AWID Forum: Co-creating Feminist Futures
In September 2016, the 13th AWID international Forum brought together in Brazil over 1800 feminists and women’s rights advocates in a spirit of resistance and resilience.
This section highlights the gains, learnings and resources that came out of our rich conversations. We invite you to explore, share and comment!
What has happened since 2016?
One of the key takeaways from the 2016 Forum was the need to broaden and deepen our cross-movement work to address rising fascisms, fundamentalisms, corporate greed and climate change.
With this in mind, we have been working with multiple allies to grow these seeds of resistance:
- Our Seed Initiatives, has helped 20 ideas that emerged at the Forum to grow into concrete actions
- The video “Defending people and planet” and guide “Weaving resistance through action” put courageous WHRDs in the spotlight and present concrete strategies they use to confront corporate power.
- With our animations about the State of Our Feminist Movements and Climate and Environmental Justice, movements now have creative tools to support their advocacy work.
- The compiling artistic expressions of our #MovementsMatter series continues to inspire stronger and more creative organizing around the world.
- Movements can also benefit from new methodologies on Visioning Feminist Futures (Coming up soon!)
And through our next strategic plan and Forum process, we are committed to keep developing ideas and deepen the learnings ignited at the 2016 Forum.
What happens now?
The next AWID Forum will take place in the Asia Pacific region (exact location and dates to be announced in 2018).
We look forward to you joining us!
About the AWID Forum
AWID Forums started in 1983, in Washington DC. Since then, the event has grown to become many things to many peoples: an iterative process of sharpening our analyses, vision and actions; a watershed moment that reinvigorates participants’ feminisms and energizes their organizing; and a political home for women human rights defenders to find sanctuary and solidarity.
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Snippet - That Feminist Fire Logo (FR)

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FRMag - Ashawo Work na Work
« Ashawo Work na Work » : Comment les jeunes féministes ghanéennes transforment des horizons féministes en réalité
par Fatima B. Derby
En 2017, la campagne #ManifestezVotreSolidarité a mis en évidence la manière dont les jeunes féministes pouvaient construire un avenir féministe en étant là les unes pour les autres, en participant à des conversations transrégionales, en marchant en solidarité avec d'autres activistes et en collaborant entre les mouvements. (...)
< illustration : « Laisse-les pousser », par Gucora Andu
Snippet - CSW69 spaces to watch out for - ES
Espacios para tener en cuenta en la CSW69
Obtén más información sobre los próximos eventos de la CSW69 que AWID está coorganizando
Jaitun
Jaitun, commonly referred to as ‘Amma’, was committed to ensuring the reproductive rights of women and girls in India. She was particularly dedicated to advocating for those living in poverty and who are most marginalized, including Dalit and Muslim women and girls.
Jaitun was the vital force behind the case Jaitun v Janpura Maternity Home & Ors. Her perseverance for justice led to a ground-breaking judgment issued by the High Court of Delhi, holding the Indian government accountable for failing to deliver a number of its legally-binding obligations such as reproductive health care and the right to food.
Her daughter Fatema who was living under the poverty line was denied reproductive services and had to deliver her child in public, under a tree. At the time, both Jaitun and Fatema were homeless as a result of their home being demolished by the government as part of redevelopment and gentrification in New Delhi.
“The judgment has since been used by countless lawyers and activists globally, including the Former United Nations Special Rapporteur on the Right to Health, not only as a source of inspiration but as a solid springboard to further justice.” - Jameen Kaur
Jaitun has inspired many other women living in poverty to claim their rights. She passed away in 2017.
“In Jaitun’s death, we have now lost an inimitable warrior for justice, but her spirit of defiance lives on.” - Jameen Kaur
“In my 18 years as a human rights advocate, I have not met a woman that has inspired and moved my spirit in the same way Amma did. Her roaring courage; her imitable humour - we used to compare her to the Bollywood actress Hema Melini - as she would be upset we had spent so much time away from her - she would say, with a twinkle in her eye, ‘You have forgotten Amma, Amma is not speaking to you’ and then with great dramatics turn her back, only to turn around laughing and stretching her arms out for a hug. Her kindness and ultimately her love and joy for love and the right for all of us to live with dignity. I miss her terribly.” - Jameen Kaur
Snippet Forum Stories Story 1 (EN)
Case study 1 - Three Boats, a Horse and a Taxi: Pacific Feminists at the AWID Forums
This story is about how an increasingly diverse group of feminists from the Pacific organized through the years to attend the AWID Forums and how that process changed them personally, as organizations, and as a movement through what they learned, discovered and experienced. It illustrates the importance of the Forums as a space through which a region that tends to be marginalized or ignored at the global level can build a strong presence in the feminist movement that is then replicated at other international women’s rights spaces.
Karen Brandow
Mangue
![]() |
Jurema Araújo est une enseignante-poète originaire de Rio de Janeiro. Elle a contribué au magazine Urbana, édité par les poètes Brasil Barreto et Samaral (paix à son âme) et au livre Amor e outras revoluções (L’amour et autres révolutions) avec plusieurs autres écrivain·e·s. En collaboration avec Angélica Ferrarez et Fabiana Pereira, elle a coédité O livro negro dos sentidos (Le livre noir des sens), une anthologie créative sur la sexualité des femmes noires au Brésil. Jurema a 54 ans ; elle a une fille, trois chiens, un chat et beaucoup d’ami·e·s. |

Tu la suces avec moi?La mangue est mon fruit préféré. |
Nous vous présentons le Black Book of Senses (Le livre noir des sens)
Je vais être honnête : lorsque Angélica et Fabi m’ont proposé de créer une collection de textes érotiques écrits par des femmes noires, j’ignorais ce que c’était que de produire un recueil. Je maîtrisais le thème de l’érotisme, mais créer un recueil… J’ai souri, timide et flattée. Je crois que je les ai remerciées – du moins je l’espère! – et je me suis dit : mais qu’est-ce que c’est que ce truc, putain?! C’est quoi ce mot pompeux que je vais devoir intégrer tout en le mettant en pratique?
Aujourd’hui, je sais ce que c’est que de créer un recueil : c’est faire l’amour avec les écrits de quelqu’un d’autre, avec l’art de quelqu’un d’autre dans le but d’en faire un livre. Et c’est exactement ce que j’ai fait. J’ai dévêtu le texte de chaque autrice avec une lascivité littéraire. J’ai eu un rapport avec les mots et les sens d’autres personnes. J’ai été pénétrée par des poèmes que je n’avais pas écrits; des contes que je n’aurais jamais osé imaginer m’ont retournée, ont chamboulé mes sentiments, ma libido. Et c’était un orgasme inhabituel et merveilleux : éthéré, corporel, sublime, à la fois intellectuel et sensitif.
Ces textes pulsaient comme un clito durci par le désir, trempé, dégoulinant de joie à chaque lecture. Des mots dont la grivoiserie m’aspirait, me faisant plonger plus profondément dans cet univers humide.
Ces femmes noires sont allées au fond de leur excitation et ont transformé leurs fantasmes érotiques les plus profonds en art. Ces œuvres sont imprégnées de la manière dont chaque autrice vit la sexualité : libre, noire, individuelle, la sienne, son pouvoir retrouvé.
J’ai choisi de classer les textes en différentes parties dans le livre, chacune étant organisée en fonction du contenu le plus délicat, explosif, évident ou implicite qu’elle renfermait.

Pour ouvrir la porte à cette « envulvée noiressence », nous proposons la section Préliminaires, avec des textes qui introduisent le lecteur dans ce monde de délices. Il s’agit d’une caresse plus générale et délicate afin d’accueillir les sujets que les textes aborderont dans le reste du livre.
Puis vient la chaleur du Toucher, qui évoque les ressentis de la peau. Cette énergie qui brûle ou transite nos corps, fait bouillir nos hormones et éveille à leur tour nos autres sens. Et même si nous sommes nombreux·ses à être voyeurs·euses, le contact de la peau sur une bouche humide et chaude est excitant, comme si vous naviguiez dans la douceur de la personne qui se trouve avec vous. On est séduit par le contact ferme ou doux qui nous fait frissonner et ce picotement délicieux qui nous traverse du cou au bas du dos et qui ne disparaît que le lendemain. Et la chaleur des lèvres, la bouche, la langue humide sur la peau – ah! la langue dans l’oreille, mmmm – ou peau contre peau, les vêtements glissant sur les corps, comme s’ils se voulaient une extension de la main de l’autre. S’il n’y a pas d’urgence, l’excitation absolument sauvage d’une étreinte ferme, un peu de douleur – ou pourquoi pas, beaucoup?
La section Son – ou mélodie? – nous montre que l’attirance pour une personne passe également par l’ouïe : c’est la voix, les chuchotements, cette musique qui permet la connexion des corps et peut constituer la trame même du désir. Pour certain·e·s d’entre nous, la seule voix d’une personne ayant un joli timbre, qu’il soit rauque, traînant ou mélodieux, suffirait à nous donner un orgasme auditif. Elle n’aurait qu’à jurer grossièrement ou nous murmurer des mots doux à l’oreille pour nous faire frissonner du cou au coccyx.
Dans Saveur, nous confirmons que la langue est imbattable lorsqu’il s’agit d’aller goûter les endroits les plus enfouis et parcourir les corps pour se faire plaisir. Parfois, on l’utilise audacieusement pour goûter le nectar de l’autre. L’idée d’offrir sa fraise ou sa mangue délicieuse et juteuse à des morsures ou des coups de langue – ou des coups de langue et des morsures – nous désarme. Mais rien n’est plus délicieux que de goûter aux grottes et collines de la personne avec laquelle on est. Enfoncez votre langue bien profond pour goûter à ce bout de fruit… ou passez des heures à goûter le gland d’une queue dans votre bouche, passez votre langue sur des seins gourmands pour en goûter leurs tétons. Il s’agit de se souvenir d’une personne par la Saveur qu’elle nous a laissée.
Il y a aussi les textes où c’est le nez qui déclenche le désir. L’Odeur, mes chers·ères lecteurs·trices, est capable de nous éveiller aux délices du désir. Parfois, nous rencontrons des gens qui sentent si bon que nous voudrions les aspirer par le nez. Lorsque vous sillonnez le corps de l’autre avec le nez en commençant par le cou, sentez ce frisson délicieusement inconfortable qui parcourt votre colonne vertébrale et déshabille votre âme! Ce nez impudent se déplace ensuite vers la nuque où il capture le parfum de l’autre de telle sorte qu’en l’absence de cette personne, ce même parfum évoque, voire se répand en nous dans des souvenirs olfactifs qui ressuscitent l’odeur affolante de cette dernière.
Nous en venons au Regard – le plus traître des sens selon moi – où nous percevons le désir à partir d’un point de « vue ». Les textes présentent le désir et l’excitation par le biais de la vue, qui à son tour provoque les autres sens. Il suffit parfois d’un sourire pour nous rendre dingues. L’échange de regards? Celui qui dit : « J’ai envie de toi, là, maintenant ». Ce regard possédé qui s’éteint quand vous avez fini de baiser, ou pas. Celui-là est très particulier; il attire à lui l’autre qui ne pourra en détourner ses yeux très longtemps. Ou les regards du coin de l’œil – quand on détourne le regard au moment où l’autre va tourner la tête, comme un jeu du chat et de la souris? Pris·e·s en flagrant délit, il ne nous reste plus qu’à lui décocher un large sourire.
Pour finir, l’explosion. En se promenant à travers Tous les sens, les textes mêlent des sentiments qui prennent des allures d’alarme et nous entraînent vers le plaisir suprême : l’orgasme.

Bien sûr, ces différents contes et poèmes ne diffèrent d’aucune façon explicite. Certains sont subtils. L’excitation fait appel à tous nos sens et, plus fondamentalement, à notre tête. C’est là que ça se passe, c’est là que se fait la connexion à tout notre corps. J’ai organisé les poèmes selon la façon dont je les sentais à chaque lecture. Libre à vous de ne pas être d’accord! Mais pour moi, il existe un sens particulier par lequel le désir passe et puis explose. Et il y a quelque chose de délicieux à découvrir duquel il s’agit.
Pour pouvoir transformer l’excitation en art, nous devons nous libérer de tous nos préjugés, de nos prisons et des stigmates dans lesquels cette société centrée sur les Blancs nous a enfermé·e·s.
Chaque fois qu’une autrice noire transforme l’érotique en art, elle brise ces chaînes racistes et néfastes qui paralysent son corps, répriment sa sexualité et nous transforment en objet de convoitise d’un autre. Écrire de la poésie érotique, c’est reprendre le pouvoir sur son propre corps et parcourir sans crainte les délices du désir pour soi-même, pour les autres, pour la vie.
L’érotisme littéraire reflète ce que nous sommes lorsque nous en faisons de l’art. Nous montrons ici le meilleur de nous-mêmes, nos visions de l’amour trempées de plaisir, assaisonnées d’érogénéité, répandues dans nos corps et traduites par notre conscience artistique. Nous sommes multiples et nous partageons cette multiplicité de sensations dans des mots dégoulinants d’excitation. Oui, même nos mots dégoulinent de notre désir sexuel, mouillant nos vers, transformant nos pulsions sexuelles en paragraphes. Pour nous, jouir est révolutionnaire.
Nous devons noircir nos esprits, nos corps et notre sexualité, renouer avec notre plaisir et nous réapproprier nos orgasmes. Ce n’est qu’alors que nous serons libres. Tout ce processus est une révolution et il se fait dans la douleur. Mais il y a du bonheur à se découvrir très différent·e·s de ce que l’on attendait de nous.
Je sens que je suis à vous, je suis à nous. Goûtez, prenez plaisir, régalez-vous de ces mots merveilleux avec nous.
Ce texte est une adaptation des introductions de “O Livro Negro Dos Sentidos” [Le livre noir des sens], un recueil érotique de poèmes composés par 23 autrices noires.

Continuez à explorer Incarnations transnationales
Cette édition du journal, en partenariat avec Kohl : a Journal for Body and Gender Research (Kohl : une revue pour la recherche sur le corps et le genre) explorera les solutions, propositions et réalités féministes afin de transformer notre monde actuel, nos corps et nos sexualités.

التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
FRMag - Between Two Worlds
Between Two Worlds: The Double Consciousness of Women in The Gambia
by Haddy Jatou Gassama
The Mandinka tribe of The Gambia has a custom of measuring the first wrapa used to carry a newborn baby on its mother's back. (...)
artwork: “Sacred Puta” by Pia Love >
Snippet - Feminist Community Evening - ES
Una noche de la comunidad feminista
✉️ Requiere inscripción previa. Regístrate aquí
📅 Miércoles 12 de marzo de 2025
🕒 De 05:00 a 07:00 p.m., EST
🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York
Organizan: Women Enabled International y AWID
Isabel Cabanillas de la Torre
Isabel Cabanillas de la Torre fue una activista joven y una artista feminista muy querida de Ciudad Juárez, México, conocida por sus hermosos diseños evocadores de indumentaria pintada a manoen los que los ojos eran una característica emblemática de su trabajo. Sus murales transformaron los edificios abandonados y vacíos del centro de Ciudad Juárez, al sumarles vida y crítica política a sus paredes.
A través de su arte y de su activismo político, Isabel buscó llamar la atención sobre la violencia de género que se extendía por su ciudad natal. Colaboró como voluntaria con la red Mesa de Mujeres en el proyecto «Observatorio Ciudadano de Género», que monitoreaba la actuación de jueces, fiscales y defensorxs públicxs en casos de femicidios y otras violaciones a los derechos basadas en el género. Integró también «Hijas De Su Maquilera Madre», una colectiva feminista cuyo nombre alude a las hijas de madres que son trabajadoras de la maquila. Algunas de estas madres fueron las primeras víctimas de femicidio en Ciudad Juárez.
El último proyecto de Isabel (todavía en curso) fue una instalación artística para protestar contra una compañía canadiense que quería extraer cobre de los Médanos de Samalayuca.
El 18 de enero de 2020 Isabel fue atacada a balazos mientras volvía a su casa del centro de Ciudad Juárez en bicicleta, víctima, aparentemente, de un asesinato selectivo. Su cuerpo fue encontrado junto a su bicicleta.
El asesinato de Isabel desató una nueva ola de indignación contra los femicidios de la región: cientos de personas marcharon hacia el puente de la frontera entre EEUU y México, y lo bloquearon durante horas mientras cantaban «Ni una más», que es la protesta continua de las colectivas feministas contra los asesinatos de las mujeres en todo México. Solamente en 2019, 3.142 mujeres y niñas fueron asesinadas en el país; muchas de ellas fueron atacadas específicamente por su género.
Amaba andar en bicicleta.
«La bicicleta era un símbolo de libertad para ella. Simbolizaba ser libre en las calles.» - Marisol, amiga de Isabel
Snippet AWID Forum Location Announcement Title (EN)
Announcing the AWID Forum Date & Location
Alma Nosmas
عودةٌ إلى ذواتنا
شكرًا انجيلا وبيار

![]() |
يانيا صوفيا غرسون ڤالنسيا، أنا امرأة سوداء أعمل في مجال رأب صدع المُجتمع. أعيش في سنتاندر دي كيليتشاو في كاوكا في كولومبيا. مهتمّة بالعمليات الإبداعية التي تنظّم الحياة الجماعية المستدامة. أحبّ تبادل الأفكار والطبخ، والتحقيق والتحليل، وزرع البذور والتعلّم من النباتات، والقراءة واللعب. أقوم حاليًا بتنسيق مرصد العنف القائم على النوع الاجتماعي ضد المجتمعات المنحدرة من أصول إفريقية في كولومبيا (@VigiaAfro). |

كنّا نحن الثلاثة «نتشارك» فترة الأصيل في حيٍّ جنوبي بوغوتا.
كنّا أخيرًا نعيش ذلك النوع الآخر من الحبّ – ذاك الحبّ حيث نجلس معًا لمجرد السعادة في أن نكون معًا، ونصغي لبعضنا الآخر. بالنسبة إليّ، هذه الأنواع من الدردشات كانت ضمن تعابير الحبّ التي أتاحت لي الحياة أن أستمتع بها حديثًا فقط. ما كنت أعرف أن هذه الأشكال الأخرى ممكنة – تلك التي توجَد خارج نطاق ورشات العمل، أو أماكن الناشطين أو غرف الصفّ أو أماكن العمل. نحن، ثلاث صديقات، أمضينا فترة الأصيل معًا ولم يكن اختلاف لون بشرتنا بأمرٍ تظاهرنا أننا لم نلحظه، لا بل كان عنصرًا واقعيًا أتاح لنا أن نناقش بحرارة نقاط التشابه والاختلاف في التجارب التي خضناها في مرحلتي طفولتنا وشبابنا.
كنّا نحن الثلاثة «نتشارك» فترة الأصيل في حيٍّ جنوبي بوغوتا. كانت هناك مساحة خضراء كبيرة خُصّصت للّعب، شيء لم نألفه، جلسنا على مقاعد خشبية بدون مسند للظهر تحت شجرة بيلسان. كنّا أخيرًا نعيش ذلك النوع الآخر من الحبّ – ذاك الحبّ حيث نجلس معًا لمجرد السعادة في أن نكون معًا، ونصغي لبعضنا الآخر. بالنسبة إليّ، هذه الأنواع من الدردشات كانت ضمن تعابير الحبّ التي أتاحت لي الحياة أن أستمتع بها حديثًا فقط. ما كنت أعرف أن هذه الأشكال الأخرى ممكنة – تلك التي توجَد خارج نطاق ورشات العمل، أو أماكن الناشطين أو غرف الصفّ أو أماكن العمل. نحن، ثلاث صديقات، أمضينا فترة الأصيل معًا ولم يكن اختلاف لون بشرتنا بأمرٍ تظاهرنا أننا لم نلحظه، لا بل كان عنصرًا واقعيًا أتاح لنا أن نناقش بحرارة نقاط التشابه والاختلاف في التجارب التي خضناها في مرحلتي طفولتنا وشبابنا.
لم تكن تلك الدردشات مرتبطة بأية مهمّة وشيكة لحركة السود في كولومبيا، لكنها لا تنفكّ تمنحني القوة وتكتسب معانٍ جديدة. اشتدّت أواصر علاقتنا مع لقاءاتنا المتكررة، ومعرفة كلٍّ منّا للأخرى بشكل أفضل وتمييز فرادة تحرّرنا. ومعرفة أنّ التحرّر ليس حكرًا على مسلك واحد فقط ويمكن أن يتمّ عبر عدة مسالك – هذه المسالك التي مشيناها في كل مرّة قلنا «لا» وتمرّدنا. لم يخالجنا أي شعور بالانزعاج، إنما شعور بالأصالة المصنوعة من الضعف والقوة، شعور جَمَعَنا بدل أن يفرّقنا وقرَّبَنا من بعض أكثر.
كان هدفنا في فترة الأصيل الجميلة تلك، أن نكون نحن – ذاك الوعي أن نكون أنفسَنا ومع أنفسِنا. استذكرنا ماضينا فكانت الذكريات التي بقيت معنا هي تلك التي اخترنا نحن الاحتفاظ بها، وليس التي زرعها الخوف في أنفسنا. تذكّرنا مقتطعات معيّنة من مسلسلات تلفزيونية، وغنّينا أغنيات كتبها فنّانون علّمونا عن الحبّ المتناهي، والكره الشديد، والشتم كما يفعل الأشرار، والمعاناة كمأ تختبرها النساء في مواقع القيادة. أخبَرْنا بعضنا عن المقالب المدرسية، تلك التي بقيت في لاوعينا الذي كان مُنكشفاً على شتّى الطُرق التي ينتهجها الإعلام لإعادة بثّ انطباعات مُعيّنة، وعلى قصص الراهبات والمُعلّمات وما حملته من تطلّعاتٍ حياتيةٍ ترسمها معايير سندريلا. تلك العوامل هي ما حدّد إيقاع بقية القصة: مأساة الفتاة الفقيرة المسلوبة والمُهانة، والتي ستعيد لاحقًا إعتبارها من خلال فعلٍ يحرّرها من الحالة التي تعيشها. إعادة الإعتبار تلك لا تتحقق إلا إذا وقَعَتْ عينا رجل أبيض البشرة (على أقل تقدير) عليها – فيستحقّ ما بين فخذيها (وهو ما يتطلّع إليه أساسًا). وهكذا تتحوّل أحلامنا إلى حقيقة بشكلها الأمثل – قالوا لنا إنّ ذاك هو ما يجب أن نصبو إليه.
كنّا ثلاثتنا هناك ذاك الأصيل. كلٌّ منّا نشأت في منطقة مختلفة من البلاد، لكن ولدهشتنا، كنّا ثلاثتنا نقتبس مقتطعات وأحداث من أغانٍ ومسلسلات كانت لها غالباً نفس الرموز والشعارات مع بعض التحويرات الموائمة لبيئة منازلنا وعلاقاتنا الأولى، والأحياء التي عشنا فيها ومدارسنا. لاحظنا كلّ هذه التقاطعات والتحويرات من خلال كلامنا معاً وتعمّق معرفتنا ببعضنا الآخر. إنها النشأة في ظل ّوبإسم الـ «دراما» – أوليس هذا هو الوصف الذي كان يُطلق على المدرسة الإخراجية الناجحة تلك؟ – تلك المدرسة (الـ»جانر») التي تقول إن تَعاظُم معاناتكِ يحدّد ما تستحقّين. بكلمات أخرى، يطرح هذا الجانر المسألة التالية: كيف وبأية حالات يحقّ لكِ ويكون مقبولًا أن تعاني؟ فمعاناتكِ (وهذا شيء بالغ الاهمية)، هي الوصيةُ على سلوكياتك، إنها تُحدّد ما يجب أن يظهر عليه المرء المُعذَّب، وما هي الأفعال التي يجب أن تقوم بها ومَن عليها أن تكون. نجح بعضنا في تحرير أنفسهن و»تعلّمنا» أن تعريفنا الخاص للحبّ يمكن فقط تعلّمه في سن الرشد، وفي تهشيم أوهامنا، وفي تقبّل الخطيئة الطبيعية وفي الوعي بوجود آلة إنتاج عالميةٍ لنموذج العذرية التي قد نختار رفض التماثل بها لأنها وبكل بساطةٍ لا مكانة لها في إدراكنا وفي خيباتنا المتولّدة من الواقع التغريبيّ.
بعد الغناء، راجعنا بدايات استكشافاتنا الجنسية. لم يخطر لي يوماً أن معظم الناس خَبِروا تلك الأحاسيس قبل عمر التاسعة، وأنه حتى في سن الرشد تلك الاستكشافات، تلك الذكريات، تبقى حِملاً ثقيلًا. حتى في أيامنا هذه، في الكثير الكثير من الأماكن، ملايين الفتيات والفتيان يعتبرون براءتهم مُختصَرة بأجسادهم. إلقاء اللوم على الفضول هي آلية الضبط الأكثر فعالية. عدنا بالذاكرة إلى المحادثات المختصرة التي دارت بيننا عندما غيّرنا تاريخ حياتنا من أشخاص سود مُحقَّرين، إلى مفهومٍ أعاد ولادتنا من جديد. تذكَّرنا كيف أن العديد من زوجات أقاربنا وبناتهن، تركن منازلهن وانتمائهن وجذورهن بحثًا عن مستقبل في الخارج، في مكان آخر.

لم يأتِ المستقبل بلا ثمن، لأنه أَجبَر إعادة تشكيلٍ لتلك العلاقات التي وصمت طفولتنا، وحَبَسَها في غرف النسيان. إنها الأُسس التي نشأنا عليها، لكنها لم تكن دافعنا لنتقدّم. منبع التقدّم بالنسبة لنا كان إدراكنا بجوارحنا ما يستوجب علينا فعله للوصول إلى مكان اخر، فاقترنت فكرة التقدّم «بفُرصةٍ» للابتعاد عمّا في داخلنا، في محاولةٍ للاقتراب من الخارج البعيد. دفعت العديدات من زوجات أقاربنا وبناتهن، أثماناً باهظةً مُقابل تلقّف فرصةٍ للتسجيل في ومتابعة صفّ مسائي مثلاً، أو أخذ إجازة من العمل المنزلي. أثمانٌ مسّت بجنسانيّاتِهنّ، أثمانٌ هنّ أنفسهنّ وأخريات قبلهن سَبَق ودفعنها وربما تناسينها. وكان تسديد هذا الثمن أمراً حتميّاً، أشبه بتسديد فاتورة خدمات المرافق العامة. لكننا لن نرضخ لهذا الإرث.
في كولومبيا وأميركا اللاتينية، كان هناك دليل عن آداب السلوك وكان عنوانه «دليل آداب السلوك للكاتب كارينيو». كان ذاك الدليل مقرّرًا إلزاميًا للقراءة في المدراس الرسمية والخاصة حتى التسعينيات. وكانت أمّي، التي تتلمذت وتربّت على أيدي الراهبات الكرمليات، حفظته عن ظهر قلب: والدليل حدّد فعليًا كيف كان مفهوم الجسد. عندما قرأتُه للمرة الأولى، توقّفتُ أكثر من مرّة لأفرك معدتي التي آلمتني من شدّة الضحك. كان يحتوي على تعليمات سخيفه مثل: خذي دوشاً وعينيك مغمضتين، واطفئي النور لترتدي ملابس النوم. وتناولت عدّة فصول فيه كيفية التصرّف في المنزل، وفي الشارع وخلال حفل عشاء أو غداء – باختصارعادات الذوق الرفيع وآداب السلوك. النواة الأخلاقية للمواطنين الصالحين، الحضارة التي أتاحت للإنسان الابتعاد عن الحياة الريفية. الدليل ذاته أشار إلى أنّ إلقاء التحية بصوت عالٍ لأحد المعارف على الجهة الأخرى من الشارع أمر مشين، أداب السلوك تقتضي أن تَعبري الشارع. وعلى المنوال نفسه، على الرجال أن يخلعوا معاطفهم ويضعوها فوق بِرَك الماء الضحلة عندما يكونون بصُحبة امرأة تفادياً لابتلال حذائها. وهنا أدركتني خاطرة: بلادنا حارّة ولا نحتاج إلى ارتداء المعاطف، فما الحلّ إذا ما اضطررتُ إلى إلقاء التحية على أحدٍ على الضفة المُقابلة من النهر؟!
السيد كارينيو ذاك، هو شخصيةٌ مُختلفةٌ جوهرياً عن شخصية جدّ إحدى السيدات اللواتي وُلدن في تيوربو. أخبرتني ذات مرّة أنّ جدّها كان رجلًا حكيمًا، فقد علّمها عن الولادة وكيف تعتني بجسدها. تعلّمت أنها ولتعتني ببطنها، عليها الحفاظ على دفء جسدها، وتفادي البرد الذي يتسلل إلى نفوخ الرأس والقدمين والأذنين، لكي لا تشعر بألم أثناء المساء. لذلك عليكِ التنبّه لنوع الأطعمة التي تتناولينها وتلك التي يجب ألا تتناولينها، كما عليك التنبّه للملابس التي ترتدينها ولطريقة سيرك، لأن كلّ ذلك له علاقة بصحة الفتيات. قالت المرأة المسنّة أنها تعلّمت من جدّها المتفاني، أنّ المغص أصبح أكثر شيوعًا عندما لم تعد أرضيات المنازل مصنوعة من التربة و/ أو الخشب. عندما بدأ استخدام الباطون والبلاط، وعندما أصبحت المواد التي يتكوّن منها المنزل، تسمح للبرد بالدخول إلى الجسم من القدمين، ما أدّى إلى ازدياد اضطراب أنسجة البطن.
تفاجأتُ مرة أخرى، بالفرق الشاسع ما بين دون كارينيو والجدّ الحكيم فيما يتعلّق بإدراكهما للحياة. شاسعٌ هو الفرق، كبُعد إرشادات السلوك الجيّد التي تكبت دوافعك وحواسك، عن الأفعال المنطقية التي تصون صحّة الجسد. في تلك اللحظة، استطعت أن أدرك الطرق العديدة التي يكتم فيها الباطون نفَسَ الأرض وأنفاسنا كجزء من هذه الأرض، ولكن في بعدٍ مختلف. لم أكن أعرف من قبل أنّ مواداً وهندسات معمارية معيّنة، كانت وما زالت، تعتني بأجسادنا. في كولومبيا، كما في بلدان أخرى، كانت المواد المستخدمة لبناء البيوت، تُعتبَر مؤشرات للفقر المتعدّد الجوانب. فقد كان البيت الذي بُني من الباطون يعني أنّ قاطنيه ليسوا فقراء على الأرجح. هذا مجرد مثال آخر مثيرٍ للإحباط، يُظهر كيف أن التقدّم دَفَعَنا للتخلّي عن العلاقة بين بيوتنا وأجسامنا. الذوق الرفيع والتمدّن دفعا بنا للخروج عن ذواتنا: التقدّم يستوجب منك، كما زعموا كاذبين، الذهاب إلى هناك، إلى ذاك الخارج.
استطعت أن أدرك الطرق العديدة التي يكتم فيها الباطون نفَسَ الأرض وأنفاسنا كجزء من هذه الأرض، ولكن في بعدٍ مختلف. لم أكن أعرف من قبل أنّ مواداً وهندسات معمارية معيّنة، كانت وما زالت، تعتني بأجسادنا.
أزعَجَنا أنّ أحدًا من أهلنا، لا أمّهاتنا ولا أبائنا، تكلّموا معنا عن العادة الشهرية، قبل أن تلطّخ البقعة الحمراء الداكنة لباسنا الداخلي. ولم ينجحوا في حمايتنا من الشعور بالخجل، الذي يُفترض أن يكون شعوراً طبيعياً يرافق ظهورالعادة الشهرية. بدأت تشنّجات البطن والتي غالبًا ما كنّا نتحمّلها بصمت، فقد كان هناك دائماً عمل ما يجب إنجازه. كانت بعض التشنّجات نتيجة حويصلات أو ورم دموي أوأورام ليفية، كثيراً ما كانت السبب في موت الجدّات، أولئك اللواتي اكتشفنَ العلاجات ونسينهنّ، ومع الوقت أصبحن هنّ أنفسهنّ من المنسيّات. وبدأت أمهاتنا وأباؤنا بالقلق أكثر فأكثر. وجمّد الخارج شعورهم بالألفة والودّ، فبدلًا من أن يُدفئوا بطوننا، وضعوا الأحكام وأغدقوا النصح الذي كان أقرب لتحذيرات مما وصفوه «بالشيء الوحيد الذي يهمّ الرجال» – كلّ الرجال – مشرّعين بذلك الدور السالب للفالوس، وكأنّما خياره الوحيد هو ابتكار (إزالة البكارة) ما بين ساقينا. النسخات العديدة لتلك الحقيقة، استُبدلت بتطبيع ثابت وعميق لفكرة أنّ علينا جميعاً كنساء المحافظة على أنفسنا لواحد من بين الرجال، لذلك الرجل الأول الذي سيدفع قضيبه داخلنا، للرجل الذي سيعطينا شيئًا بالمقابل. وقالوا بأننا نساء فقط لأننا نطمح لذلك، ونسمح له بدخولنا. ولكنني كفتاة استكشفت عددًا من القضب والبظور، وخلال الألعاب التي كانت الفتيات تمارسنها، كان السؤال هذا يُهمس مرارًا: من التي ستلعب دور الرجل، ومن ستلعب دور المرأة الآن؟ وكانت الإجابة تتمثل في بدايات نشوات صغيرة، دون الاكتراث بالشخص الذي نتبادلها معه. أعتقد أن الأمر نفسه كان يحدث بين أجساد الذكور.

تجارب واستكشافات زوجات أقاربنا وبناتهن ورفيقاتهن، ركّزت على أنّ الجسد وعُريّه شيء مُحرّم. فتحاشَين التعبير عنها أو تسميتها، لدرجة أنهن أخفيَنها، واستخدمن أسماء جديدة للدلالة على إفرازات أجسادنا وانبعاثاتها وعملية الإنجاب والضمّ والاحتواء التي تقوم بها، وتلك الأخيرة منوطة بنا نحن النساء فقط. ذات مرّة سمعت سيدة في سياق ورشة عمل، تقول إنها عندما كانت تعيش مع جدّتها، انطبعت في ذاكرتها صورة لامرأة عجوز تنام بعينٍ مفتوحة والأخرى مغمضة وبندقية إلى جانب الفراش. وكان أي صوت ولو خافت أثناء الليل، كفيلٌ بإيقاظها، لتنهض مُستنفرةً مصوبةً بُندقيتها. كان هذا أمرًا شائعًا على الخط الساحلي الكولومبي المُطلّ على المحيط الهادئ، حيث طُبّع مع أنماط السلوكيات العدائية/ المؤذية. كان الرجال، المتزوّجون أو العُزّاب، إن أعجبتهم إمرأة شابّة يدخلون غرفتها في الليل – كنّا نُطلق على تلك الظاهرة اسم الزحف (gateada). كانت تلك مخاطرة: فبغض النظرعمّا إذا كان الفعل تحرّشًا أم لا، إنّ تنبّه ربّ المنزل لما يحدث كان ليكلّف ذلك الرجل صحّته أو حياته.
أخفق النهج الاجتماعي الداعي لأن يستعيد المرء حقّه بيده، فلم يستطع وضع حدٍّ لعمليات الزحف (gateada)، حتى أيامنا هذه. في ورشة العمل نفسها، كما دأبت على إخبار شقيقاتي، قالت مشاركات أخريات بأنهن، لا هنّ ولا والداتهن، لن يتركن بناتهن لوحدهن مع آباءهن وقت الاستحمام، إلا إذا كانت البنات ترتدين سراويلهن الداخلية. عندها تذكّرت صوت أبي وهو يقول، عندما كنت فى السابعة من العمر، أمّك لم تسمح لي يومًا بتحميمك. في سياق ذاك الحديث أضافت امرأة، بعكس ذلك، كان والدها يُحمّمها وهي عارية في باحة الحيّ حيث كانت تسكن حتى بلغت السابعة من العمر، ومن ثم أصبح شقيقها الأكبر يقوم بذلك حتى بلغت التاسعة من العمر. لم تشعر بإي أمرٍ غريب في نظراتهما إليها، فقد كان ذلك بالنسبة لهما مهمة أخرى للإهتمام بالطفل الأكثر دلالاً في المنزل. فكُلّ ما كانت تذكره، هو أنهم كانوا ينظرون إليها على أنها الطفلة الإبنة، والطفلة الأُخت، التي كانت تكره المياه.
فاجأتنا كالعادة قصص طفولات الماضي والحاضر، وتلك القصة بالذات فاجأتنا وأدخلت الراحة إلى نفوسنا في آن معاً. حتى أنني قد رأيت طُرُقاً مختلفةً في سير الأمور، فوالد ابنتي على سبيل المثال كان يُحممها في المغطس، واستمرّ في القيام بذلك حتى بلغت الثانية من العمر. حتى قبل أن تبلغ الثانية، كان يصفعها صفعات قليلة خفيفة على مؤخرتها كي تصبح أكبر، كما قال. يمكننا هنا الحديث عن أبعاد أخرى للكيفية التي تُبنى بها أجسادنا، لكن هذه قصة مختلفة. بالنسبة لي، كان موضوع الاستحمام مجرد مهمة أخرى، من بين العديد من المهام التي قرّرنا توزيعها فيما بيننا كما اتفقنا قبل ولادة الطفلة. لا يعني أن الرجال لا يُمكن أن يكونوا مُغتصبين، لكن بإمكانهم عدم القيام بهذا السلوك. كما أنّ هنالك رجالاً تربّوا على أن لا يكونوا يومًا بمغتصبين.
ما زالت هذه الأمور تحدث. حدثت لصديقة لنا ولإبنتي. وخطر لي: كيف يمكن أن تعيش بعض النساء مع رجال لا يسعهم إئتمانهم على بناتهم؟ أنا متأكدة أنّ أمي كانت تحبّ أبي. وبرغم أننا قلّما تكلّمنا عن المرأة التي كانتها قبل أن تصبح أمي، أعرف أن تجاربها مع الاستغلال والإساءة لا تُقارَن بالوحشية والإفراط في العضّ على الجُرح في أيامنا هذه. لكن هذا قرار على الكثير من النساء اتخاذه في العديد من الأماكن، وهذا يقودنا إلى أسئلة أُخرى. كم من المرّات، وكم تكرّرت حالات الإساءة الجنسية ضمن العائلات الممتدّة، إلى حدّ أن تجعل النساء يمنعن علنًا أو ضمناً الآباء من تحميم بناتهم؟ هل الأمر عائد إلى الضخ الإعلامي الذي يُحاصرنا منذ ولادتنا؟ كيف تبهت الروابط العائلية متحوّلةً إلى مجرّد مبادلات لرضى جسدي؟ هل هو القرب من القيم المدنية التي تعلّق أهمية بالغة على الشكل الجميل لجسم المرأة كمصدر لإثارة الرغبة وتدفع أجسام الرجال للتصرف وكأنها المالكة والغازية، مُتماثلين بذلك مع الصور النمطية التي يقدّمها الإعلام، فيتصالحوا مع طبيعة هويتهم الجنسانية؟ أهو الباطون وغيره من العناصر التي تُرافقه، مثل آداب السلوك لكارينيو، التي تُحصن وتُديم تلك النمطيات؟ هل يُصار إلى تشجيعها بالحاجة إلى نسيان بعض العلاقات التي كانت ثمنًا للتقدّم، ذاك الإصرارعلى «العمل للوصول إلى ذاك الخارج المُهيمِن»؟ ماذا حدث للأمور التي تعلّمناها في زمننا، أولئك منّا اللواتي، في السرّ أو العلن، خُضن تجارب جنسية أثناء طفولتنا؟ هل محاها الشعور بالذنب؟ هل تحوّلت لبذور عدم ثقة وخجل من الجسد العاري؟ هل تحوّلت لبذور عدم ثقة وخجل من التصالح مع ذواتنا؟ ولكن ألا يُمكن لتلك التعاليم الدفينة أن تكون مصدراً لبناء الثقة، وتشكيل فهمٍ واحترامٍ للجسد العاري وللذات وللآخر؟ ترشح هذه الأسئلة ضمن المساحات الآمنة، حيث يتبدد خوف المرء من المُجاهرة بما يُفكر ويشعر، على أملِ العثور على وصال صادق. فتخيّلن كم من قصةٍ شبيهةٍ بقصصنا تركد في زوايا هذا العالم المُظلمة. إنني أجزم أن ما طرحناه من أسئلةٍ ليس بجديد، وأنّ عِبرة ما قيل ليست سوى تكرار، وأننا سنجد الإجابات في كلّ ما نحياه.


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This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
Club de Cine Feminista - Club de Cine Feminista
Ya está disponible nuestro primer programa del Club de Cine Feminista: «Tenderness is the Sharpest Resistance» [«La ternura es la resistencia más intensa»], que es una serie de películas sobre realidades feministas de Asia-Pacífico curada por Jess X. Snow.
Snippet - CSW69 On autonomous resourcing - FR
Sur les alternatives de financement autonome
- Découvrez le Les Économies Féministes que Nous Adorons
- Réalités économiques féministes: construire les mondes dont nous avons besoin
- Pas d’économies de soins sans travailleuses domestiques ! Un Manifeste
Lorena Borjas
Lorena Borjas, femme trans et activiste latino-américaine, travaillait et vivait dans le quartier de Jackson Heights dans le Queens, à New York. Dans ces rues, pendant des années, elle s’est occupée de sa communauté à plaider en faveur des droits des personnes trans et immigrées, soutenir les individus ayant survécu à la traite des êtres humains et à la maltraitance et défendre les droits des travailleures du sexe et des personnes vivant avec le VIH et le sida.
Lorena se battait avec force, sans relâche, afin d’aider, de défendre et de soutenir les personnes les plus marginalisées et discriminées par la transphobie, la misogynie et le racisme.
« Elle nous a poussé·e·s à briller avec authenticité, à devenir le cri subversif qui affirme “ je suis là et je mérite moi aussi d’être heureux·se ” » - Cecilia Gentili, activiste trans et ami·e de Lorena
Ayant elle-même fait face à de nombreux traumatismes et difficultés en tant qu'immigrée transgenre et victime de la traite des êtres humains, Lorena a puisé dans le puits de ses expériences des connaissances et d’une mémoire émotionnelle afin d'aider à construire et à renforcer la communauté dont elle faisait partie, et qui faisait partie d'elle. Pour ce faire, elle a notamment organisé et mobilisé des aides allant de la fourniture de préservatifs à la mise en relation de femmes trans avec différents services, en passant par la création d'une clinique de dépistage du VIH à son propre domicile.
« C’était une si belle âme qui aidait les autres alors que son parcours d’immigrée, et d’immigrée trans, était difficile et douloureux. Elle était convaincue que la communauté trans avait besoin d’amour, d’acceptation et de compassion, et elle a tout donné. » - Luchia Dragosh, superviseuse de production chez QPTV dans le cadre d’un documentaire sur Lorena
En plus de 25 ans d'activisme, elle a également fondé le Fonds communautaire Lorena Borjas avec Chase Strangio (avocat et activiste des droits des trans), qui aide les nombreux·ses membres de sa communauté (et en particulier les personnes trans) confronté·e·s aux problèmes d'immigration à éviter le cycle arrestation-prison-expulsion.
Lorena est décédée en mars 2020 des suites de complications liées à la COVID-19.
Son oeuvre, gigantesque et merveilleuse, sera poursuivie dans les rues du Queens par le réseau et la communauté qu’elle a cocréés.
« Nous reprendrons son travail là où elle l’a laissé, travail essentiel au bien-être de ses “ pajaras ” (oiselles), comme elle aimait appeler les filles trans du Queens qu’elle avait prises sous son aile. » - Cecilia Gentili
Hommages :
« Lorena nous a apporté de la lumière alors que nous vivions une période très sombre ici à New York. Elle nous a apporté sa lumière alors que nous faisions face à l’ ”épidémie de crack ”, à la crise du sida, aux changements dans les politiques d’immigration. » - Cristina Herrera, fondatrice et directrice générale de Translatina Network et amie de Lorena
« Lorena a fait plus que quiconque pour faire la lumière sur l’épidémie de traite dans les communautés transgenres et permettre à d’autres femmes trans d’échapper à l’exploitation. » - Lynly Egyes (a représenté Borjas pour le compte du Transgender Law Center)
Regardez un documentaire sur Lorena Borjas (seulement en anglais)
Lisez l'article sur Lorena Borjas dans la rubrique Postscript du New Yorker (seulement en anglais)
Lisez un article d'opinion de Cecilia Gentilin dans le New York Times (seulement en anglais)
Snippet Discover Forum Stories (ES)

Los movimientos feministas han cambiado y se han adaptado enormemente desde la última vez que nos reunimos de esta manera - así que para recordar por qué son importantes los Foros de AWID, pedimos a activistas de todo el mundo que reflexionaran y compartieran sus historias, impresiones y recuerdos. Esto es lo que aprendimos.

