Protection de la famille
Contexte
Au cours des dernières années, nous avons observé une nouvelle tendance inquiétante dans les espaces internationaux consacrés aux droits humains. Les discours axés sur « la protection de la famille » sont en effet utilisés pour défendre des violations des droits de membres de la famille, pour renforcer et justifier l’impunité des auteurs de ces violations et pour restreindre l’égalité des droits au niveau de la vie familiale.
La campagne en faveur de la « Protection de la famille » est motivée par une volonté conservatrice d’imposer des conceptions « traditionnelles » et patriarcales de la famille et de priver les membres de la famille de leurs droits pour les transférer à « l’institution familiale ».
Les initiatives visant à la « Protection de la famille » reposent sur :
- la montée du traditionalisme,
- la montée du conservatisme culturel, social et religieux,
- l’existence d’une hostilité vis-à-vis des droits humains des femmes, des droits sexuels, des droits des enfants et enfin des droits des personnes dont l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas conformes aux normes.
Depuis 2014, un groupe d’Etats travaille de front dans les espaces dédiés aux droits humains sous le nom de « Group of Friends of the Family » (Groupe des ami-e-s de la famille) ; des résolutions sur la « Protection de la famille » ont été adoptées chaque année depuis 2014.
Ce programme s’est propagé au-delà du Conseil des droits humains. Nous avons observé l’introduction d’un discours régressif autour de la « famille » à la Commission sur la condition de la femme, ainsi que des tentatives d’introduction dans les négociations sur les Objectifs de développement durable.
Notre approche
L’AWID travaille avec des partenaires et des allié-e-s pour s’opposer ensemble à la « Protection de la famille » et à d’autres programmes régressifs et défendre l’universalité des droits humains.
En réponse à l’influence croissante d’acteurs régressifs au sein des espaces dédiés aux droits humains, l’AWID a rejoint des allié-e-s afin de créer l’Observatoire sur l'Universalité des droits (OURs) (site en anglais). L’OURs est un projet de collaboration qui surveille, analyse et diffuse les informations concernant les initiatives anti-droits telles que la « Protection de la famille ».
Le premier rapport de l’OURs, Nos droits en danger, trace une cartographie des acteurs et actrices qui constituent le lobby mondial anti-droits et identifie leur réthorique et stratégies clés ainsi que leur impact sur les droits humains.
Le rapport précise que le programme de « Protection de la famille » a développé une collaboration entre un large éventail d’acteurs régressifs aux Nations Unies, qu’il décrit comme « un cadre stratégique abritant des positions anti-droits et patriarcales multiples, où le cadre vise entre autres à légitimer et institutionnaliser ces positions. »

Contenu lié
Will I have the opportunity to share my thoughts on issues not covered by the survey questions?
Yes, we invite you to share more on issues that are important to you by responding to the open question(s) at the end of the survey.
L’Asie du Sud et du Sud-Est
Cette année, notre hommage en ligne met à l’honneur 7 défenseuses des droits humains originaires de différents pays d'Asie du Sud et du Sud-Est. Ces défenseuses ont grandement contribué aux progrès accomplis dans le domaine des droits des peuples autochtones, des droits des femmes et du droit à l'éducation. Ces défenseuses étaient des avocates, des activistes des droits des femmes, des universitaires ou des responsables politiques. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie de ces femmes, leur travail et l’héritage qu’elles nous ont laissé. Faites circuler ces mèmes auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.
S'il vous plaît cliquez sur chaque image ci-dessous pour voir une version plus grande et pour télécharger comme un fichier







Razan Al-Najar
Razan era una médica voluntaria de 21 años en Palestina.
Le dispararon cuando corría hacia un muro fronterizo fortificado, en un intento por llegar hasta una persona herida en el este de la ciudad de Khan Younis, en el sur de Gaza.
En su última publicación en Facebook, Razan dijo: «Estoy volviendo y no retirándome», y añadió: «Denme con sus balas, no tengo miedo».
Umyra Ahmad
Umyra Ahmad es una feminista de Malasia con antecedentes en incidencia política internacional y regional y educación en derechos humanos. En AWID, trabaja en la incidencia de los derechos asociados con el género y la sexualidad en las Naciones Unidas. Antes de incorporarse, se desempeñaba como oficial de programa en International Women’s Rights Action Watch Asia y el Pacífico (IWRAW, Observatorio Internacional de los Derechos de las Mujeres), donde colaboró con organizaciones regionales, nacionales y de base en el uso de mecanismos de los órganos de tratados de las Naciones Unidas como herramientas para la rendición de cuentas de los Estados y el acceso a la justicia. En Malasia, trabaja con colectivos queer y de personas refugiadas y brinda apoyo en las tareas de coordinación de diferentes iniciativas de ayuda mutua.
Snippet FEA Lohana Berkins (ES)
Una de las líderes fundadoras de la cooperativa fue Lohana Berkins, activista, defensora y promotora de la identidad trans. Lohana jugó un papel crucial en la lucha por los derechos de las personas trans y travesti.
A través de su lucha se consiguió, entre muchas otras cosas, la aprobación de la Ley de Identidad de Género. Es una de las legislaciones más progresistas del mundo, garantizando derechos fundamentales a las personas trans y travestis. Ahora, las personas pueden cambiar sus nombres y géneros solo con una declaración jurada, y tener acceso a atención médica integral sin intervención/aprobación judicial o médica (Outright International, 2012).
Emilia Quan
¿Cómo presentarán y procesarán los datos que se recopilen en la encuesta?
Los datos se procesarán para fines estadísticos y así arrojar luz sobre el estado de la dotación de recursos para los movimientos feministas de todo el mundo, y solo se exhibirán de forma desglosada. AWID no divulgará información acerca de ninguna organización en particular ni publicará información que permita identificar a una organización por su ubicación o características sin el consentimiento acreditado de dicha organización.
Avant de commencer
Avant d’aborder la méthodologie de recherche WITM, il est important que vous connaissiez les données de base et que vous sachiez à quoi vous attendre.
Capacité
En ce qui concerne la méthodologie de recherche WITM de l’AWID, nous recommandons d’étudier toute la boîte à outils.
Bien que cette boîte à outils ait été conçue pour démocratiser la recherche WITM, il existe des contraintes en termes de capacités liées à l’expérience de votre organisation dans le domaine des ressources et de la recherche qui pourraient influencer son aptitude à utiliser cette méthodologie.
Utilisez la Fiche de travail « Êtes-vous prêts-tes ? » pour évaluer votre niveau de préparation à mener votre propre recherche WITM. Plus vos réponses aux questions de cette fiche de travail seront nombreuses, plus vous serez capable d’entreprendre votre recherche.
Confiance
Avant de commencer toute recherche, nous vous recommandons de procéder à l’évaluation des liens que votre organisation a établis avec votre communauté et de la confiance qu’elle inspire.
Dans de nombreux contextes, les organisations pourraient hésiter à partager ouvertement leurs données financières avec d’autres pour des raisons diverses allant des inquiétudes que suscite la façon dont les données seront utilisées, à la crainte de la concurrence pour le financement en passant par les préoccupations au sujet des restrictions gouvernementales croissantes imposées aux organisations de la société civile.
Lorsque vous établirez des relations et que vous mènerez des recherches informelles pendant la période précédant le lancement de votre initiative, la clarté des objectifs fixés contribuera à instaurer la confiance. La transparence permettra aux personnes qui participent à la recherche de comprendre pourquoi vous recueillez des données et en quoi cela profitera à l’ensemble de la communauté.
Nous vous recommandons vivement de faire en sorte que les données soient recueillies de manière confidentielle et partagées anonymement. Cela permettra aux personnes qui participent à votre recherche de partager plus facilement avec vous des informations sensibles.
Première étape
Nous vous invitons à consulter notre Fiche de travail « Êtes-vous prêts-tes ? » pour mesurer vos propres progrès.
Sue Hoya Sellars
Née en 1936 dans le Maryland aux États-Unis, Sue était artiste, activiste et enseignante.
Son art était destiné aux femmes et parlait des femmes. En tant que féministe lesbienne, pendant un temps séparatiste, elle s'est engagée à créer des espaces réservés aux femmes. En 1976, elle a acheté un terrain qui est toujours géré par des femmes qui y séjournent pour créer de l'art. Sue a pris une position farouche sur la question de la protection des femmes et des filles.
Avec son approche révolutionnaire, futuriste et anthropologique, elle remplissait chaque pièce dans laquelle elle entrait avec une intelligence et une excentricité authentiques, ainsi qu’un humour et un esprit impitoyable. Ses idées sur la conscience et la créativité continuent à inspirer beaucoup de gens.
Joanne Kobuthi-Kuria
Joanne est une féministe africaine passionnée par le démantèlement des inégalités de genre sur le continent africain. Elle a travaillé avec un certain nombre d'organisations mondiales, de médias et de think tanks, dont entre autres Amnesty International, Wrthy, le Local Development Research Institute, la BBC et la East African Community (EAC). Elle siège au sein de plusieurs conseils d'administration, dont celui de Freely in Hope, une ONG basée au Kenya et en Zambie, qui souhaite outiller les survivant·e·s et les défenseur·e·s dans leur lutte contre les violences sexuelles, et celui de Msingi Trust, un mouvement d'activistes qui se réunissent à la croisée de la foi et des droits humains. Elle est titulaire d'un master en gestion d’affaires, d'un master en politiques publiques et d'une licence en droit. Elle est accro aux livres, avec un penchant pour la fiction.
Snippet FEA Exclusion and Stigma (FR)

L'EXCLUSION, LA STIGMATISATION ET LES ABUS INSTITUTIONNELS
auxquels les personnes trans et les travestis continuent de faire face au quotidien
Fany Puyesky
3. Créez votre sondage
Après avoir évalué la capacité et les objectifs de recherche de votre organisation, vous pourriez choisir entre autres méthodes de collecte de données, de mener une enquête pour vos recherches.
Dans cette section :
- Pourquoi réaliser un sondage ?
- Déterminez la population cible
1. Sondage en ligne
2. Sondage sur papier- Élaborez vos questions
1. Questions courtes et claires
2. Langage simple et universel
3. Questions « ouvertes » et « fermées »
4. Organisation logique
5. Moins de 20 minutes
6. Simple et intéressant- Testez et traduisez
1. Vos conseiller-ère-s
2. Rédaction et mise à l’essai
3. Traduction- Ciblez la population pertinente
1. Taille de l’échantillon
2. Niveau de participation
3. Bases de données et liste de contacts
Pourquoi réaliser un sondage ?
Un sondage constitue un excellent moyen de rassembler des informations sur chacune des organisations afin de capter les tendances collectives.
Par exemple, la taille du budget d’une organisation ne vous renseigne pas beaucoup sur une tendance de financements destinés aux droits des femmes. En revanche, si vous connaissez les budgets de 100 ou 1 000 organisations, vous pouvez commencer à tracer le portrait de la situation collective du financement à l’appui des droits des femmes.
Alors que vous élaborez votre sondage, gardez à l’esprit le cadre de référence de votre recherche établi dans la section précédente.
N’oubliez pas : Votre cadre vous aide à déterminer quels renseignements vous tentez d’obtenir avec votre sondage. Les données recueillies devraient vous permettre de réaliser vos objectifs, de répondre à vos questions principales et de créer vos produits finaux.
Déterminez la population que vous visez
C'est une étape importante : plus vous identifiez clairement la population que vous souhaitez sonder, plus vous pourrez affiner vos questions.
Selon vos objectifs de recherche, vous pourriez créer des sondages distincts auprès des organisations de droits des femmes, des baillerus de fonds et des donateurs. Vous pourriez également concentrer votre sondage sur les groupes de femmes et mener des interviews auprès des bailleurs de fonds et des donateurs, puisque la réalisation d’un sondage auprès de chaque population peut exiger des ressources considérables.
Il se peut que les questions posées aux groupes de femmes diffèrent de celles que vous posez aux bailleurs de fonds. Si vous prévoyez de sonder plus d’une population, nous vous invitons à adapter votre collecte de données en fonction de chacune d’entre elles.
Dans le même temps, certaines des questions principales posées à chaque population pourraient se chevaucher pour permettre une analyse comparative des réponses obtenues.
Sondage en ligne
Si vous pouvez atteindre votre population cible en ligne, il est utile et efficace d’élaborer un sondage en ligne.
Nous recommandons deux outils en ligne, qui proposent des versions gratuites :
- Survey Monkey
- Survey Gizmo (en anglais)
Survey Gizmo vous permet de convertir vos données en format accessible SPSS, un logiciel statistique utile dans le cadre d’une analyse avancée des données.
La-les personne-s chargée-s de l’analyse des données sera-seront la-les mieux placé-e-s pour déterminer quels sont les outils les plus appropriés à votre recherche en fonction des compétences du personnel et des plans d’analyse.
Pour faciliter l’accessibilité, considérez la possibilité de produire un formulaire en version PDF, que vous pourrez joindre à un courriel. Cela permettra aux organisations qui ont des connexions Internet sporadiques, ou à celles qui doivent payer son utilisation à la minute, de télécharger l’sondage et de la remplir hors ligne.
Sondage sur papier
Vous pourriez décider que l’approche en ligne n’est pas assez accessible ou inclusive pour la population visée.
Dans ce cas, vous devrez élaborer un sondage sur papier et des méthodes pour atteindre les populations qui ne sont pas « branchées » (par le truchement d’activités communautaires ou par la poste avec des enveloppes-réponses préaffranchies).
Élaborez vos questions
Facilitez la tâche de ceux et celles qui répondront à votre sondage.
1. Questions courtes et claires
Si les questions sèment la confusion ou exigent des réponses complexes, vous risquez de constater que les gens ne terminent pas le sondage ou encore qu’ils fournissent des réponses inutilisables pour votre analyse.
Veillez à ce que les questions ne demandent qu’un élément d’information à la fois.
Par exemple :
- Quel est le budget de votre organisation cette année ?
Réponse facile : la personne peut aisément trouver l’information pour son organisation et la question ne demande qu’un élément d’information. - Quel pourcentage de votre budget proviendra de sources probables de financement pour votre organisation, mais qui ne sont pas encore confirmées ?
Question qui prête à confusion et réponse difficile : vous demandez une liste de sources de financement non confirmées ou un pourcentage du financement qui est probable mais non confirmé ?
Ces renseignements sont difficiles à obtenir : la personne devra calculer les pourcentages qu’elle n’a peut-être pas sous la main, augmentant ainsi le risque qu’elle ne termine pas le sondage.
2. Langage simple et universel
Plusieurs mots ou acronymes qui vous sont familiers pourraient être totalement inconnus des personnes qui répondront à votre sondage, par exemple, « mobilisation des ressources », « ODD » ou « S&E ». Assurez-vous de choisir un langage plus universel pour formuler vos questions.
S’il vous faut employer le jargon, des phrases ou des mots que vos collègues connaissent bien, mais qui ne sont pas largement adoptés, fournissez une définition qui rendra votre sondage plus facile à comprendre.
Assurez-vous d’écrire en toutes lettres les acronymes que vous utilisez. Par exemple, si vous parlez de S&E, écrivez ou dites « Suivi et évaluation ».
3. Questions « ouvertes » et questions « fermées »
Questions fermées :
Une seule réponse est possible (comme « oui » ou « non » ou encore un nombre). Les personnes qui remplissent le sondage ne peuvent répondre en utilisant leurs propres termes et devront généralement choisir parmi des catégories prédéterminées que vous aurez créées, ou encore saisir un nombre précis. Les réponses aux questions fermées sont plus faciles à mesurer collectivement et elles sont fréquemment quantitatives.
Exemple d’une question fermée : Quel est le budget de votre organisation ?
Questions ouvertes :
Il s’agit de questions qualitatives, souvent descriptives. Les personnes répondent à ces questions en utilisant leurs propres termes. Ce sont des questions qui se prêtent mieux aux interviews qu’aux sondages.
Ces questions sont plus difficiles à analyser sur le plan collectif que ne le sont les questions fermées, particulièrement si votre échantillon est vaste. Cependant, si les questions ouvertes sont très précises, les réponses seront plus faciles à analyser.
Concevez Autant que possible vos questions de sondage de telle sorte que les personnes qui y répondront pourront faire leur choix à partir d’une liste d’options, plutôt que de poser des questions ouvertes. Vous gagnerez du temps sur le plan du nettoyage et de l’analyse des données.
Exemple d’une question ouverte : Cette année, à quels défis particuliers avez-vous fait face en matière de levée de fonds ?
Familiarisez-vous avec les différents genres de questions
Il existe plusieurs manières de poser des questions ouvertes. En voici quelques exemples, que vous pouvez étudier pour déterminer le genre de questions qui correspond le mieux aux types de données que vous souhaitez recueillir :
- Les questions à choix multiples : la personne peut choisir une ou plusieurs options que vous présentez.
- Échelles de notation : la personne accorde une note sur une échelle que vous aurez prédéterminée.
Pour ce qui est de ce genre de questions, assurez-vous d’expliquer clairement ce que signifient les chiffres les plus élevés et les moins élevés de l’échelle. - Classement : la personne choisira et organisera un certain nombre de réponses que vous aurez prédéterminées.
En savoir plus sur les différents types de questions
4. Organisation logique
Si vous prévoyez de mener cette recherche à intervalles réguliers (par exemple, tous les deux ans), nous vous recommandons d’élaborer un sondage de base que vous pourrez répéter afin de suivre les tendances au fil du temps.
Ensemble 1 : Questions de présélection
Cette présélection permet d’identifier les personnes pouvant répondre au sondage.
Les sondages en ligne que nous avons proposés vous permettent de mettre fin au sondage si la personne qui y répond ne satisfait pas à vos critères d’admissibilité. Au lieu de remplir le sondage, ces personnes seront dirigées vers une page où on les remercie de leur intérêt, tout en leur expliquant que ce sondage est destiné à un type différent de répondant-e-s.
Par exemple, il se peut que vous ne souhaitiez sonder que les groupes de droits des femmes d’un lieu particulier. Les questions de présélection peuvent déterminer le lieu où se trouve la personne et éviter que les gens qui sont autre part ne poursuivent le sondage.
Ensemble 2 : Questions standardisées de base sur la démographie
Ces questions recueillent des données propres à la personne qui répond, comme le nom et le lieu de l’organisation. Ces données peuvent chevaucher les réponses aux questions de présélection.
Si les ressources le permettent, vous pouvez stocker ces réponses dans une base de données et ne poser ces questions que la première année où une organisation participe à votre sondage.
Ainsi, lorsque vous répèterez le sondage ultérieurement, les organisations pourront remplir plus facilement et rapidement le formulaire, augmentant ainsi les chances qu’il soit complètement rempli.
Ensemble 3 : Questions standardisées et obligatoires sur le financement
Ces questions vous permettront de réaliser le suivi sur la durabilité des revenus et du financement. Si votre sondage est menée annuellement ou tous les deux ans, vous pourrez ainsi capter les tendances au fil du temps.
Ensemble 4 : Questions sur des enjeux particuliers
Ces questions tiennent compte du contexte actuel. Elles peuvent se référer aux changements survenus sur la scène politique ou économique. Elles peuvent être facultatives et liées au financement, portant notamment sur les attitudes à l’égard de la levée de fonds.
Par exemple, l'enquête mondiale WITM de l’AWID en 2011 posait des questions sur les nouvelles tendances en matière de financements que le secteur privé accordait aux « femmes et aux filles ».
5. Moins de 20 minutes
Les sondages les plus courts sont les meilleurs : votre sondage ne devrait pas dépasser 20 minutes afin de respecter l’emploi du temps des répondants-tes et de leur permettre d’y répondre complètement.
Il peut être tentant de poser une multitude de questions en espérant recueillir un grand nombre d’informations. Cependant, les sondages trop longs sont fatigants et risquent de lasser les personnes répondantes ou encore de les éloigner de votre organisation.
De plus, plus vous aurez de questions plus votre sondage sera laborieux à analyser.
6. Simple et intéressante
- Avant de commencer, informez les participants du temps qu’il leur faudra pour remplir le questionnaire.
- Précisez le genre d’informations dont ces personnes auront besoin pour le remplir afin qu’elles leur soient facilement accessibles (par exemple, si vous demandez des données financières, dites-le dès le départ pour que les personnes soient préparées).
- Demandez des renseignements que les organisations peuvent facilement se procurer et vous fournir : par exemple, les organisations pourraient avoir du mal, ou être dans l’impossibilité de vous fournir des renseignements financiers d’il y a 20 ans.
- Proposez des mesures incitatives pour convaincre la population ciblée de remplir le questionnaire, comme le tirage d’un prix.
Par exemple, dans le cadre de le sondage mondiale WITM de 2011, l’AWID a organisé un tirage dont le prix était un billet d’avion aller-retour pour participer au Forum de l’AWID.
Conseils généraux
- Demandez des détails budgétaires précis plutôt que d’offrir une échelle (selon notre expérience, les montants spécifiques sont plus utiles lors de l’analyse).
- Précisez la devise ! Si nécessaire, dans les réponses sur les aspects financiers, demandez à tout le monde de convertir leurs réponses dans la même devise ou demandez aux personnes qui répondent au sondage de préciser la devise qu’elles utilisent.
- Assurez-vous de recueillir assez de renseignements démographiques sur chaque organisation, afin de contextualiser les résultats et de nuancer les tendances dégagées.
Par exemple : Si vous analysez où est l’argent dans un pays particulier, il sera utile de savoir d’où provient chacune des organisations et/ ou à quel niveau (rural, urbain, local, national) elles évoluent. Cela permet de capter les tendances les plus importantes, comme la plus grande disponibilité des fonds pour les groupes urbains.
Testez et traduisez
1. Vos conseiller-ère-s
Le fait de mobiliser vos partenaires dès le départ vous permettra d’établir des relations plus approfondies et assurera une recherche plus inclusive et de meilleure qualité.
Ces personnes vous fourniront des commentaires sur la version préliminaire de votre sondage, piloteront les mises à l’essai et examineront l’analyse préliminaire des résultats de le sondage et d’autres collectes de données.
Ces conseiller-ère-s annonceront également le sondage à leurs publics lorsqu’elle sera prête à être lancée. Si vous prévoyez un sondage en plusieurs langues, assurez-vous de compter sur des partenaires qui parlent ces langues.
Si vous choisissez de collecter vos données à l’aide d’un sondage et d’interviews, les partenaires qui vous auront guidé dans la conception de votre sondage peuvent aussi être interviewé-e-s.
2. Version préliminaire et test
Lorsque la version préliminaire de votre sondage est terminée, testez-la auprès de vos partenaires avant de la présenter à votre population cible. Vous serez ainsi en mesure de détecter et d’ajuster les problèmes techniques ou les questions prêtant à confusion.
De plus, vous pourrez mesurer concrètement le temps nécessaire pour remplir le formulaire.
3. Traduction
Lorsque le sondage est achevé et qu’il a été testé dans votre langue maternelle, il peut être traduit.
Assurez-vous de tester les versions traduites de votre sondage. Dans un souci de clarté, certaines des personnes qui testeront le sondage devront la traduire dans leur langue maternelle.
Ciblez la population pertinente
1. Taille de l’échantillon
La taille de l’échantillon représente le nombre de personnes ayant rempli votre sondage.
Votre échantillon devrait refléter les caractéristiques de la population plus vaste que vous souhaitez analyser.
Par exemple : Imaginons que vous souhaitez analyser les millions de groupes de droits des femmes à Valyria, mais vous n’avez ni le temps ni les ressources pour sonder chaque groupe.
Vous pouvez à la place ne sonder que 500 groupes. Ces groupes seront l’échantillon représentatif de tous les groupes de femmes de la région.
Tailles d’échantillons recommandées
- 100 personnes participantes ou moins : tend à ne pas être fiable.
- 250 à 400 : générera des résultats relativement exacts.
- Plus de 400 : entièrement adéquat et permettra également une analyse précise des sous-groupes (par exemples, les groupes d’âge).
Bien qu’il ne soit pas nécessaire de déterminer la taille exacte de votre échantillon avant de lancer votre sondage, le fait de l’avoir estimé vous permettra de déterminer le moment où vous aurez atteint un nombre suffisant de répondant-e-s ou si vous devez prévoir un prolongement des dates de le sondage possible, si vous estimez que vous n’avez pas contacté assez de personnes.
2. Niveau de participation
Un élément qui est encore plus important que la taille de l’échantillon est le nombre de personnes de la population ciblée qui seront en mesure de participer à un sondage.
Si de larges portions ou d’importantes tranches de la population sont systématiquement exclues (soit en raison de la langue, de l’accessibilité, du moment, de problèmes de base de données, d’accès à l’Internet ou d’autres facteurs), il est impossible de mesurer précisément la fiabilité statistique des données de sondage.
Dans notre exemple : vous devez vous assurer que tous les groupes de femmes de Valyria ont eu l’occasion de participer à le sondage.
Si un segment des groupes de femmes de Valyria n’utilise par l’Internet, et que vous recrutez des participant-e-s uniquement à partir de méthodes en ligne, vous ignorez alors dans votre échantillon final une tranche considérable de la population ciblée. Par conséquent, votre échantillon n’est pas représentatif de tous les groupes de femmes de Valyria.
Vous ne pouvez tirer de conclusions exactes de vos données si des tranches de population sont exclues de votre échantillon. L’utilisation d’un échantillon représentatif, vous permettra d’éviter cette erreur.
3. Bases de données et liste de contacts
Pour connaître la composition des groupes de femmes dans votre région de recherche (région, population, etc.), il pourrait être utile d’examiner les bases de données.
- Certains pays pourraient avoir des bases de données sur tous les organismes sans but lucratif inscrits, ce qui vous permettra de connaître l’ensemble de votre population.
- Si les bases de données ne sont pas disponibles, vous pouvez générer votre propre liste de groupes de votre région d’intérêt. Commencez par les réseaux et les coalitions et demandez-leur de vous aiguiller vers d’autres groupes qui ne font pas partie de leurs membres.
C’est en connaissant la composition générale des groupes de femmes que vous avez l’intention de cibler que vous aurez une meilleure idée de l’allure que prendra votre échantillon : il devrait représenter une mini-version de la population d’ensemble.
Une fois que les personnes auront répondu au sondage, vous pourrez mesurer si la population que vous avez touchée (votre taille d’échantillon) correspond à la composition de l’ensemble de la population ciblée. Si ce n’est pas le cas, vous pourriez choisir de déployer des activités de sensibilisation auprès des tranches de population qui selon vous ont été exclues ou prolonger la période d’ouverture de votre sondage.
L’incertitude face à la représentativité de votre échantillon ne doit pas vous paralyser : faites tous les efforts pour étendre votre recherche le plus loin et le plus largement possible.
Étape précédente
Étape suivante

Temps estimé :
• 2 - 3 moisPersonnel requis :
• 1 personne (ou plus) chargée de la recherche • Traducteur(s)-trice(s), si vous voulez traduire votre sondage • 1 personne (ou plus) pour diffuser le sondage auprès des populations choisies • 1 personne (ou plus) chargée de l'analyse des donnéesRessources requises :
• Liste d’organisations, de donateurs et d’activistes agissant à titre consultatif • Un prix de récompense pour encourager les gens à répondre à votre sondage (optionnel) • Une marque de reconnaissance pour vos conseillers-ères (optionnel)Ressources disponibles :
• Survey Monkey ou Survey Gizmo (en anglais) • Exemple : Enquête mondiale WITMÉtape précédente
Étape suivante
4. Recueillez et analysez vos données
Êtes-vous prêts-tes ?
Ottilie Abrahams
Ottilie was a Namibian feminist activist, educator and politician.
Ottilie was one of the founders of the South West African People's Organisation (SWAPO), the Yu Chi Chan Club (an armed revolutionary group); and the South West African National Liberation Front (SWANLIF). She was also a founder of the Namibian Women’s Association and Girl Child Project.
Throughout her life, Ottilie argued for the right to argue, think, contest, and demand. She mobilized women, organized students and teachers and criticized other comrades for their elitism and their corruption.
Ottilie worked ferociously to dismantle patriarchy, and to create a concrete transformative, liberatory, feminist participatory democracy.
Ottilie often said: “I will rest the day I die.”
Maria Olivo
Maria is a graphic designer and visual communicator. Maria has worked with NGOs and Human Rights like Profamilia and OXFAM. As a woman of the Global South, she feels especially called to use her skills to work with organizations that help protect the wellbeing, as well the rights of millions of girls and women in Latin America.
Snippet FEA Audio Story 3 (EN)
Listen to the story here:
Laura Pollán
Can I contact someone if I have questions or concerns?
If you have any questions or concerns, please contact us via the form here, indicating “WITM Survey” as the title of your message. You can also write to us at witm@awid.org.
9. Advocate and tell the world!
The results of your research will also shape your advocacy – for example, your results will have revealed which sectors fund the most and which sectors you feel need donor education.
In this section
- Build your advocacy strategy
- Reach out to your network
- Adapt your strategy to the sector
1. Women’s rights organizations
2. Bilaterals and multilaterals
3. Private foundations
4. Women’s funds
5. Private sector and new donors
Build your advocacy strategy
In the “Frame your research” section of this toolkit we recommend that you plot out what goals you hope to accomplish with your research. These goals will allow you to build an advocacy strategy once your research is complete.
An advocacy strategy is a plan of distributing your research results in a way that allows you to accomplish your goals, falling under the broader goal of advocating with key sectors to make positive changes for resources for women’s rights organizing.
Using the goals defined in your research framing:
- List the potential groups of contacts who can be interested in your research results
- For each group, explain in one sentence how they can help you achieve your goal.
- For each group, mark what tone you are supposed to use to talk to them (formal professional, commentary casual, do they understand the field’s jargon?)
- List every media that can allow you to reach these audiences, in the proper tone (social media to build community feeling, press release for official announcement to a general audience, etc.)
From this list – as exhaustive as possible, chose which ones are the most efficient for achieve your goals. (See below for specific examples of audiences and advocacy methods)
Once you have a strategy, you can start the dissemination.
Reach out to your network
To disseminate your results, reach out first to the contacts through whom you distributed your survey, as well as to all your survey and interview participants.
- First, take this opportunity to thank them for contributing to this research.
- Share with them the main survey results and analysis.
- Make it easy for them to disseminate your product through their networks by giving them samples of tweets, Facebook posts or even a short introduction that they could copy and paste on their website.
Do not forget to state clearly a contact person and ask for a confirmation once they have published it.
On top of making you able to track who disseminated your report, it will help build stronger relationships within your network.
Adapt your strategy to the sector
As an example, we present below a list of sectors AWID engages in advocacy.
- Use this list as a point of departure to develop your own sector-specific advocacy plan.
- Create an objective for what you hope to accomplish for each sector.
- Be sure to add any additional sectors to this list that are relevant for your particular research, such as local NGOs or local governments, for example.
Your list of advisory organizations and individuals will also be useful here. They can help you disseminate the report in different spaces, as well as introduce you to new organizations or advocacy spaces.
1. Women’s rights organizations
Sample objectives: Update women’s rights organizations on funding trends; brainstorm collaborative efforts for resource mobilization using research findings; influence how they approach resource mobilization
Examples of possible advocacy methods:
-
Offer seminars, learning cafés or other events throughout your region, in relevant languages, in order to update women’s rights organizations with the findings of your research.
-
If you can’t physically reach everyone in your region, think about setting-up a webinar and online presentations.
-
Present your findings at larger convenings, such as the Commission on the Status of Women (CSW).
-
Beyond your own organizations’ newsletters and website, write articles on different platforms that are frequented by your target audience.
Some examples: World Pulse, OpenDemocracy, feministing.
2. Bilaterals and multilaterals
Sample Objective: Raising awareness about how funding is not meeting established commitments and how this sector needs to improve funding mechanisms to finance women’s rights organizing.
Identify which bilateral & multilaterals have the most influence on funding – this could include local embassies.
Examples of possible advocacy methods:
- Enlist ally organizations and influential individuals (some may already be your advisors for this research process) to do peer education.
- Seek their assistance to disseminate research finding widely in large multilaterals (like the UN).
- Present at and/or attend influential spaces where bilaterals and multilaterals are present, such as GENDERNET .
- Publish articles in outlets that are read by bilaterals and multilaterals such as devex, Better Aid, Publish What You Pay.
3. Private foundations
Sample Objective: Expand the quality and quantity of support for women’s rights organizations.
Examples of possible advocacy methods:
- Attend and/or present at events led by private foundations.
- Approach private foundations through membership groups, such as the International Human Rights Funders Group or African Philanthropy Network. Propose sessions at their events.
- Reach out to progressive grantmaking alliances, such as EDGE Funders, for dissemination and possible presentation.
- Publish articles on different outlets read by private funders, such as The Chronicle of Philanthropy and Alliance Magazine.
4. Women’s funds
Sample Objective: Encourage them to continue their work at higher scale.
Examples of possible advocacy methods:
- Hold presentations at the women’s funds in your region and in countries that you hope to influence.
- Disseminate your research findings to all women’s funds that impact the region, priority issue or population you are focusing on.
- Consider doing joint efforts based on the results of the findings. For example, you could propose to collaborate with a fund to develop an endowment that closes the funding gaps found in your research.
5. Private sector and new donors
Sample Objective: Increase their understanding of the field and encourage coherence between their philanthropic interests and business practice.
Examples of possible advocacy methods:
- Enlist ally organizations and influential individuals (some may already be your advisors for this research process) to do peer education.
- Arrange meetings with influential private actors to present your research findings.
- Host your own meeting, inviting private sector actors, to share the findings and to advocate for your position.
Make sure to adapt your presentations, propositions and applications to each targeted group.
Previous step
Are you ready to start your own research?
We strongly recommend referring to our Ready to Go worksheet to assess your own advancement.

Estimated time:
• 1-2 years, depending on advocacy goals
People needed:
• 1 or more communications person(s)
Resources needed:
• List of spaces to advertise research
• List of blogs and online magazines where you can publish articles about your research finding
• List of advisors
• Your WITM information products
• Sample of Advocacy Plan