Flickr/Leonardo Veras (CC BY 2.0)

Special Focus

AWID is an international, feminist, membership organisation committed to achieving gender equality, sustainable development and women’s human rights

Protection of the Family

The Issue

Over the past few years, a troubling new trend at the international human rights level is being observed, where discourses on ‘protecting the family’ are being employed to defend violations committed against family members, to bolster and justify impunity, and to restrict equal rights within and to family life.

The campaign to "Protect the Family" is driven by ultra-conservative efforts to impose "traditional" and patriarchal interpretations of the family, and to move rights out of the hands of family members and into the institution of ‘the family’.

“Protection of the Family” efforts stem from:

  • rising traditionalism,
  • rising cultural, social and religious conservatism and
  • sentiment hostile to women’s human rights, sexual rights, child rights and the rights of persons with non-normative gender identities and sexual orientations.

Since 2014, a group of states have been operating as a bloc in human rights spaces under the name “Group of Friends of the Family”, and resolutions on “Protection of the Family” have been successfully passed every year since 2014.

This agenda has spread beyond the Human Rights Council. We have seen regressive language on “the family” being introduced at the Commission on the Status of Women, and attempts made to introduce it in negotiations on the Sustainable Development Goals.


Our Approach

AWID works with partners and allies to jointly resist “Protection of the Family” and other regressive agendas, and to uphold the universality of human rights.

In response to the increased influence of regressive actors in human rights spaces, AWID joined allies to form the Observatory on the Universality of Rights (OURs).  OURs is a collaborative project that monitors, analyzes, and shares information on anti-rights initiatives like  “Protection of the Family”.

Rights at Risk, the first OURs report, charts a map of the actors making up the global anti-rights lobby, identifies their key discourses and strategies, and the effect they are having on our human rights.   

The report outlines “Protection of the Family” as an agenda that has fostered collaboration across a broad range of regressive actors at the UN.  It describes it as: “a strategic framework that houses “multiple patriarchal and anti-rights positions, where the framework, in turn, aims to justify and institutionalize these positions.”

 

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Fadila M.

Fadila M. était une activiste “tribale” Soulaliyate d’Azrou, dans la province marocaine d’Ifrane. Elle s'est battue contre une forme spécifique de discrimination à l'égard des femmes “tribales” liée à la propriété foncière.

Dans le cadre du Mouvement en faveur des droits fonciers des femmes Soulaliyates, elle a travaillé pour la révision de la législation-cadre relative à la gestion des biens communautaires, avec l'adoption en 2019 de trois projets de lois garantissant l'égalité des femmes et des hommes. 

Selon le droit coutumier en vigueur, les femmes n'avaient pas le droit de bénéficier de la terre, surtout celles qui étaient célibataires, veuves ou divorcées. Au Maroc, les droits à la terre collective se transmettaient traditionnellement entre les membres masculins de plus de 16 ans issus d’une même famille. Depuis 2007, Fadila M. faisait partie du mouvement des femmes, à savoir la première mobilisation populaire nationale de revendication de leurs droits fonciers. Parmi leurs victoires, citons le fait qu'en 2012, les femmes Soulaliyates ont pu, pour la première fois, s'inscrire sur les listes de bénéficiaires et disposer d'une indemnisation liée à la cession des terres. Le mouvement a également réussi à faire modifier le dahir de 1919 (décret du roi du Maroc) de façon à garantir aux femmes le droit à l'égalité.

Fadila M. s’est éteinte le 27 septembre 2018. Les circonstances de sa mort, survenue alors qu’elle participait à une marche de protestation sur la question des terres collectives, ne sont pas claires. Si les autorités déclarent que sa mort est accidentelle et qu'elle a fait un arrêt cardiaque sur le chemin de l'hôpital, la section locale de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), affirme quant à elle que Fadila a été étouffée par un membre des forces policières arborant un drapeau marocain. Sa famille a demandé qu’une enquête soit menée mais les résultats de l'autopsie n'ont pas été communiqués.

Apprenez-en davantage sur le Mouvement en faveur des droits fonciers des femmes Soulaliyates 


Veuillez noter: Nous n'avons pu trouver aucune photo de Fadima M. C'est pourquoi cette illustration (au lieu d'un portrait) représente ce pour quoi elle s'est battue et a travaillé : la terre et le droit d'y vivre et d'avoir accès à cette terre et ce qui y pousse.

Nous vous présentons nos prochaines codirectrices exécutives de l'AWID !

Chers mouvements féministes,

C'est avec fierté que je vous présente, au nom du conseil d'administration de l'AWID, les prochaines codirectrices exécutives de l'AWID : Faye Macheke et Inna Michaeli!   

Portrait of CoED Faye Macheke smiling and standing in front of greenery
Faye Macheke est une féministe panafricaine passionnée, engagée dans les mouvements pour les droits des femmes, la justice raciale, les droits des migrant·e·s et des travailleur·euse·s, et la justice environnementale.  Son activisme s'appuie sur l'héritage de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud et sur les séquelles qu’elle a laissées au Zimbabwe. En 2019, Faye a rejoint l'AWID en tant que directrice des finances, des opérations et du développement. Elle y apporte une grande expérience du leadership féministe, de la stratégie et de tous les aspects du développement organisationnel. Faye est une membre engagée du conseil d'administration d'UAF-Africa et d'autres organisations de défense des droits des femmes. Elle est basée au Cap, en Afrique du Sud.
Portrait of CoED Inna Michaeli smiling. Behind them is a wall with grafiti.
Inna Michaeli est une activiste et sociologue féministe lesbienne queer comptant de nombreuses années d'engagement profond dans les luttes féministes et LGBTQI+, l'éducation politique et l'organisation par et pour les femmes migrantes, ainsi que la libération de la Palestine et la solidarité avec cette dernière. Inna a rejoint l'AWID en 2016 et occupé différents postes, dont celui de directrice des programmes plus récemment. Elle bénéficie d'une grande expérience dans la recherche et le renforcement des connaissances, le plaidoyer politique et le développement organisationnel. Inna fait partie du conseil d'administration de Jewish Voice for Peace - Allemagne. Elle est basée à Berlin, en Allemagne.

Cette décision est le résultat d'un processus rigoureux mené avec la pleine participation du conseil d’administration et du personnel de l'AWID. Le conseil d’administration a reconnu et honoré les compétences et les talents du personnel de l'AWID en ouvrant une recherche d'embauche interne.  Deux candidates brillantes, qui incarnent l'intégrité, l'éthique du soin et les valeurs féministes intersectionnelles à la base du travail de l'AWID, ont ainsi postulé ensemble en tant qu'équipe. Faye et Inna ont présenté une vision courageuse et passionnante pour faire face aux défis de notre époque : construire une communauté féministe mondiale, combattre et perturber les systèmes d'oppression, et soutenir les mouvements féministes pour qu'ils prospèrent.
 
En cette année de célébration des 40 ans de l'AWID, nous sommes ravi·e·s qu'Inna et Faye prennent la direction conjointe de l'AWID de notre prochaine stratégie et d’une nouvelle phase : évoluer,  repousser nos limites et soutenir les mouvements féministes dans le monde entier. 
 
La désignation des codirectrices exécutives de l'AWID et le soutien qui leur est apporté pour diriger l'organisation est une responsabilité fiduciaire que nous prenons au sérieux en tant que conseil d’administration. La façon dont nous nous engageons dans ces processus reflète également la diversité et l'excellence des membres de l'AWID, qui élisent le conseil d'administration de l'AWID.
 
Alors que nous disons au revoir à Cindy et Hakima, nous, le conseil d’administration, accueillons à l'unanimité et avec enthousiasme Faye et Inna en tant que nos nouvelles codirectrices à compter du 5 septembre 2022. Ne manquez pas d'autres mises à jour sur la transition de notre direction dans les mois à venir.
 
Merci infiniment pour votre soutien indéfectible!
 
Dans la solidarité et l'amour féministes,
Margo Okazawa-Rey
Présidente du conseil d’administration de l’AWID

Snippet - WCFM Database blurb 2 - En

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OURS 2021 - Chapter 1 es

Capítulo 1

Promover agendas feministas: progresos clave en género y sexualidad

La montée en puissance des antidroits a préparé son terrain. Nous devons comprendre la montée de l’ultranationalisme, du pouvoir incontrôlé des entreprises, de la répression croissante et de l’amenuisement de l’espace civique pour contextualiser les menaces actuelles contre nos droits.

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Dorothy Masuka

“I didn’t plan to be a singer, singing planned to be in me.” - Dorothy Masuka (interview with Mail & Guardian)

Dorothy Masuka, born 1935 in Bulawayo (then Southern Rhodesia, now Zimbabwe), grew up in South Africa to become a well-known songwriter, composer, jazz singer and activist, a fervent advocate of the struggle against apartheid. Called “an architect of the discourse of popular African liberation music”, Dorothy often sang about politics in indigenous African languages and throughout her work she confronted the racist policies of the South African government.

One such song titled “Dr. Malan” (named after the pro-apartheid politician D.F. Malan) was banned. She went on to record “Lumumba” (1961), a song about the assassination of the anti-colonial leader Patrice Lumumba. Dorothy’s work and activism attracted the attention of the Special Branch of the South African police and she was forced into a political exile that would span over three decades. Throughout this time, she worked with pro-independence groups including the African National Congress. In 1992, as apartheid started to crumble and Nelson Mandela was released from prison, she returned to South Africa. 

Some of her other work includes the first song she recorded in 1953 entitled “Hamba Notsokolo”, a hit in the 1950s and a valued classic. She also wrote “El Yow Phata Phata”, a song that was adapted by Miriam Makeba, making “Pata, Pata” popular internationally.

Rooted in resistance, Dorothy’s music and activism were intertwined, leaving a magnificent and inspiring legacy. She was also widely known as “Auntie Dot”. 

On 23 February 2019 at the age of 83, Dorothy passed away in Johannesburg due to ill health. 


Watch Dorothy Masuka in an interview with Mail & Guardian

Listen to some of her music:

Hamba Nontsokolo
El Yow Phata Phata
 

إلى مجموعتي النسوية،

إلى مجموعتي النسوية، 

تحذير: عنف ضد المرأة و البنت (لانو في فرق بيناتهم) ، اعتداء.


 لطالما كنت جزء منك. لما كنت صغيرة لم أكن أعرف أن كلمة - نسوية - مقصودة لنا نحن ، الي نطمح إلى التغلب على النظام الأبوي وتفكيكه ، الي نلتمس اللجوء في أحضان الشمول والنسوية التقاطعية ، الي يعاملو الناس على قدم المساواة بغض النظر عن جنسهم ، عرقهم،  توجهاتهم الجنسية أو دينهم ، الي يحبو يكونوا أفضل ويستخدموا صلاحياتهم لرفع مستوى الآخرين.

 كان عمري 14 سنة ،لما اعتدى مدرس اللغة الفرنسية في المدرسة الإعدادية على طالبة في صفي ، رجل يبلغ طوله ستة أقدام و عمره ثلاثين عامًا. ذهبت مع الطالبة ، التي كانت صديقة طفولتي ، والعديد من الفتيات في صفي إلى مدير المدرسة للإبلاغ عنه ، وشهد الفصل بأكمله المكون من 30 طالبًا عن الاعتداء. لكن كل محاولاتنا لمحاسبته باءت بالفشل ، وغطت الإدارة قصة الفتاة ولم يُطرد مدرس الفرنسية. أنا والفتيات في صفي شعرنا بغضب كبير، لذلك فعلنا ما  كانت ستفعله كل ناشطة نسوية في مراهقته:رمينا بيض علي سيارته! وعلى الرغم من أن البيض بيتغسل بسهولة ، إلا أن الطلاء الذي استخدمناه في كتابة "خنزير" و "خماج" بقى. لن أنسى أبدًا كيف شعرنا بهداك الوقت. متحررات ، غاضبات ، سعيدات ، متماسكات ، وجبارات.منذ ذلك الحين، نفس الشعور يتكرر في كل بيئة نسوية كان لي الشرف ان احضر فيها. نشأت الناشطة النسوية في داخلي لتنضم إلى Women Deliver ، و AWID ، و Unootha ، ولتنسق ورش نسوية في الجامعة ، بل وتتعرض للاضطهاد بسبب انتمائي النسوي في سن التاسعة عشرة ، لكن هذه قصة أخرى لرسالة أخرى.

توفر لي المساحات النسوية الأمان والتمكين. تلك المساحات هن الأمهات اللواتي تمنينهم والرابط الذي كنا بحاجة إليه للتواصل مع بعضنا وتنظيم أنفسنا على الرغم من خلافاتنا ضد عدو مشترك، الباترياركية. من خلالك تعلمت أن أجمع نقاط قوتي ومهاراتي وأوجههم نحو النهوض بالآخرين وإبراز المهمشين وإعطاء صوت لمن لا صوت لهم.

أكثر ما أحبه فيك ، هو أنك تخطئين أحيانًا ، وتتجاهلين وتهمشين أيضًا ، ولديك تحيزات كما لدى كل حركة أخرى ، لكن ما يجعلك مختلفًتن هو أنكي تسعين دائمًا إلى أن تكوني أفضل. المساءلة ليست شيئًا يرعبكي وأنت حركة دائمة التغير تعكسين كيف يتغير العالم والعمل الخيري في جهود المساواة مع مرور الوقت.
أتمنى أن تنمي دائمًا ، أن تفعلي ما هو أفضل ، وأن تغضبي دائمًا ، وأن تزأري دائمًا ، وأن تحبي دائمًا ،  أن تتحدثي بلغات مختلفة ، وأن تكوني دائمًا في السلطة.

 كل حبي ونوري وغضبي لكي ،

لينة

Snippet - WITM Infographic annual budget - EN

In 2023, feminist and 
women's rights organizations 
had a median annual budget of $22,000

In contrast, over $1 billion went to three anti-rights groups 2021-2022, with funding for anti-gender networks still rising.1

1 Global Philanthropy Project, 2024

How can I fund my participation in the AWID Forum?

If your group or organization receives funding, you might want to discuss with your funder already now if they are able to support your travel and participation to the Forum. Many institutions plan their budgets for next year early in 2023, so better not delay this conversation for next year.

Bibliothèque de ressources « Nos droits en danger »

Bibliothèque de ressources « Nos droits en danger »

Collection évolutive de ressources en soutien aux mouvements féministes, aux décideur·euse·s et aux allié·e·s pour contrer les fascismes, les fondamentalismes et résister aux tendances antidroits.

agent in action

Esther Mwikali

El hogar de Esther Mwikali estaba en la aldea de Mithini, en el condado de Murang'a, Kenya. Esther fue una defensora del derecho a la tierra destacada y valorada que investigó los abusos contra okupas de tierras reclamadas por magnates. La investigación de la que participó Esther incluyó también violaciones del derecho a la tierra cometidas por personas con poder en Makuyu.

Luego de que Esther faltara a una de las reuniones de la aldea, un grupo de búsqueda  salió a rastrear a Esther. El 27 de agosto de 2019, dos días después de su desaparición, el cuerpo de Esther fue encontrado en una granja cerca de su casa, con signos de tortura. Esther había sido brutalmente asesinada.

"El trabajo de Esther por evitar el desalojo de lxs integrantes de las comunidades de las tierras reclamadas por magnates era conocido por todxs. Para lxs activistas locales no existía ninguna duda de que su asesinato estaba relacionado con las luchas en la zona por el acceso a la tierra; un trágico recordatorio de la alarmante frecuencia con que se llevan a cabo las ejecuciones extrajudiciales en Kenia."- Global Wittness Report, Julio 2020

"Asociamos la muerte de Mwikali con las luchas locales por el derecho a la tierra,  y exigimos al Gobierno que investigue el asunto sin demora." - James Mburu, portavoz de lxs okupas.

"Es necesario tomar medidas con respecto a las personas que presuntamente han amenazado a lxs ocupantes ilegales, incluida la familia de Mwikali". - Alice Karanja, Coalición Nacional de Defensorxs de Derechos Humanos

"El impacto de su trabajo y su tenacidad permanecerán vivos en Kenia durante décadas. El CJGEA consuela a las personas afligidas y pide justicia". - Comunicado de prensa del Centro para la Justicia y la Acción Gubernamental (CJGEA, por sus siglas en inglés), 13 de septiembre de 2019

Lettre d’amour aux mouvements féministes #8

Mes très chers mouvements féministes adorés,

Bonjour encore, et encore, et encore. Je vous connais et je vous aime depuis le début de ma vie d’adulte, depuis que je vous ai réellement rencontrés, dès la fin de mes études universitaires. Je ne vous avais vus qu’à une seule reprise avant cela. Cette fois où vous êtes apparus en tant que Betty Friedan dans une émission de télé locale dans le Midwest, à la fin des années 1960. À l’époque, Mme Wells, mon autre mère, et moi-même avions commenté les idées folles et tirées par les cheveux de cette femme qui essayait de nous convaincre. Depuis, des décennies et des décennies après, je continue à tomber éperdument en amour avec vous, mes adorés, et je comprends et j’assiste à votre érudition théorique, votre autorité éthique et morale, votre créativité, votre joie, et votre amour, avant tout. Près de 60 ans plus tard, je sais que nous sommes ensemble pour l’éternité.

Les premières années de notre relation étaient pas mal. J’étais plutôt tournée vers moi-même – j’essayais de comprendre mon identité raciale, de genre et sexuelle; j’essayais de définir mes opinions politiques, mes valeurs essentielles et mon éthique; et de terminer mes études universitaires – et vous m’apportiez plusieurs contextes, des lieux de réflexion intellectuelle où l’on pouvait passer, et des environnements réconfortants et accueillants où, et grâce auxquels j’ai pu façonner les fondations de l’être humain et féministe que j’allais devenir.

Love letter to feminist movements from Your dramatically cloaked jungle nymph.

Le mouvement de femmes principalement blanches de Cambridge et de Boston, et notamment les Filles de Bilitis, a été mon point de départ. Ça me convenait à l’époque mais j’ai rapidement pris conscience que je désirais quelque chose de plus. Pouf! Comme par magie (heureux hasard), je suis entrée en contact avec un petit groupe de femmes lesbiennes radicales, anti-impérialistes, noires et socialistes, et nous allions rapidement devenir le Combahee River Collective.

Cette première expérience du Collectif, combinée aux dures leçons de vie et particulièrement les politiques raciales d’immigration afro-américaines/coréennes du début des années 1990 aux États-Unis, m’ont préparée à une trajectoire au bout de laquelle je me suis identifiée et je travaille en tant que féministe transnationale contre le militarisme, et par laquelle je m’efforce d’imaginer d’autres mondes dans lesquels tous les êtres humains s’épanouiront.

Les deux moments cruciaux de mouvement de femmes suivants sont venus pour moi des décennies après mes années avec le collectif, mais étaient néanmoins profondément liés. Le premier a été de rencontrer et d’être invitée au mouvement féministe coréen qui s’organisait contre les bases militaires américaines et qui soutenait les « femmes kijichon », les femmes coréennes dont les vies, y compris pour certaines avec des enfants métis, tournaient de diverses manières autour du service au personnel militaire américain dans les villages et les villes adjacentes aux bases. Des féministes coréennes adorées, et particulièrement Kim Yon-Ja et Ahn Il-Soon, les premières sœurs que j’ai rencontrées et avec qui j’ai travaillé, m’ont fait voir et comprendre l’importance essentielle de la nation en tant que principe d’analyse et d’organisation. Le point culminant a été de vivre et de travailler en Palestine occupée. La regrettée Maha Abu-Dayyeh m’a présentée au mouvement des femmes palestiniennes, avec un commentaire profond : « tu peux quitter la Palestine, mais la Palestine ne quittera jamais ». C’est tellement vrai. Et ensuite, tout mon travail et mes expériences par-delà de nombreuses frontières m’ont portée jusqu’à l’AWID - ma deuxième maison.

Comme vous le savez, mes adorés, être avec vous n’a pas été facile ni simple. En effet, vous êtes exigeants, constamment pleins de contradictions, et parfois même blessants. Néanmoins, vous continuez à vous développer et à croître, à mesure que vous soutenez mon développement et ma croissance politiques, émotionnels et spirituels. Je suppose qu’on se fait croître mutuellement - un processus très profond auquel je dédierai le reste de mon temps sous ma forme actuelle.

La constante d’avoir été avec vous toutes ces décennies est celle-ci :

Des féministes qui mobilisent collectivement les têtes, les cœurs, les mains et les esprits pour transformer nos mondes

C'est un tableau avec 7 cercles consécutifs disposés en circonférence. Chacun est séparé par une flèche qui fait du graphique une boucle. En commençant par le haut et en suivant de gauche à droite, les cercles disent : #1 réfléchir aux expériences individuelles, #2 raconter collectivement, #3 théoriser, #4 visualiser, #5 agir et réfléchir, #6 re-visualiser, # 7 éthique d'humilité, d'attention, de joie, d'amour.

Avec tout mon amour et plus, mouvements féministes!

Votre Margo
AKA DJ MOR Move and Joy

Wellfleet, Massachusetts, États-Unis

WITM - Refreshed INFOGRAPHIC 2 FR

En quoi les financements pour les mouvements féministes sont-ils insuffisants ?

Les mouvements féministes ont besoin de financements de base et pérennes —notamment des économies et des réserves— afin de pouvoir continuer de se focaliser sur le changement systémique. Les réserves ne sont pas des extras, elles sont essentielles à leur viabilité.

Explorez les données sur la qualité du financement

¿Cómo se conecta el Foro de AWID con espacios regionales y otros?

Estamos en comunicación con reuniones regionales, temáticas y de donantes planificadas para 2023-2024, para garantizar el flujo de conversaciones y conexiones. Si estás organizando un evento y deseas establecer una conexión con el Foro de AWID, ¡por favor contáctanos!

Rights at Risk: The Observatory on the Universality of Rights Trends Report 2017

Report:

Rights at Risk - OURs Trends Report 2017

The first report from the Observatory on the Universality of Rights acts as a compendium of information on anti-rights trends in international spaces. Find out about key anti-rights religious actors, discourses, and tactics within the UN.

Get the report

Stacey Park Milbern

« Je n’y connais pas grand-chose sur la spiritualité ou sur ce qui se passe lorsqu’on meurt, mais ma vie de queer crip coréenne me laisse penser que notre esprit corporel terrestre n’est qu’une petite partie du tout. En ne considérant pas nos ancêtres, nous choisissons de ne voir qu’un aperçu de qui nous sommes. » - Stacey Park Milbern

Stacey Park Milbern s’identifiait comme une femme de couleur, queer, handicapée et précurseure. Leader, mobilisatrice historique et fortement respectée dans le mouvement pour les droits des personnes handicapées et la justice, elle défendait également les droits de nombreuses autres communautés, et non seulement celles auxquelles elle appartenait. L’activisme de Stacey s’appuyait fortement sur ses expériences à l’intersection du genre, du handicap, de la sexualité et de la race. 

Stacey a cofondé avec quelques ami·e·s le club de culture sur la justice liée au handicap, un groupe de travail en soutien aux diverses communautés, notamment les plus vulnérables, aidant entre autres les personnes sans-abri à accéder aux ressources durant la pandémie de COVID-19.  

Elle a également coproduit une campagne impactante pour le documentaire « Crip Camp » de Netflix. Elle était membre du conseil d’administration de la WITH Foundation et a dirigé plusieurs organisations aux niveaux local, régional et national. Stacey écrivait joliment et vigoureusement : 

« Mes ancêtres sont des personnes déchirées de leurs amours par la guerre et les déplacements. C’est grâce à elleux que je connais le pouvoir de construire un foyer avec tout ce que l’on trouve, peu importe l’endroit et les personnes qui sont avec nous. Mes ancêtres sont des queers qui vivaient au Sud américain. Grâce à elleux, j’ai compris l’importance des relations, des lieux et d’une vie vécue en grand, même lorsque cela peut être dangereux. Tou·te·s mes ancêtres connaissent le désir. Ce désir est souvent notre espace de connexion... » - Stacey Park Milbern

Elle est née à Séoul, en Corée, a grandi en Caroline du Nord et continué son parcours dans la région de la baie de San Francisco. Stacey est décédée à la suite de complications chirurgicales le jour de son 33ème anniversaire, le 19 mai 2020. 


Lisez un essai écrit par Stacey Park Milbern (en anglais)
Écoutez un entretien avec Stacey Park Milbern (en anglais)
#StaceyTaughtUs : enregistrez votre histoire pour le projet Disability Visibility  

Hommages : 

« Beaucoup de gens le diraient : c’était une leader. Elle couvrait tous les aspects de ce rôle. Vous savez, parfois il y a des conduites de premier rang, de milieu ou de l’arrière. Et elle était d’une certaine façon capable de mener tous ces rangs. »  - Andraéa LaVant, activiste pour les droits des personnes handicapées

« Perdre Stacey au moment où nos communautés ont le plus besoin de son leadership est une réelle épreuve, surtout dans un contexte où sa force, sa vision et son cran étaient de plus en plus reconnus dans des milieux autres que ceux du handicap, lui offrant des leviers plus importants pour faire progresser le travail de toute une vie… Nous n’aurons pas la chance de savoir où son leadership charismatique nous aurait mené·e·s. Mais une chose est sûre : ce que Stacey nous a donné, en un temps relativement court, continuera de bénéficier à d’autres dans les prochaines années. »  - Disability Rights Education and Defense Fund (Fonds de défense et d’éducation sur les droits liés au handicap)