (by states, corporations, organized crime, unknown gunmen...) is not only aimed at individual activists but at our joint work and feminist realities.
The stories of activists we honour keep their legacy alive and carry their inspiration forward into our movements’ future work.
The portraits of the 2020 edition are designed by award winning illustrator and animator, Louisa Bertman.
AWID would like to thank the families and organizations who shared their personal stories and contributed to this memorial. We join them in continuing the remarkable work of these activists and WHRDs and forging efforts to ensure justice is achieved in cases that remain in impunity.
“They tried to bury us. They didn’t know we were seeds.” - Mexican Proverb
The Tribute was first launched in 2012
It took shape with a physical exhibit of portraits and biographies of feminists and activists who passed away at AWID’s 12th International Forum, in Turkey. It now lives as an online gallery, updated every year.
To date, 467 feminists and WHRDs are featured.
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Snippet Intro The Feminist Realities Magazine (EN)
The Feminist Realities Magazine
Feminist Realities are embedded in the multiple ways that show us that there is a different way of living, thinking and doing - from the daily expressions of how we live and relate to each other, to alternative systems of governance and justice. Feminist Realities resist dominant power systems such as patriarchy, capitalism, and white supremacy.
These are powerful propositions that orient us toward a vision of what is possible, and show how feminist organizing is blazing a path toward justice in movements and communities around the world.
Download your full Magazine (PDF)
Explore the magazine
Deborah Holmes
At the time of her death, following a short but aggressive battle with cancer, Deborah was the Chief Communication and Engagement Officer at the Women’s Funding Network (WFN).
Deborah also worked for the Global Fund for Women from 2008 to 2017. Deborah was extremely loved and respected by board, staff, and partners of Global Fund for Women.
Kavita Ramdas, former CEO of the Global Fund for Women aptly noted that Deborah was “a small package exploding with warmth, generosity, intelligence, style, and a passionate commitment to fusing beauty with justice. She understood the power of story. The power of women’s voice. The power of lived experience. The power of rising from the ashes and telling others it was possible. And, still we rise.”
Musimbi Kanyoro, the present CEO of the Global Fund for Women, added, “We have lost a sister and her life illuminates values that unite and inspire us all. As we all come together to mourn Deborah’s passing, let us remember and celebrate her remarkable, bold, and passionate life.”
The resourcing realities and state of funding for feminist movements change quickly, is this survey a one-off?
No, it's not. This survey builds on AWID’s 20-year history of mobilizing more and better funding for feminist-led social change and is the third iteration of our Where is the money for feminist organizing? research. Our aim is to repeat the WITM survey every 3 years.
Tactiques, stratégies et impacts des antidroits
Chapitre 5
Les antidroits ont adopté une double stratégie : outre leurs attaques ouvertes sur le système multilatéral, ils et elles sapent les droits humains depuis l’intérieur. Leur implication vise à prendre le contrôle des processus, instaurer des normes régressives et fragiliser la redevabilité.

Photo-OP // Le premier anniversaire de la signature par l'UE de la Convention du Conseil de l'Europe pour prévenir et combattre la violence basée sur le genre et la violence domestique, dite Convention d'Istanbul
Leur implication dans les sphères des droits humains a un but essentiel : saper le système et sa capacité à respecter, protéger et assurer les droits humains de tout un chacun, et à tenir les États membres pour responsables de leurs enfreintes. Certaines tactiques antidroits en dehors de l’ONU visent à la délégitimer, exercer des pressions politiques pour limiter son financement ou se retirer d’accords internationaux sur les droits humains. Les acteur·rice·s antidroits gagnent cependant en influence au sein même de l’ONU. Leurs tactiques de l’intérieur incluent la formation de délégué·e·s, la dénaturation de cadres relatifs aux droits humains, la dilution de la substance d’accords sur les droits humains, l’infiltration de comités d’ONG, la demande du statut ECOSOC sous un nom neutre, l’infiltration des espaces des jeunes et la pression pour que des acteur·rice·s antidroits occupent des postes clés.
Sommaire
- L’institutionnalisation des antidroits dans les mécanismes de l’ONU
- Le retrait et la délégitimation
- L’appauvrissement des standards relatifs aux droits humains
- La prise de contrôle : création d’un cadre des droits humains parallèle
- Exercice : Oui, ils et elles sont fort·e·s, mais nous aussi!
- Exercice : Tenir les gouvernements pour responsables
Snippet FEA Bauen Hotel (ES)
Solo un año después de su fundación, las integrantes de Nadia Echazú comenzaron a trabajar en la alta costura y organizaron un desfile de moda en el histórico Hotel Bauen.
Mostraron cinco modelos y algunas trabajadoras de la cooperativa textil desfilaron con sus propios diseños.
Esto fue revolucionario no sólo porque estaban diseñando alternativas a la moda convencional, sino también porque estaban creando ropa accesible e inclusiva para cuerpos trans y travesti.
¡No hay economías feministas sin ropa que nos haga sentir increíbles y cómodxs!
Emilia Quan
Carmen Griffiths
Carmen encabezaba el Construction Resource and Development Collective (CRDC, Colectivo de recursos para la construcción y el desarrollo) y fue fundamental para apoyar la participación de las mujeres en la industria de la construcción en Jamaica.
También trabajó con mujeres rurales y urbanas en temas relacionados a la preparación para afrontar desastres naturales. Trabajó de manera cercana con mujeres (especialmente madres solteras) enseñándoles cómo usar los cinturones para huracanes y otras tecnologías para poner sus hogares a resguardo. Trabajó en el área de agua y obras sanitarias y fue una fuerte defensora del manejo y desarrollo ambientalmente sustentable.
Fue parte de la Comisión Huairou y realizó incidencia en favor de las mujeres de base en temas vinculados a refugio, energía y medios de vida sustentables.
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Snippet FEA The fight for a world full of workplaces (FR)
La lutte pour un monde rempli de lieux de travail exempts de toute forme de discrimination, de stigmatisation et d'exclusion est une lutte noble. Un monde où le travail sexuel est décriminalisé et reconnu comme travail en fait partie intégrante.
Un monde où tous·tes les travailleur·euses ont des conditions de travail sûres, des salaires décents et peuvent jouir des mêmes droits tels que l'accès à la santé, le droit à la retraite, aux congés maladie, aux vacances, à la sécurité de l'emploi et plus encore, quels que soient leur genre, leur race, leur origine ethnique, leur âge ou leurs capacités. Les droits du travail sont des questions féministes, et les syndicats féministes jouent un rôle clé dans la promotion des droits juridiques, du travail et économiques de tous·tes les travailleur·euses, en particulier les travailleur·euses migrant·e·s, les travailleur·euses domestiques, les travailleur·euses informel·les et les travailleur·euses du sexe. Ce sont ces personnes qui ont récemment été touchées de manière disproportionnée par la pandémie, sa crise des soins, les confinements, les couvre-feux ainsi que la surveillance et la répression policière accrue. Nous vous présentons ici les histoires de militantes féministes et syndicalistes qui se battent pour de meilleures conditions de travail et un monde meilleur pour tous·tes.
Fany Puyesky
Kate McInturff
Active dans l’organisation Peacebuild, en passant par l'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale, Amnesty International et au Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), Kate était une passionnée des droits des femmes et de l'égalité de genre qui a consacré sa carrière à lutter contre les inégalités et à faire du monde un lieu plus empathique.
Kate a été membre du comité de coordination de Social Watch et a contribué aux rapports nationaux canadiens de Social Watch. En tant que chercheuse principale du CCPA, Kate a été saluée dans son pays pour ses travaux de recherche, ses écrits et la production du rapport annuel intitulé « Les meilleures et les pires endroits du Canada où vivre en tant que femme ».
Entourée de sa famille, Kate est décédée paisiblement après trois ans de lutte contre le cancer du côlon. Ses proches la décrivent comme une « féministe drôle, sans peur et sans complexes ».
Snippet - WITM To build - RU

Создать ориентированную на феминистские реалии доказательную базу движения денег их получателей
Mangue
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Jurema Araújo est une enseignante-poète originaire de Rio de Janeiro. Elle a contribué au magazine Urbana, édité par les poètes Brasil Barreto et Samaral (paix à son âme) et au livre Amor e outras revoluções (L’amour et autres révolutions) avec plusieurs autres écrivain·e·s. En collaboration avec Angélica Ferrarez et Fabiana Pereira, elle a coédité O livro negro dos sentidos (Le livre noir des sens), une anthologie créative sur la sexualité des femmes noires au Brésil. Jurema a 54 ans ; elle a une fille, trois chiens, un chat et beaucoup d’ami·e·s. |

Tu la suces avec moi?La mangue est mon fruit préféré. |
Nous vous présentons le Black Book of Senses (Le livre noir des sens)
Je vais être honnête : lorsque Angélica et Fabi m’ont proposé de créer une collection de textes érotiques écrits par des femmes noires, j’ignorais ce que c’était que de produire un recueil. Je maîtrisais le thème de l’érotisme, mais créer un recueil… J’ai souri, timide et flattée. Je crois que je les ai remerciées – du moins je l’espère! – et je me suis dit : mais qu’est-ce que c’est que ce truc, putain?! C’est quoi ce mot pompeux que je vais devoir intégrer tout en le mettant en pratique?
Aujourd’hui, je sais ce que c’est que de créer un recueil : c’est faire l’amour avec les écrits de quelqu’un d’autre, avec l’art de quelqu’un d’autre dans le but d’en faire un livre. Et c’est exactement ce que j’ai fait. J’ai dévêtu le texte de chaque autrice avec une lascivité littéraire. J’ai eu un rapport avec les mots et les sens d’autres personnes. J’ai été pénétrée par des poèmes que je n’avais pas écrits; des contes que je n’aurais jamais osé imaginer m’ont retournée, ont chamboulé mes sentiments, ma libido. Et c’était un orgasme inhabituel et merveilleux : éthéré, corporel, sublime, à la fois intellectuel et sensitif.
Ces textes pulsaient comme un clito durci par le désir, trempé, dégoulinant de joie à chaque lecture. Des mots dont la grivoiserie m’aspirait, me faisant plonger plus profondément dans cet univers humide.
Ces femmes noires sont allées au fond de leur excitation et ont transformé leurs fantasmes érotiques les plus profonds en art. Ces œuvres sont imprégnées de la manière dont chaque autrice vit la sexualité : libre, noire, individuelle, la sienne, son pouvoir retrouvé.
J’ai choisi de classer les textes en différentes parties dans le livre, chacune étant organisée en fonction du contenu le plus délicat, explosif, évident ou implicite qu’elle renfermait.

Pour ouvrir la porte à cette « envulvée noiressence », nous proposons la section Préliminaires, avec des textes qui introduisent le lecteur dans ce monde de délices. Il s’agit d’une caresse plus générale et délicate afin d’accueillir les sujets que les textes aborderont dans le reste du livre.
Puis vient la chaleur du Toucher, qui évoque les ressentis de la peau. Cette énergie qui brûle ou transite nos corps, fait bouillir nos hormones et éveille à leur tour nos autres sens. Et même si nous sommes nombreux·ses à être voyeurs·euses, le contact de la peau sur une bouche humide et chaude est excitant, comme si vous naviguiez dans la douceur de la personne qui se trouve avec vous. On est séduit par le contact ferme ou doux qui nous fait frissonner et ce picotement délicieux qui nous traverse du cou au bas du dos et qui ne disparaît que le lendemain. Et la chaleur des lèvres, la bouche, la langue humide sur la peau – ah! la langue dans l’oreille, mmmm – ou peau contre peau, les vêtements glissant sur les corps, comme s’ils se voulaient une extension de la main de l’autre. S’il n’y a pas d’urgence, l’excitation absolument sauvage d’une étreinte ferme, un peu de douleur – ou pourquoi pas, beaucoup?
La section Son – ou mélodie? – nous montre que l’attirance pour une personne passe également par l’ouïe : c’est la voix, les chuchotements, cette musique qui permet la connexion des corps et peut constituer la trame même du désir. Pour certain·e·s d’entre nous, la seule voix d’une personne ayant un joli timbre, qu’il soit rauque, traînant ou mélodieux, suffirait à nous donner un orgasme auditif. Elle n’aurait qu’à jurer grossièrement ou nous murmurer des mots doux à l’oreille pour nous faire frissonner du cou au coccyx.
Dans Saveur, nous confirmons que la langue est imbattable lorsqu’il s’agit d’aller goûter les endroits les plus enfouis et parcourir les corps pour se faire plaisir. Parfois, on l’utilise audacieusement pour goûter le nectar de l’autre. L’idée d’offrir sa fraise ou sa mangue délicieuse et juteuse à des morsures ou des coups de langue – ou des coups de langue et des morsures – nous désarme. Mais rien n’est plus délicieux que de goûter aux grottes et collines de la personne avec laquelle on est. Enfoncez votre langue bien profond pour goûter à ce bout de fruit… ou passez des heures à goûter le gland d’une queue dans votre bouche, passez votre langue sur des seins gourmands pour en goûter leurs tétons. Il s’agit de se souvenir d’une personne par la Saveur qu’elle nous a laissée.
Il y a aussi les textes où c’est le nez qui déclenche le désir. L’Odeur, mes chers·ères lecteurs·trices, est capable de nous éveiller aux délices du désir. Parfois, nous rencontrons des gens qui sentent si bon que nous voudrions les aspirer par le nez. Lorsque vous sillonnez le corps de l’autre avec le nez en commençant par le cou, sentez ce frisson délicieusement inconfortable qui parcourt votre colonne vertébrale et déshabille votre âme! Ce nez impudent se déplace ensuite vers la nuque où il capture le parfum de l’autre de telle sorte qu’en l’absence de cette personne, ce même parfum évoque, voire se répand en nous dans des souvenirs olfactifs qui ressuscitent l’odeur affolante de cette dernière.
Nous en venons au Regard – le plus traître des sens selon moi – où nous percevons le désir à partir d’un point de « vue ». Les textes présentent le désir et l’excitation par le biais de la vue, qui à son tour provoque les autres sens. Il suffit parfois d’un sourire pour nous rendre dingues. L’échange de regards? Celui qui dit : « J’ai envie de toi, là, maintenant ». Ce regard possédé qui s’éteint quand vous avez fini de baiser, ou pas. Celui-là est très particulier; il attire à lui l’autre qui ne pourra en détourner ses yeux très longtemps. Ou les regards du coin de l’œil – quand on détourne le regard au moment où l’autre va tourner la tête, comme un jeu du chat et de la souris? Pris·e·s en flagrant délit, il ne nous reste plus qu’à lui décocher un large sourire.
Pour finir, l’explosion. En se promenant à travers Tous les sens, les textes mêlent des sentiments qui prennent des allures d’alarme et nous entraînent vers le plaisir suprême : l’orgasme.

Bien sûr, ces différents contes et poèmes ne diffèrent d’aucune façon explicite. Certains sont subtils. L’excitation fait appel à tous nos sens et, plus fondamentalement, à notre tête. C’est là que ça se passe, c’est là que se fait la connexion à tout notre corps. J’ai organisé les poèmes selon la façon dont je les sentais à chaque lecture. Libre à vous de ne pas être d’accord! Mais pour moi, il existe un sens particulier par lequel le désir passe et puis explose. Et il y a quelque chose de délicieux à découvrir duquel il s’agit.
Pour pouvoir transformer l’excitation en art, nous devons nous libérer de tous nos préjugés, de nos prisons et des stigmates dans lesquels cette société centrée sur les Blancs nous a enfermé·e·s.
Chaque fois qu’une autrice noire transforme l’érotique en art, elle brise ces chaînes racistes et néfastes qui paralysent son corps, répriment sa sexualité et nous transforment en objet de convoitise d’un autre. Écrire de la poésie érotique, c’est reprendre le pouvoir sur son propre corps et parcourir sans crainte les délices du désir pour soi-même, pour les autres, pour la vie.
L’érotisme littéraire reflète ce que nous sommes lorsque nous en faisons de l’art. Nous montrons ici le meilleur de nous-mêmes, nos visions de l’amour trempées de plaisir, assaisonnées d’érogénéité, répandues dans nos corps et traduites par notre conscience artistique. Nous sommes multiples et nous partageons cette multiplicité de sensations dans des mots dégoulinants d’excitation. Oui, même nos mots dégoulinent de notre désir sexuel, mouillant nos vers, transformant nos pulsions sexuelles en paragraphes. Pour nous, jouir est révolutionnaire.
Nous devons noircir nos esprits, nos corps et notre sexualité, renouer avec notre plaisir et nous réapproprier nos orgasmes. Ce n’est qu’alors que nous serons libres. Tout ce processus est une révolution et il se fait dans la douleur. Mais il y a du bonheur à se découvrir très différent·e·s de ce que l’on attendait de nous.
Je sens que je suis à vous, je suis à nous. Goûtez, prenez plaisir, régalez-vous de ces mots merveilleux avec nous.
Ce texte est une adaptation des introductions de “O Livro Negro Dos Sentidos” [Le livre noir des sens], un recueil érotique de poèmes composés par 23 autrices noires.

Continuez à explorer Incarnations transnationales
Cette édition du journal, en partenariat avec Kohl : a Journal for Body and Gender Research (Kohl : une revue pour la recherche sur le corps et le genre) explorera les solutions, propositions et réalités féministes afin de transformer notre monde actuel, nos corps et nos sexualités.

التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
Snippet FEA Workers demonstrations in Georgia 1 (EN)

Snippet - WITM Start the survey 1 - PT
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O inquérito está disponível em árabe, inglês, francês, português, russo e espanhol!
عودةٌ إلى ذواتنا
شكرًا انجيلا وبيار

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يانيا صوفيا غرسون ڤالنسيا، أنا امرأة سوداء أعمل في مجال رأب صدع المُجتمع. أعيش في سنتاندر دي كيليتشاو في كاوكا في كولومبيا. مهتمّة بالعمليات الإبداعية التي تنظّم الحياة الجماعية المستدامة. أحبّ تبادل الأفكار والطبخ، والتحقيق والتحليل، وزرع البذور والتعلّم من النباتات، والقراءة واللعب. أقوم حاليًا بتنسيق مرصد العنف القائم على النوع الاجتماعي ضد المجتمعات المنحدرة من أصول إفريقية في كولومبيا (@VigiaAfro). |

كنّا نحن الثلاثة «نتشارك» فترة الأصيل في حيٍّ جنوبي بوغوتا.
كنّا أخيرًا نعيش ذلك النوع الآخر من الحبّ – ذاك الحبّ حيث نجلس معًا لمجرد السعادة في أن نكون معًا، ونصغي لبعضنا الآخر. بالنسبة إليّ، هذه الأنواع من الدردشات كانت ضمن تعابير الحبّ التي أتاحت لي الحياة أن أستمتع بها حديثًا فقط. ما كنت أعرف أن هذه الأشكال الأخرى ممكنة – تلك التي توجَد خارج نطاق ورشات العمل، أو أماكن الناشطين أو غرف الصفّ أو أماكن العمل. نحن، ثلاث صديقات، أمضينا فترة الأصيل معًا ولم يكن اختلاف لون بشرتنا بأمرٍ تظاهرنا أننا لم نلحظه، لا بل كان عنصرًا واقعيًا أتاح لنا أن نناقش بحرارة نقاط التشابه والاختلاف في التجارب التي خضناها في مرحلتي طفولتنا وشبابنا.
كنّا نحن الثلاثة «نتشارك» فترة الأصيل في حيٍّ جنوبي بوغوتا. كانت هناك مساحة خضراء كبيرة خُصّصت للّعب، شيء لم نألفه، جلسنا على مقاعد خشبية بدون مسند للظهر تحت شجرة بيلسان. كنّا أخيرًا نعيش ذلك النوع الآخر من الحبّ – ذاك الحبّ حيث نجلس معًا لمجرد السعادة في أن نكون معًا، ونصغي لبعضنا الآخر. بالنسبة إليّ، هذه الأنواع من الدردشات كانت ضمن تعابير الحبّ التي أتاحت لي الحياة أن أستمتع بها حديثًا فقط. ما كنت أعرف أن هذه الأشكال الأخرى ممكنة – تلك التي توجَد خارج نطاق ورشات العمل، أو أماكن الناشطين أو غرف الصفّ أو أماكن العمل. نحن، ثلاث صديقات، أمضينا فترة الأصيل معًا ولم يكن اختلاف لون بشرتنا بأمرٍ تظاهرنا أننا لم نلحظه، لا بل كان عنصرًا واقعيًا أتاح لنا أن نناقش بحرارة نقاط التشابه والاختلاف في التجارب التي خضناها في مرحلتي طفولتنا وشبابنا.
لم تكن تلك الدردشات مرتبطة بأية مهمّة وشيكة لحركة السود في كولومبيا، لكنها لا تنفكّ تمنحني القوة وتكتسب معانٍ جديدة. اشتدّت أواصر علاقتنا مع لقاءاتنا المتكررة، ومعرفة كلٍّ منّا للأخرى بشكل أفضل وتمييز فرادة تحرّرنا. ومعرفة أنّ التحرّر ليس حكرًا على مسلك واحد فقط ويمكن أن يتمّ عبر عدة مسالك – هذه المسالك التي مشيناها في كل مرّة قلنا «لا» وتمرّدنا. لم يخالجنا أي شعور بالانزعاج، إنما شعور بالأصالة المصنوعة من الضعف والقوة، شعور جَمَعَنا بدل أن يفرّقنا وقرَّبَنا من بعض أكثر.
كان هدفنا في فترة الأصيل الجميلة تلك، أن نكون نحن – ذاك الوعي أن نكون أنفسَنا ومع أنفسِنا. استذكرنا ماضينا فكانت الذكريات التي بقيت معنا هي تلك التي اخترنا نحن الاحتفاظ بها، وليس التي زرعها الخوف في أنفسنا. تذكّرنا مقتطعات معيّنة من مسلسلات تلفزيونية، وغنّينا أغنيات كتبها فنّانون علّمونا عن الحبّ المتناهي، والكره الشديد، والشتم كما يفعل الأشرار، والمعاناة كمأ تختبرها النساء في مواقع القيادة. أخبَرْنا بعضنا عن المقالب المدرسية، تلك التي بقيت في لاوعينا الذي كان مُنكشفاً على شتّى الطُرق التي ينتهجها الإعلام لإعادة بثّ انطباعات مُعيّنة، وعلى قصص الراهبات والمُعلّمات وما حملته من تطلّعاتٍ حياتيةٍ ترسمها معايير سندريلا. تلك العوامل هي ما حدّد إيقاع بقية القصة: مأساة الفتاة الفقيرة المسلوبة والمُهانة، والتي ستعيد لاحقًا إعتبارها من خلال فعلٍ يحرّرها من الحالة التي تعيشها. إعادة الإعتبار تلك لا تتحقق إلا إذا وقَعَتْ عينا رجل أبيض البشرة (على أقل تقدير) عليها – فيستحقّ ما بين فخذيها (وهو ما يتطلّع إليه أساسًا). وهكذا تتحوّل أحلامنا إلى حقيقة بشكلها الأمثل – قالوا لنا إنّ ذاك هو ما يجب أن نصبو إليه.
كنّا ثلاثتنا هناك ذاك الأصيل. كلٌّ منّا نشأت في منطقة مختلفة من البلاد، لكن ولدهشتنا، كنّا ثلاثتنا نقتبس مقتطعات وأحداث من أغانٍ ومسلسلات كانت لها غالباً نفس الرموز والشعارات مع بعض التحويرات الموائمة لبيئة منازلنا وعلاقاتنا الأولى، والأحياء التي عشنا فيها ومدارسنا. لاحظنا كلّ هذه التقاطعات والتحويرات من خلال كلامنا معاً وتعمّق معرفتنا ببعضنا الآخر. إنها النشأة في ظل ّوبإسم الـ «دراما» – أوليس هذا هو الوصف الذي كان يُطلق على المدرسة الإخراجية الناجحة تلك؟ – تلك المدرسة (الـ»جانر») التي تقول إن تَعاظُم معاناتكِ يحدّد ما تستحقّين. بكلمات أخرى، يطرح هذا الجانر المسألة التالية: كيف وبأية حالات يحقّ لكِ ويكون مقبولًا أن تعاني؟ فمعاناتكِ (وهذا شيء بالغ الاهمية)، هي الوصيةُ على سلوكياتك، إنها تُحدّد ما يجب أن يظهر عليه المرء المُعذَّب، وما هي الأفعال التي يجب أن تقوم بها ومَن عليها أن تكون. نجح بعضنا في تحرير أنفسهن و»تعلّمنا» أن تعريفنا الخاص للحبّ يمكن فقط تعلّمه في سن الرشد، وفي تهشيم أوهامنا، وفي تقبّل الخطيئة الطبيعية وفي الوعي بوجود آلة إنتاج عالميةٍ لنموذج العذرية التي قد نختار رفض التماثل بها لأنها وبكل بساطةٍ لا مكانة لها في إدراكنا وفي خيباتنا المتولّدة من الواقع التغريبيّ.
بعد الغناء، راجعنا بدايات استكشافاتنا الجنسية. لم يخطر لي يوماً أن معظم الناس خَبِروا تلك الأحاسيس قبل عمر التاسعة، وأنه حتى في سن الرشد تلك الاستكشافات، تلك الذكريات، تبقى حِملاً ثقيلًا. حتى في أيامنا هذه، في الكثير الكثير من الأماكن، ملايين الفتيات والفتيان يعتبرون براءتهم مُختصَرة بأجسادهم. إلقاء اللوم على الفضول هي آلية الضبط الأكثر فعالية. عدنا بالذاكرة إلى المحادثات المختصرة التي دارت بيننا عندما غيّرنا تاريخ حياتنا من أشخاص سود مُحقَّرين، إلى مفهومٍ أعاد ولادتنا من جديد. تذكَّرنا كيف أن العديد من زوجات أقاربنا وبناتهن، تركن منازلهن وانتمائهن وجذورهن بحثًا عن مستقبل في الخارج، في مكان آخر.

لم يأتِ المستقبل بلا ثمن، لأنه أَجبَر إعادة تشكيلٍ لتلك العلاقات التي وصمت طفولتنا، وحَبَسَها في غرف النسيان. إنها الأُسس التي نشأنا عليها، لكنها لم تكن دافعنا لنتقدّم. منبع التقدّم بالنسبة لنا كان إدراكنا بجوارحنا ما يستوجب علينا فعله للوصول إلى مكان اخر، فاقترنت فكرة التقدّم «بفُرصةٍ» للابتعاد عمّا في داخلنا، في محاولةٍ للاقتراب من الخارج البعيد. دفعت العديدات من زوجات أقاربنا وبناتهن، أثماناً باهظةً مُقابل تلقّف فرصةٍ للتسجيل في ومتابعة صفّ مسائي مثلاً، أو أخذ إجازة من العمل المنزلي. أثمانٌ مسّت بجنسانيّاتِهنّ، أثمانٌ هنّ أنفسهنّ وأخريات قبلهن سَبَق ودفعنها وربما تناسينها. وكان تسديد هذا الثمن أمراً حتميّاً، أشبه بتسديد فاتورة خدمات المرافق العامة. لكننا لن نرضخ لهذا الإرث.
في كولومبيا وأميركا اللاتينية، كان هناك دليل عن آداب السلوك وكان عنوانه «دليل آداب السلوك للكاتب كارينيو». كان ذاك الدليل مقرّرًا إلزاميًا للقراءة في المدراس الرسمية والخاصة حتى التسعينيات. وكانت أمّي، التي تتلمذت وتربّت على أيدي الراهبات الكرمليات، حفظته عن ظهر قلب: والدليل حدّد فعليًا كيف كان مفهوم الجسد. عندما قرأتُه للمرة الأولى، توقّفتُ أكثر من مرّة لأفرك معدتي التي آلمتني من شدّة الضحك. كان يحتوي على تعليمات سخيفه مثل: خذي دوشاً وعينيك مغمضتين، واطفئي النور لترتدي ملابس النوم. وتناولت عدّة فصول فيه كيفية التصرّف في المنزل، وفي الشارع وخلال حفل عشاء أو غداء – باختصارعادات الذوق الرفيع وآداب السلوك. النواة الأخلاقية للمواطنين الصالحين، الحضارة التي أتاحت للإنسان الابتعاد عن الحياة الريفية. الدليل ذاته أشار إلى أنّ إلقاء التحية بصوت عالٍ لأحد المعارف على الجهة الأخرى من الشارع أمر مشين، أداب السلوك تقتضي أن تَعبري الشارع. وعلى المنوال نفسه، على الرجال أن يخلعوا معاطفهم ويضعوها فوق بِرَك الماء الضحلة عندما يكونون بصُحبة امرأة تفادياً لابتلال حذائها. وهنا أدركتني خاطرة: بلادنا حارّة ولا نحتاج إلى ارتداء المعاطف، فما الحلّ إذا ما اضطررتُ إلى إلقاء التحية على أحدٍ على الضفة المُقابلة من النهر؟!
السيد كارينيو ذاك، هو شخصيةٌ مُختلفةٌ جوهرياً عن شخصية جدّ إحدى السيدات اللواتي وُلدن في تيوربو. أخبرتني ذات مرّة أنّ جدّها كان رجلًا حكيمًا، فقد علّمها عن الولادة وكيف تعتني بجسدها. تعلّمت أنها ولتعتني ببطنها، عليها الحفاظ على دفء جسدها، وتفادي البرد الذي يتسلل إلى نفوخ الرأس والقدمين والأذنين، لكي لا تشعر بألم أثناء المساء. لذلك عليكِ التنبّه لنوع الأطعمة التي تتناولينها وتلك التي يجب ألا تتناولينها، كما عليك التنبّه للملابس التي ترتدينها ولطريقة سيرك، لأن كلّ ذلك له علاقة بصحة الفتيات. قالت المرأة المسنّة أنها تعلّمت من جدّها المتفاني، أنّ المغص أصبح أكثر شيوعًا عندما لم تعد أرضيات المنازل مصنوعة من التربة و/ أو الخشب. عندما بدأ استخدام الباطون والبلاط، وعندما أصبحت المواد التي يتكوّن منها المنزل، تسمح للبرد بالدخول إلى الجسم من القدمين، ما أدّى إلى ازدياد اضطراب أنسجة البطن.
تفاجأتُ مرة أخرى، بالفرق الشاسع ما بين دون كارينيو والجدّ الحكيم فيما يتعلّق بإدراكهما للحياة. شاسعٌ هو الفرق، كبُعد إرشادات السلوك الجيّد التي تكبت دوافعك وحواسك، عن الأفعال المنطقية التي تصون صحّة الجسد. في تلك اللحظة، استطعت أن أدرك الطرق العديدة التي يكتم فيها الباطون نفَسَ الأرض وأنفاسنا كجزء من هذه الأرض، ولكن في بعدٍ مختلف. لم أكن أعرف من قبل أنّ مواداً وهندسات معمارية معيّنة، كانت وما زالت، تعتني بأجسادنا. في كولومبيا، كما في بلدان أخرى، كانت المواد المستخدمة لبناء البيوت، تُعتبَر مؤشرات للفقر المتعدّد الجوانب. فقد كان البيت الذي بُني من الباطون يعني أنّ قاطنيه ليسوا فقراء على الأرجح. هذا مجرد مثال آخر مثيرٍ للإحباط، يُظهر كيف أن التقدّم دَفَعَنا للتخلّي عن العلاقة بين بيوتنا وأجسامنا. الذوق الرفيع والتمدّن دفعا بنا للخروج عن ذواتنا: التقدّم يستوجب منك، كما زعموا كاذبين، الذهاب إلى هناك، إلى ذاك الخارج.
استطعت أن أدرك الطرق العديدة التي يكتم فيها الباطون نفَسَ الأرض وأنفاسنا كجزء من هذه الأرض، ولكن في بعدٍ مختلف. لم أكن أعرف من قبل أنّ مواداً وهندسات معمارية معيّنة، كانت وما زالت، تعتني بأجسادنا.
أزعَجَنا أنّ أحدًا من أهلنا، لا أمّهاتنا ولا أبائنا، تكلّموا معنا عن العادة الشهرية، قبل أن تلطّخ البقعة الحمراء الداكنة لباسنا الداخلي. ولم ينجحوا في حمايتنا من الشعور بالخجل، الذي يُفترض أن يكون شعوراً طبيعياً يرافق ظهورالعادة الشهرية. بدأت تشنّجات البطن والتي غالبًا ما كنّا نتحمّلها بصمت، فقد كان هناك دائماً عمل ما يجب إنجازه. كانت بعض التشنّجات نتيجة حويصلات أو ورم دموي أوأورام ليفية، كثيراً ما كانت السبب في موت الجدّات، أولئك اللواتي اكتشفنَ العلاجات ونسينهنّ، ومع الوقت أصبحن هنّ أنفسهنّ من المنسيّات. وبدأت أمهاتنا وأباؤنا بالقلق أكثر فأكثر. وجمّد الخارج شعورهم بالألفة والودّ، فبدلًا من أن يُدفئوا بطوننا، وضعوا الأحكام وأغدقوا النصح الذي كان أقرب لتحذيرات مما وصفوه «بالشيء الوحيد الذي يهمّ الرجال» – كلّ الرجال – مشرّعين بذلك الدور السالب للفالوس، وكأنّما خياره الوحيد هو ابتكار (إزالة البكارة) ما بين ساقينا. النسخات العديدة لتلك الحقيقة، استُبدلت بتطبيع ثابت وعميق لفكرة أنّ علينا جميعاً كنساء المحافظة على أنفسنا لواحد من بين الرجال، لذلك الرجل الأول الذي سيدفع قضيبه داخلنا، للرجل الذي سيعطينا شيئًا بالمقابل. وقالوا بأننا نساء فقط لأننا نطمح لذلك، ونسمح له بدخولنا. ولكنني كفتاة استكشفت عددًا من القضب والبظور، وخلال الألعاب التي كانت الفتيات تمارسنها، كان السؤال هذا يُهمس مرارًا: من التي ستلعب دور الرجل، ومن ستلعب دور المرأة الآن؟ وكانت الإجابة تتمثل في بدايات نشوات صغيرة، دون الاكتراث بالشخص الذي نتبادلها معه. أعتقد أن الأمر نفسه كان يحدث بين أجساد الذكور.

تجارب واستكشافات زوجات أقاربنا وبناتهن ورفيقاتهن، ركّزت على أنّ الجسد وعُريّه شيء مُحرّم. فتحاشَين التعبير عنها أو تسميتها، لدرجة أنهن أخفيَنها، واستخدمن أسماء جديدة للدلالة على إفرازات أجسادنا وانبعاثاتها وعملية الإنجاب والضمّ والاحتواء التي تقوم بها، وتلك الأخيرة منوطة بنا نحن النساء فقط. ذات مرّة سمعت سيدة في سياق ورشة عمل، تقول إنها عندما كانت تعيش مع جدّتها، انطبعت في ذاكرتها صورة لامرأة عجوز تنام بعينٍ مفتوحة والأخرى مغمضة وبندقية إلى جانب الفراش. وكان أي صوت ولو خافت أثناء الليل، كفيلٌ بإيقاظها، لتنهض مُستنفرةً مصوبةً بُندقيتها. كان هذا أمرًا شائعًا على الخط الساحلي الكولومبي المُطلّ على المحيط الهادئ، حيث طُبّع مع أنماط السلوكيات العدائية/ المؤذية. كان الرجال، المتزوّجون أو العُزّاب، إن أعجبتهم إمرأة شابّة يدخلون غرفتها في الليل – كنّا نُطلق على تلك الظاهرة اسم الزحف (gateada). كانت تلك مخاطرة: فبغض النظرعمّا إذا كان الفعل تحرّشًا أم لا، إنّ تنبّه ربّ المنزل لما يحدث كان ليكلّف ذلك الرجل صحّته أو حياته.
أخفق النهج الاجتماعي الداعي لأن يستعيد المرء حقّه بيده، فلم يستطع وضع حدٍّ لعمليات الزحف (gateada)، حتى أيامنا هذه. في ورشة العمل نفسها، كما دأبت على إخبار شقيقاتي، قالت مشاركات أخريات بأنهن، لا هنّ ولا والداتهن، لن يتركن بناتهن لوحدهن مع آباءهن وقت الاستحمام، إلا إذا كانت البنات ترتدين سراويلهن الداخلية. عندها تذكّرت صوت أبي وهو يقول، عندما كنت فى السابعة من العمر، أمّك لم تسمح لي يومًا بتحميمك. في سياق ذاك الحديث أضافت امرأة، بعكس ذلك، كان والدها يُحمّمها وهي عارية في باحة الحيّ حيث كانت تسكن حتى بلغت السابعة من العمر، ومن ثم أصبح شقيقها الأكبر يقوم بذلك حتى بلغت التاسعة من العمر. لم تشعر بإي أمرٍ غريب في نظراتهما إليها، فقد كان ذلك بالنسبة لهما مهمة أخرى للإهتمام بالطفل الأكثر دلالاً في المنزل. فكُلّ ما كانت تذكره، هو أنهم كانوا ينظرون إليها على أنها الطفلة الإبنة، والطفلة الأُخت، التي كانت تكره المياه.
فاجأتنا كالعادة قصص طفولات الماضي والحاضر، وتلك القصة بالذات فاجأتنا وأدخلت الراحة إلى نفوسنا في آن معاً. حتى أنني قد رأيت طُرُقاً مختلفةً في سير الأمور، فوالد ابنتي على سبيل المثال كان يُحممها في المغطس، واستمرّ في القيام بذلك حتى بلغت الثانية من العمر. حتى قبل أن تبلغ الثانية، كان يصفعها صفعات قليلة خفيفة على مؤخرتها كي تصبح أكبر، كما قال. يمكننا هنا الحديث عن أبعاد أخرى للكيفية التي تُبنى بها أجسادنا، لكن هذه قصة مختلفة. بالنسبة لي، كان موضوع الاستحمام مجرد مهمة أخرى، من بين العديد من المهام التي قرّرنا توزيعها فيما بيننا كما اتفقنا قبل ولادة الطفلة. لا يعني أن الرجال لا يُمكن أن يكونوا مُغتصبين، لكن بإمكانهم عدم القيام بهذا السلوك. كما أنّ هنالك رجالاً تربّوا على أن لا يكونوا يومًا بمغتصبين.
ما زالت هذه الأمور تحدث. حدثت لصديقة لنا ولإبنتي. وخطر لي: كيف يمكن أن تعيش بعض النساء مع رجال لا يسعهم إئتمانهم على بناتهم؟ أنا متأكدة أنّ أمي كانت تحبّ أبي. وبرغم أننا قلّما تكلّمنا عن المرأة التي كانتها قبل أن تصبح أمي، أعرف أن تجاربها مع الاستغلال والإساءة لا تُقارَن بالوحشية والإفراط في العضّ على الجُرح في أيامنا هذه. لكن هذا قرار على الكثير من النساء اتخاذه في العديد من الأماكن، وهذا يقودنا إلى أسئلة أُخرى. كم من المرّات، وكم تكرّرت حالات الإساءة الجنسية ضمن العائلات الممتدّة، إلى حدّ أن تجعل النساء يمنعن علنًا أو ضمناً الآباء من تحميم بناتهم؟ هل الأمر عائد إلى الضخ الإعلامي الذي يُحاصرنا منذ ولادتنا؟ كيف تبهت الروابط العائلية متحوّلةً إلى مجرّد مبادلات لرضى جسدي؟ هل هو القرب من القيم المدنية التي تعلّق أهمية بالغة على الشكل الجميل لجسم المرأة كمصدر لإثارة الرغبة وتدفع أجسام الرجال للتصرف وكأنها المالكة والغازية، مُتماثلين بذلك مع الصور النمطية التي يقدّمها الإعلام، فيتصالحوا مع طبيعة هويتهم الجنسانية؟ أهو الباطون وغيره من العناصر التي تُرافقه، مثل آداب السلوك لكارينيو، التي تُحصن وتُديم تلك النمطيات؟ هل يُصار إلى تشجيعها بالحاجة إلى نسيان بعض العلاقات التي كانت ثمنًا للتقدّم، ذاك الإصرارعلى «العمل للوصول إلى ذاك الخارج المُهيمِن»؟ ماذا حدث للأمور التي تعلّمناها في زمننا، أولئك منّا اللواتي، في السرّ أو العلن، خُضن تجارب جنسية أثناء طفولتنا؟ هل محاها الشعور بالذنب؟ هل تحوّلت لبذور عدم ثقة وخجل من الجسد العاري؟ هل تحوّلت لبذور عدم ثقة وخجل من التصالح مع ذواتنا؟ ولكن ألا يُمكن لتلك التعاليم الدفينة أن تكون مصدراً لبناء الثقة، وتشكيل فهمٍ واحترامٍ للجسد العاري وللذات وللآخر؟ ترشح هذه الأسئلة ضمن المساحات الآمنة، حيث يتبدد خوف المرء من المُجاهرة بما يُفكر ويشعر، على أملِ العثور على وصال صادق. فتخيّلن كم من قصةٍ شبيهةٍ بقصصنا تركد في زوايا هذا العالم المُظلمة. إنني أجزم أن ما طرحناه من أسئلةٍ ليس بجديد، وأنّ عِبرة ما قيل ليست سوى تكرار، وأننا سنجد الإجابات في كلّ ما نحياه.


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This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
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