Protection of the Family
The Issue
Over the past few years, a troubling new trend at the international human rights level is being observed, where discourses on ‘protecting the family’ are being employed to defend violations committed against family members, to bolster and justify impunity, and to restrict equal rights within and to family life.
The campaign to "Protect the Family" is driven by ultra-conservative efforts to impose "traditional" and patriarchal interpretations of the family, and to move rights out of the hands of family members and into the institution of ‘the family’.
“Protection of the Family” efforts stem from:
- rising traditionalism,
- rising cultural, social and religious conservatism and
- sentiment hostile to women’s human rights, sexual rights, child rights and the rights of persons with non-normative gender identities and sexual orientations.
Since 2014, a group of states have been operating as a bloc in human rights spaces under the name “Group of Friends of the Family”, and resolutions on “Protection of the Family” have been successfully passed every year since 2014.
This agenda has spread beyond the Human Rights Council. We have seen regressive language on “the family” being introduced at the Commission on the Status of Women, and attempts made to introduce it in negotiations on the Sustainable Development Goals.
Our Approach
AWID works with partners and allies to jointly resist “Protection of the Family” and other regressive agendas, and to uphold the universality of human rights.
In response to the increased influence of regressive actors in human rights spaces, AWID joined allies to form the Observatory on the Universality of Rights (OURs). OURs is a collaborative project that monitors, analyzes, and shares information on anti-rights initiatives like “Protection of the Family”.
Rights at Risk, the first OURs report, charts a map of the actors making up the global anti-rights lobby, identifies their key discourses and strategies, and the effect they are having on our human rights.
The report outlines “Protection of the Family” as an agenda that has fostered collaboration across a broad range of regressive actors at the UN. It describes it as: “a strategic framework that houses “multiple patriarchal and anti-rights positions, where the framework, in turn, aims to justify and institutionalize these positions.”

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40 Años de AWID: El Álbum
Reunir, sembrar, irrumpir

En 2022, en AWID celebramos los 40 años de nuestra fundación. Estamos aprovechando este momento para reflexionar sobre nuestro pasado y aprender sobre el camino transitado, como preparación para poner nuestra mira al futuro y construir trayecto de ahora en adelante. A medida que avanzamos a través de ciclos de crecimiento y retroceso, comprendemos que las luchas por los derechos de las mujeres y la justicia de género son iterativas y nunca lineales.
En colaboración con la artista Naadira Patel, creamos un álbum que resalta algunos momentos de las últimas cuatro décadas de apoyo a los movimientos feministas por parte de AWID. No hicimos todo eso solxs. Lo compartimos con profunda apreciación por la constelación de activistas y grupos feministas que hicieron posible ese trabajo. En este contexto de tantas crisis convergentes, escogimos esta oportunidad para celebrar el poder y la resiliencia de los movimientos feministas en el mundo.
Explora nuestro álbum aquí:
Puedes abrir en pantalla grande si deseas.
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The Call for Activities lists a number of suggested formats and methodologies. Be creative and make sure to read the section “What you need to know”.
El Nemrah | Snippet EN

El Nemrah
Yaneth Alejandra Calvache Riveros
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C.R.I.C Consejo Regional Indígena del Cauca: Cauca: Denuncian Nuevo Homicidio de una Defensora de Derechos Humanos
Le(s) plaisir(s) comme clé de liberté personnelle
Par Nkhensani Manabe
Le titre de la conversation « Pansexuel, Gynasexuel ou Abrosexuel ? Une plongée dans la queerness, le plaisir et la positivité sexuelle » donne matière à réflexion. Tiffany Kagure Mugo, auteure, éducatrice et programmatrice de HOLAAfrica, commence la discussion par une lecture de Touch, une collection récemment publiée d'essais de fiction et de non-fiction sur le sexe, la sexualité et le plaisir. Dans cet extrait, l'auteure avance l'idée que le plaisir est constant et continu, qu'il se retrouve dans les activités quotidiennes et ne se limite pas aux relations sexuelles.
Cette idée, du plaisir faisant autant partie de la vie quotidienne qu'autre chose, guide la discussion, couvrant également les thèmes du désir, de l'attirance et de l'orientation sexuelle.

Dès le départ , il y a ce sentiment d'espoir et de possibilité. Tiffany présente des options et explique les alternatives, nous donnant un nouveau langage pour parler de qui nous sommes, de ce que nous aimons et de comment nous le voulons. Il est question de désir et de sexe, mais surtout de connaissance de soi et d'autonomisation. Tiffany parle avec passion du fait de prendre des décisions à partir d'un lieu de pouvoir : apprendre de sa propre identité afin de pouvoir faire les meilleurs choix pour soi-même.
Dans une discussion ouverte et libre, représentant l'attitude que Tiffany voudrait que nous adoptions tou·te·s, nous apprenons que les savoirs sur le sexe et la sexualité sont en constante évolution, et que leurs limites se déplacent. Ce qu’on a peut-être appris ou, plus important encore, ce dont nous avons été tenus à l'écart en tant qu'enfants ou adultes, est précisément le point de départ pour désapprendre et se déprogrammer. Tiffany souligne que les jeunes de nos jours ont besoin d'outils pour comprendre les expériences qu'iels vivent déjà, un rappel sur le fait de ne jamais sous-estimer ce que les enfants et les adolescent·e·s savent sur le type de plaisir(s) qu’iels poursuivent dans la vie.
La conversation m’a ouvert l’esprit sur un point : me connaître m'aidera à prendre confiance en moi ; je pourrai aborder les relations en prenant soin non seulement de moi-même mais des autres. Apprendre le langage de l'orientation, de l'attirance, du désir et du plaisir contribuera à approfondir mes relations futures. J'ai apprécié le fait d'avoir un espace pour réfléchir à cet aspect de ma vie - ces parties privées et intimes auxquelles je n'accède pas souvent. L'enthousiasme de Tiffany pour le plaisir et l'identité a repoussé mes propres limites et m’a permis d'ouvrir de nouvelles possibilités personnelles.
L'idée d'apprendre à établir des liens holistiques n'est pas encore courante. Globalement, nous vivons dans une culture de connexions instantanées et éphémères. Il n'y a pratiquement jamais de temps pour réfléchir réellement à la raison et au type de relation ou de partenariat que nous recherchons - du moins, pas avant une période de crise.
Bien sûr, il existe des espaces dédiés à accueillir les questions et les discussions, tels que le festival AWID Crear Résister Transform et d'autres plateformes ou publications en ligne de pensée libre - mais l'accès à l'information à partir d'une source utile et sans jugement est toujours laborieux . Cela peut être dû en partie au fait que les gens ne font pas confiance au langage de la sexualité et du plaisir.

La notion de langage et d'outils se répète tout au long de la présentation. Tiffany et ses collègues assurent la fonction de parler, d'enseigner et d’alimenter. Voir ce dont les personnes ont besoin, où elles se trouvent, ce qu'elles veulent pour elles-mêmes et marcher à leurs côtés pendant qu'elles construisent leurs mondes idéaux. Leur donner de nouveaux mots et définitions pour les aider à façonner leurs identités à différentes étapes de leur vie.
Les conversations de ce type sont nécessaires, même dans une société qui diffuse à tout moment une myriade de messages sur la santé, plus ou moins détaillés. Les gens ont parfois besoin d’être tirés à l'écart pendant les grands moments collectifs et encouragés à connaître leurs opinions et leurs désirs individuels. C'est ce que fait le discours de Tiffany : il donne aux gens un espace au sein du plus grand puzzle.
Un des points phares de l’intervention de Tiffany était la partie sur les différents types d'attractions.
Sexuel - signifie le désir exprimé d'avoir des relations avec une ou plusieurs personnes
Sensuel - le désir de toucher une ou plusieurs personnes, d'être physiquement proche sans nécessairement avoir des rapports sexuels
Romantique - le désir de sortir ou d'être en relation avec une ou plusieurs personnes
Platonique - le désir de nouer des amitiés étroites
Esthétique - le désir de regarder et d'apprécier l'apparence d'une ou de plusieurs personnes
Ces cinq types ou niveaux d'attraction offrent un raccourci du désir et du plaisir, et aident à contextualiser les différents types de plaisir que les gens peuvent éprouver.
Penser l'attirance au-delà du physique ou du sexuel offre une nouvelle perspective sur les liens. C'est une chance de relâcher la pression sur les relations, ouvrant des opportunités pour des partenariats différents, plus éclairés et épanouissants.
Cette liberté et ces connaissances soulignées par Tiffany constituent une feuille de route pour l'avenir. La présentation a ainsi offert une perspective nouvelle sur ce qui est possible.
Comme le soulignait l'extrait d'ouverture, le plaisir est continu. À la lumière de la discussion de Tiffany, il devient clair que le plaisir est également dynamique et excitant. Il y a toujours plus à apprendre.
Cela peut être intimidant au début, mais de l'autre côté de l'hésitation, il y a de l'espoir, du potentiel et de la liberté.
Si lxs presentadorxs utilizan una lengua de señas que no es el ISL, ¿habrá interpretación en otras lenguas de señas?
Si tu actividad es seleccionada, el equipo de AWID te contactará para evaluar y responder a tus necesidades de interpretación y accesibilidad.
Marie-Lise Semblat-Frere
Mango | Small Snippet FR
Mangue
Je vais être honnête : lorsque Angélica et Fabi m’ont proposé de créer une collection de textes érotiques écrits par des femmes noires, j’ignorais ce que c’était que de produire un recueil. Je maîtrisais le thème de l’érotisme, mais créer un recueil…
Idaly Castillo Narváez
Love letter to Feminist Movements #2
To my beloved Feminist collective,

I have belonged to you for as long as I can remember. As a young girl, I did not know there was a word -feminist- for us people, who aspire to overcome and dismantle the patriarchy, who seek refuge in the arms of inclusion and intersectionality, who treat people as equals regardless of their gender, race, sexuality, religion, and ethnicity, who are constantly learning to do better, to be better and to use their privilege to uplift others.
When I was 14, my middle school French teacher, a 6ft tall thirty-year-old man, assaulted a female student in my class in front of all of us. The student, who was a childhood friend of mine, and several girls in my class went to the headmaster to report him, parents got involved, and the entire class of 30 students vouched for the girl. But all our attempts to hold him accountable failed and the administration covered up the girl’s story and he never got fired or persecuted. The girls in my class and I were outraged so we did what every young raging feminist would do. WE EGGED HIS CAR! and though the eggs get washed off easier and the paint we used to write “Pig” and “Khamaj '' -scumbag- needed to get scrubbed off. I will never forget how that made us girls feel. Liberated, enraged, happy, close-knit, and in power. The same feeling replicates in every feminist setting I have been in ever since. The teen feminist in me grew up to join Women Deliver, AWID, Unootha, facilitate feminist workshops at university, and even get persecuted for my feminist affiliation at 19, but that’s another story for another letter.
Feminist movements and spaces offer me safety and empowerment. They are the mothers we wished we had and the link we needed to connect and organize ourselves despite our differences against a common enemy that has been undermining everyone, patriarchy. It is through you that I learned to be resilient and to gather my strengths and skills and direct them towards uplifting others and bringing to light the marginalized and giving a voice to the voiceless.
What I love most about you, feminist movements is that you mess up sometimes, you disregard and marginalize as well, you have bias as does every other movement but what makes you different is that you always strive to be better. Accountability is not something you’re afraid of and you are an ever-changing collective that reflects how altruism and philanthropy in the effort of gender equity change as time passes.
May you always grow, may you do better, may you always rage, may you always roar, may you always love, may you always speak different tongues, and may you always be in power.
Love, light, and rage,
Lina
Fariha Al Berkawi
Hospital | Small snippet FR
Hôpital
Les hôpitaux sont des institutions, des sites vivants du capitalisme, et ce qui se joue lorsque quelqu’un est censé se reposer est un microcosme du système lui-même.
Prudence Nobantu Mabele
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Mail and Guardian: The Pied Piper of the broken-hearted: HIV activist Prudence Mabele
Face2Face Africa: Prudence Mabele, 1st Black SA Woman To Reveal HIV Positive Status Dies At 46
Ms. Prudence Mabele - I'm committed to respond to HIV! (Video)
AWLN Interview with Prudence Mabele of South Africa (Video)
Sangoma: Why I take ARVs (Video)
Lettre d’amour aux mouvements féministes #7
Ma très chère communauté féministe,
Je suis ravie de te faire part d’un de mes rendez-vous les plus remarquables en tant que féministe en situation de handicap. C’était le 30 mai 2014. L’Organisation nationale des puissantes dames porteuses d’un handicap visuel (NOVEL) participait aux festivités de la Fashion Week 2014 des Philippines, au profit de notre campagne de plaidoyer pour les cannes blanches. Deux dames aveugles défilaient sur le podium pour promouvoir la canne blanche comme symbole de l’égalité des genres, de l’autonomisation, de l’inclusion totale et de la participation égale des femmes et des filles porteuses de handicap visuel au sein de la société.
J’étais extrêmement nerveuse au moment de leur passage devant la foule, en tant que porte-parole de notre projet auprès des productions Runway (j’avais douloureusement attendu cette approbation pendant une année entière), sachant qu’elles n’étaient pas des mannequins, elles avaient été nommées Madame Philippines Vision et la première dauphine 2013 de Madame Philippines sur Roues, Signe et Vision par Tahanang Walang Hagdanan, Inc. (« Maison sans marches »). Elles n’avaient pas pu participer à leur séance d’orientation et s’étaient entraînées la veille au soir sans pouvoir le faire avec des mannequins professionnelles. Avant que ne commence le spectacle, je les avais appelées pour booster leur confiance et prier ensemble que Dieu les guide. Lorsqu’elles ont quitté le podium, j’ai pris une grande respiration alors que les larmes coulaient sur mes joues. Je me sentais euphorique parce que nous y étions parvenues malgré toutes les difficultés! Notre message au monde disant que les femmes et les filles en situation de handicap visuel pouvaient marcher en toute dignité, liberté et indépendance sur la même base d’égalité que les autres, grâce à notre appareil d’aide – les cannes blanches – qui était passé! On a parlé de nous sur les réseaux sociaux ainsi que sur les chaînes de télévision.

Ma vie de féministe en situation de handicap a débutcé comme un moyen de réparer mon manque de confiance et de trouver une autre trajectoire de réussite pour ma vie après avoir survécu à une vicieuse attaque à l’acide en 2007, alors que j’attendais le véhicule qui devait me ramener chez moi depuis le bureau. Mes yeux ont été fortement touchés, au point où je suis devenue une femme malvoyante.
Ce progrès n’est pas sans coût, tout comme il n’est pas parfait. Les activistes féministes, les groupes et les activistes se retrouvent face aux difficultés typiques rencontrées dans les contextes conservateurs et affectés par des conflits. Mais l’impact du mouvement des jeunes féministes au Soudan mérite d’être encensé. Dépasser les obstacles internes des différences de culture, de religion et des conflits historiques est un défi en soi, que les jeunes féministes au Soudan semblent relever activement. La création d’écoles féministes au Darfour et dans le Kordofan révèle la trajectoire unique du travail des jeunes féministes au Soudan, dont nous pouvons tirer des enseignements.
Je n’avais jamais pensé que ma vie pourrait être aussi joyeuse et pleine de sens avant de rencontrer les femmes leaders du mouvement pour le genre et le handicap, qui n’ont cessé depuis d’exercer une influence positive sur moi. Leurs mots d’encouragement m’ont plu et sont devenus la musique la plus douce à mes oreilles. Mon cœur brisé bondit comme un oiseau qui prend son envol à chaque fois que je pense à elles et au féminisme qui m’a encouragée à contribuer pour que les choses changent pour nos sœurs en situation de handicap qui sont invisibles et pour celles qui continuent à être discriminées. Jusqu’à ce jour, je suis consumée par le désir d’être avec le mouvement. Je ne peux cacher mon excitation chaque fois que je soumets des propositions de projets à différentes parties prenantes pour l’autonomisation, le développement et la promotion de nos sœurs en situation de handicap. Ou à chaque fois que j’interviens dans des conversations locales, nationales et internationales pour faire entendre nos voix, même lorsque cela est à mes dépens.
De manière inattendue, j’ai été choisie pour représenter notre pays à l’assemblée générale de l’Union mondiale des aveugles (UMA) en 2012 en Thaïlande, bien que je venais d’arriver dans le mouvement en faveur du handicap. Cette même année, j’ai été la seule femme élue au comité de l’Union philippine des aveugles (UPA). J’ai eu envie de me rapprocher de nos sœurs ayant un handicap visuel et de les informer sur leurs droits et afin qu’elles connaissent les questions transversales. En 2013, nous avons officiellement lancé NOVEL pour soutenir l’autonomisation de nos sœurs en situation de handicap, constituer des coalitions de mouvements de plurihandicap et de mouvements de femmes et promouvoir le développement inclusif du genre du handicap.
Ma participation en tant que copersonne pour les ressources des femmes en situation de handicap dans notre soumission au rapport alternatif à la CEDAW en 2016 avec les groupes de femmes marginalisées, coordonné par Women’s Legal and Human Rights Bureau (WLB), m’a ouvert de nombreuses portes et également permis de travailler avec différentes organisations de femmes et de participer aux Journées internationales de l’inclusion de Berlin en 2017, aux côtés de trois leaders philippines en situation de handicap; journées au cours desquelles nous avons fait part de nos bonnes pratiques, et principalement de notre engagement auprès de mouvements des femmes d’autres pays.
Ma trajectoire en tant que féministe en situation de handicap a été une véritable montagne russe émotionnelle pour moi. J’en ai retiré beaucoup de joie et un sentiment de valeur lors du travail pour la promotion de nos sœurs en situation de handicap pour une participation totalement inclusive, égale et efficace dans la société, mais je me suis également sentie frustrée et en colère lorsque j’ai tout donné et que j’ai essuyé des remarques négatives. Malgré tout, c’est ce que je ressens parce que je suis amoureuse du mouvement.
Je vois mon avenir dans le travail en solidarité avec le mouvement afin de veiller à ce que nos sœurs, en situation de handicap ou non, puissent profiter de, et participer également et entièrement dans la société.
Plein d’amour,
Gina Rose P. Balanlay
Féministe en situation de handicap
Philippines
Rahma Abdulkadir
Clone of Crear | Résister | Transform: A Walkthrough of the Festival! | Content Snippet AR
مع استمرار الرأسمالية الأبوية الغيريّة في دَفعِنا نحو الاستهلاكية والرضوخ، نجد نضالاتنا تُعزَل وتُفصَل عن بعضها الآخر من خلال الحدود المادّية والحدود الافتراضية على حدٍّ سواء. ومع تحدّياتٍ إضافية يفرضها علينا وباءٌ عالميٌّ علينا تجاوزه، أصبحت سياسة فرِّق تَسُد مواتية للاستغلال المتزايد في مجالات عدّة.
ومع ذلك، أخذَنا «ابدعي، قاومي، غيٍّري: مهرجان للحراكات النسوية»، الذي نظّمته جمعية «حقوق المرأة في التنمية» AWID في الفترة ما بين 1 أيلول/ سبتمبر وحتى 30 أيلول/ سبتمبر 2021، في رحلةٍ حول ما يعنيه تجسّد حيواتنا في المساحات الافتراضية. اجتمعَت معنا في المهرجان ناشطات نسويات من حول العالم، لأجل مشاركة خبراتهن حول المقاومة والحرّيات المُنتَزَعة بصعوبة، والتضامن العابر للحدود، وكذلك لتوضيح الشكل الذي يمكن أن يبدو عليه التكاتف العابر للحدود القومية.
يحمل هذا التكاتف إمكانية مقاومة الحدود، ناسجاً رؤية لمستقبل تحويلي، لأنه سيكون إلغائيًا ومناهضًا للرأسمالية. على مدار شهر، وعبر البُنى التحتية الرقمية التي احتللناها بكويريّتنا ومقاومتنا وخيالاتنا، بيّن لنا المهرجان طريقةً للانحراف عن الأنظمة التي تجعلنا متواطئات في قهر أنفسنا وأخريات/ آخرين.
بالرغم من أن أودري لورد علّمتنا أنّ أدوات السيّد لن تهدم أبدًا منزله، بيّنت لنا سارة أحمد أنه بإمكاننا إساءة استخدام تلك الأدوات عن سبق إصرار. أصبح من الممكن تخيّل خلخلة في واقع الرأسمالية الأبوية الغيريّة، لأننا خلقنا مساحة للاحتشاد، بالرغم من كلّ الأشياء الأُخرى التي تتطلّب وقتنا.
إذا أدركنا الاحتشاد باعتباره أحد أشكال التمتّع، عندها سيصبح من الممكن خلق الرابط بين المتعة المتجاوزة والمقاوَمة العابرة للحدود القومية/ الرقمية. بين أنواع التمتّع التي تتحدّى الحدود من ناحية، والكويرية والبهرجة والأرض ونضالات السكّان الأصليين ومناهضة الرأسمالية والتنظيم المناهض للاستعمار من ناحية أخرى.
حاول هذا العدد التقاط كيفية اتخاذ ممارسة الاحتشاد في المهرجان لأشكالٍ وتخيّلات متعدّدة. إلى جانب التعاون المباشر مع بعض الحالمات/ين والمتحدّثات/ين في المهرجان، دعَونا عدداً كبيراً من أصوات أخرى من الجنوب العالمي لنكون في نقاش جماعي حول الكثير من الثيمات والموضوعات المرتبطة بالجنوب. فيما يلي خريطة لبعض جلسات المهرجان التي كانت أكثر إلهامًا لنا.
Love letter to Feminist Movements #9
The body is a powerful entity. As women, our bodies are controlled, oppressed and policed from the womb. The way we look, move, dress, walk, speak, gesture, laugh. I often wondered at what drives patriarchal fears around the power of female bodies. Where I come from sex work and sex workers were whispered of with simultaneous contempt, disgust, fascination, pity and condemnation.
Where I come from sex work and sex workers were whispered of with simultaneous contempt, disgust, fascination, pity and condemnation.

I first encountered sex work and sex workers at age 22. Simple conversations, sitting in circles, chatting over coffee and tea, we explored each other’s lives, experiences, thoughts and feelings.
For sex workers, sex work was the most worthwhile choice out of all other options to pay bills, to support family, to have more flexible working hours, to have sex. Just as I chose my job as the most worthwhile, to pay bills, to support family, to have more flexible working hours.
These individuals, women and men, taught me that I made my own decisions about my body… where I focus its life and energy, whether I use it for pleasure or pain, whether I trade it in or give it freely, and how I want to feel about my body. The awareness was as exciting as it was empowering.
Crear | Résister | Transform: a festival for feminist movements – 2021… you accompanied me through a series of life-changing moments (!!!)
We call these ‘events,’ though in truth, to me, your feminist learning spaces are, where I take a little of what’s inside me, a little of what your speakers say and some from the discussions to go deeper into our understanding.
Sharing… Partaking… Immersing…
in strength, in vulnerability, in pleasure.
Simply being the transformative feminist that I am, without pretentions, without misgivings…
Welcoming the transformative feminist that I have always been, without even knowing the term or acknowledging it in such a manner or in such terms…
Finding home for the fiercely transformative feminist living within me…
Despite the anger, rage and frustration of not being treated as equals and being treated with ‘less __ than,’
I did not always consider myself a feminist nor did I recognise myself within the feminist movement or discourse… Truly, I appreciate doors being held open, chairs being pulled out to be seated, acknowledgement as a woman, of my femininity.
At times I dismissed the patriarchy with annoyance, at times, I responded with frustration and anger but I did not address it… I did not notice its sinister, insidious toxicity… I was privileged enough to be able to work through it, to survive it, to overcome it, to excel in spite of it… I did not question enough, challenge enough, push my boundaries enough… I did not do enough…
connecting with sex workers, exploring sexuality, and the women for peace and security...
Until I became fully aware and understood the implications of both privilege and oppression that was intersectional.
Until I realised what it meant to fight for gender justice and not simply ‘equality for all.’
Practitioner and facilitator no longer, I am a transformative feminist practitioner and facilitator.
Being a feminist means that I will act
- – through my daily activities: the way I live, the work that I do, the processes that I am invited to lead, the workshops and lectures that I am invited to give –
- to push back against patriarchal toxicity, to dismantle patriarchal structures and systems,
- to work to decolonise values, beliefs, thoughts, to smash the myths of gender norms and expectations,
- to address power imbalances imposed by patriarchal beliefs and socialisation,
- to foster relationships built on inclusion, holism, equity, care, reciprocity, accountability and justice,
- to stand and act in solidarity in the frontlines of the fight towards inclusion, equity and justice.
Plunging into uncertain, fragile, complex (and possibly quite violent) future…
- I want to discover myself and be myself more intimately, authentically and deeply through the movement…
- I want to be more actively involved in and interconnected through this love relationship.
I am deeply grateful for you and I promise to remain fierce in addressing and redressing problematic issues around gender, race, ethnicity, social class, sexual orientation and ability, and remain present and faithful to the struggle for inclusion, equity and justice.
Khin Khin
Isabel Martinez Martinez
Sexting Like a Feminist: Humor in the Digital Feminist Revolution | Content Snippet AR
الصياغات النسوية للرسائل النصّية ذات المحتوى الجنسي: الدُّعابة الجنسانيّة في فضاء الثورة النسوية الرقمية
في الثاني من أيلول/ سبتمير 2021، التمّ شمل مجموعة رائعة من الناشطات النسويات والمناديات بالعدالة الاجتماعية ضمن فعاليات مهرجان (AWID Crear | Résister | Transform). لم يقتصر هدف اجتماعهنّ على مشاركة استراتيجيات المقاومة وعمليات الابتكار الخلّاقة المشتركة التي ترمي إلى تغيير العالم. لقد اجتمعت الناشطات ليتبادلن الغزَل الإباحي على «تويتر». قادت نانا سيكياما النشاط.
نانا من مؤسسي «مغامرات من مضاجع النساء الإفريقيات» وهي كاتبة «حيوات النساء الافريقيات الجنسيّة». لقد جمعت عملها مع عمل المنبر النسائيّ الكويري المنادي بالوحدة الإفريقية (AfroFemHub) للبحث في جواب السؤال التالي: ما هي الصياغات النسوية للرسائل النصّية ذات المحتوى الجنسي؟
أعتقد أن هذا سؤال مهمّ للغاية، لأنه يبحث في القضية الأكبر المتعلّقة بالمقاربة النسوية لكيفية تنقّل المرء في عالم الإنترنت. في ظل الرأسمالية، يمكن للخطاب المُنتَج حول الجسد والجنس، أن يكون مجرّدًا من الإنسانية ومُشوّهًا. كما أن مساحات المتعة الجنسية في الفضاء الافتراضي لها طابع آدائي مبتذل. لذا، فإن البحث عن طرق تُمكّننا من استكشاف رغباتنا باستحسان، يمكن أن تولّد مقاومة للسائد من نماذج العرض والاستهلاك. تباعًا، تُستعاد هذه المساحات كمواقع للتشابك الحَقّ، ويتبيّن أنّ الرسائل النصّية ذات المحتوى الجنسي لا بد وأن تكون نسويّة.
بالإضافة إلى ذلك، فإن السماح للخطاب النسوي بتجسيد وجهه المرِح في فضاء الإنترنت، يساعد على مقارعة السردية الذائعة ومفادها أن التشابك في الفلك النسوي غير مرح وقاسٍ في طابعه العام. ولكن كما نعلم، فإن المتعة والمرح هي من صلب سياستنا وجزء متأصّل مما يعنيه أن يكون المرء نسويًا.
باستخدام وسم #SextLikeAFeminist، تقدَّم الناشطون والأكاديميون من حول العالم بـ»تويتات» تحمل نهمًا نسويًا كبيرًا. أورد لكم في هذا النص التويتات العشرة المفضّلة لدي.
يتبيّن من هذه التويتات الفكاهة المقرونة بالإثارة والاهتياج الجنسيّ، التي تتّسم بها المقاربة النسوية لكتابة الرسائل ذات المضامين الجنسية، دون أن تُسقط عن نفسها الالتزام بالمساواة والعدالة.