Philippe Leroyer | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

Défenseur-e-s des droits humains

Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.

Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.


Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses

Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.

En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :

  • les agressions physiques et la mort
  • les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
  • le harcèlement judiciaire et la criminalisation
  • l’épuisement

Une approche holistique et collaborative de la sécurité

Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :

  • éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
  • renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.

Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :

  • de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
  • de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
  • de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
  • de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.

Nos actions

Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.

  • Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;

  • Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;

  • Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;

  • Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.

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Snippet AWID Forum Location Announcement Title (EN)

Announcing the AWID Forum Date & Location

Club de Cine Feminista - Club de Cine Feminista

Ya está disponible nuestro primer programa del Club de Cine Feminista: «Tenderness is the Sharpest Resistance» [«La ternura es la resistencia más intensa»], que es una serie de películas sobre realidades feministas de Asia-Pacífico curada por Jess X. Snow.

MIRAR

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This image shows a full list of AWID at CSW69 activities

Doris Valenzuela Angulo

Doris Valenzuela Angulo was an Afro-descendant social activist, leader and human rights defender from Buenaventura, Colombia. She was part of Communities Building Peace in the Territories (CONPAZ), a national network of organizations in communities affected by armed conflict that advocate for non-violence and socio-environmental justice. 

Doris defied constant paramilitary violence and pressures from mega projects to displace her community and state collusion. Faced with one of the most difficult contexts in her country, she played a leadership role in an unprecedented initiative of non-violent resistance called Puente Nayero Humanitarian Space, an urban place for community cohesion, safety, creativity and collective action. 

This unique non-violent struggle of the families that belonged to Puente Nayero Humanitarian Space, attracted attention and support from both local and international agencies. By September 2014, the Inter-American Commission on Human Rights had granted precautionary protection measures to the community ordering the Colombian State to adopt necessary measures to preserve their lives and personal integrity. However, the threats and violence from the paramilitaries continued. Doris focused her energies on preventing forced recruitment of children and young people by the neo-paramilitaires, continuing on despite the murder of her son Cristian Dainer Aragón Valenzuela in July 2015. Doris also became a target, continuously receiving threats for her activism and the work she did.  

The continued aggression and threats against her life forced Doris to leave Colombia. She was residing in Spain from February 2017 to February 2018, as part of the Amnesty International temporary protection program for human rights defenders at risk. In April 2018, Doris was murdered in Murcia, Spain by her ex-partner. She was only 39 years old. 


Tributes:

"Doris, spending a whole year with you has taught us how a person can have the ability to transform and generate hope in the face of deeply negative and devastating events during your life...We continue with our commitment in the defense of all human rights. Your courage and your light will always guide us.” - Montserrat Román, Amnesty International Grupo La Palma

Excerpt from “Words for Doris Valenzuela Angulo” by Elsa López

"..You knew it. You always knew. And in spite of everything you stood firm against so many injustices, so many miseries, so much persecution. You stood up, haughty and fierce, against those who wanted to make you again abandon your hopes, humble yourself and surrender. Standing up you cried out for your freedom and ours that was yours. Nothing and no one paralyzed your efforts to change the world and make it more generous and livable. You, live among us, more alive today than ever among us despite death. Always live by your gestures, your courage, your greatness when crying for a promised land that you came to invoke with each of your cries for all the deserts you inhabited. You. Always alive. Doris Valenzuela Angulo.

They are only words. I know. I know it too. But the words unite us, protect us, give us strength and encouragement to continue walking towards the light that you defended so much…” 

Clone of Corporalidades Transnacionales | Nota de lxs editorxs

Sin palabras 

Chinelo Onwualu
Ghiwa Sayegh
Chinelo Onwualu Ghiwa Sayegh
«Cuando estamos desesperadxs por el cambio, como sucede tanto en la enfermedad como en la insurrección, nuestro lenguaje se vacía de complejidad, se queda con sus componentes más esenciales… Sin embargo, a medida que la enfermedad y la revolución persisten, el lenguaje que se hizo en ellas y sobre ellas se profundiza, admite más matices, inmerso en la aguda experiencia humana de encontrar los propios límites en el lugar del fin del mundo».

Johanna Hedva


Cuando comenzamos a delinear este número con Nana Darkoa, antes de Crear | Résister | Transform: un festival para movimientos feministas! de AWID, partimos de una pregunta que es más bien una observación sobre el estado del mundo, un deseo de cambiar el terreno: ¿por qué nuestras sexualidades y placeres siguen siendo domesticados y criminalizados incluso cuando nos dicen, una y otra vez, que no tienen valor ni contribuyen al progreso? Llegamos a la conclusión de que cuando se corporizan, hay algo en nuestras sexualidades que opera contra un orden del mundo que sigue manifestándose en los controles fronterizos, los apartheids en relación a las vacunas, el colonialismo de asentamiento, la limpieza étnica, y el capitalismo descontrolado. ¿Podemos hablar, entonces, del potencial disruptivo de nuestras sexualidades? ¿Podemos seguir haciendo eso cuando, para poder obtener recursos, nuestros movimientos deben ser cooptados e institucionalizados?

Cuando el trabajo de nuestros cuerpos se convierte en ganancias en las manos de los sistemas que buscamos desmantelar, no sorprende que nuestras sexualidades y placeres queden relegados una vez más a las márgenes, especialmente cuando no son lo suficientemente rentables. En muchos momentos durante la producción de este número, nos preguntamos qué sucedería si nos negáramos a dar cabida a los servicios esenciales del capitalismo. Pero ¿podemos atrevernos a hacer esa pregunta cuando estamos agotadxs por el mundo? Quizás nuestras sexualidades son desestimadas con tanta facilidad porque no son vistas como formas de cuidado. Quizás lo que necesitemos sea reimaginar el placer como una forma radical de cuidado, una que también es anticapitalista y anti-institucional.

Estamos entrando en nuestro segundo año completo de pandemia global y nuestro abordaje de la corporalidad transnacional ha tenido que concentrarse en un único descubrimiento político: que cuidar es una forma de habitar la corporalidad. Y como ahora tanto de nuestro trabajo se hace sin tomar en cuenta los límites entre y dentro de nosotrxs, todxs somos Corporalidades Transnacionales, y eso a todxs nos sale mal. Estamos fallando en cuanto a cuidarnos y, lo que es más grave, en cuidar a lxs otrxs. 

Ese fracaso no es producto de nuestras acciones. 

Muchxs de nuestras madres y padres pensaban que el trabajo era transaccional, algo que debía darse a cambio de una compensación y una garantía de cuidado. Y si bien ese intercambio no siempre se cumplió, nuestrxs madres y padres no esperaban que su trabajo les diera satisfacción. Para eso tenían su ocio, sus pasatiempos, y sus comunidades. Hoy, nosotrxs, sus hijxs, que hemos sido condicionadxs para pensar en nuestro trabajo como entrelazado con nuestra pasión, no tenemos esas expectativas. Pensamos el trabajo y el ocio como una sola y misma cosa. Para demasiadas personas, el trabajo ha llegado a encarnar todo lo que somos. 

Sin embargo, el capitalismo heteropatriarcal no nos valora, ni hablar de que valore nuestro trabajo o nuestras sexualidades. Este es un sistema que solo te exigirá más y más hasta que mueras. Y cuando mueras, te reemplazará por otra persona. Que se espere que estemos en línea todo el día significa que simplemente no podemos tomar distancia del trabajo, ni siquiera cuando queremos hacerlo. Esta comercialización del trabajo, divorciándolo de la persona, ha permeado cada aspecto de nuestras vidas y está siendo perpetuado incluso en los círculos más feministas, más radicales y más revolucionarios. 

Las expectativas capitalistas siempre han sido particularmente dañinas para los cuerpos que no se ajustan a su ideal. Y quienes buscan consolidar sus poderes han utilizado la pandemia como una oportunidad para concentrar sus ataques en las mujeres, las minorías sexuales y cualquier otrx a quien subestimen. 

Este número especial existe debido a eso y ciertamente a pesar de eso. 

Casi todxs lxs colaboradorxs e integrantes del equipo se estaban presionando para ir más allá de su capacidad. Cada una de las colaboraciones fue producida desde un lugar de pasión, pero también de un increíble agotamiento. De una forma muy real, este número encarna el trabajo transnacional y, en el mundo digital en el cual vivimos, todo trabajo se ha convertido en trabajo transnacional. A medida que nos enfrentamos a nuevas fronteras que no han roto un viejo orden sino que lo reifican, experimentamos de primera mano, junto a nuestrxs colaboradorxs, cómo el capitalismo vacía nuestros límites, cómo se hace difícil construir argumentos coherentes, especialmente cuando tenemos una fecha límite para hacerlo. Nos quedamos colectivamente sin palabras, porque nos quedamos sin mundos. 

Es precisamente porque nos sentimos perdidxs y solxs en el mundo del capitalismo heteropatriarcal que tenemos que reevaluar y repensar nuestros sistemas de cuidado. En muchos sentidos, hicimos de este número una misión de encontrar placer en el cuidado. Porque se ha vuelto más difícil construir argumentos coherentes, los medios visuales y creativos han pasado al primer plano. Muchas personas que solían escribir se han volcado a estos medios como una vía para producir conocimiento y atravesar la niebla mental que nos ha envuelto a todxs. Trajimos otras voces a este número, además de muchxs a quienes ya escucharon en el Festival, como una manera de abrir nuevas conversaciones y ampliar nuestros horizontes. 

Woman with hijab-squiggle

Dado que nos roban nuestras palabras, es nuestro deber político seguir encontrando maneras de mantenernos y cuidarnos a nosotrxs mismxs y a lxs otrxs. Muchas de nuestras realidades actuales están tratando de borrarnos y desplazarnos, mientras que siguen explotando nuestro trabajo. Nuestra corporización, por lo tanto, se convierte en una forma de resistencia; es el comienzo de que encontremos nuestro camino hacia afuera y hacia nosotrxs mismxs. 

Snippet Discover Forum Stories (ES)

This image is in the cover of the Forum Stories report. It shows 4 overlapping speech bubles, yellow, pink, purple and turquoise. Each contains the illustration of one or two people in conversation.

Los movimientos feministas han cambiado y se han adaptado enormemente desde la última vez que nos reunimos de esta manera - así que para recordar por qué son importantes los Foros de AWID, pedimos a activistas de todo el mundo que reflexionaran y compartieran sus historias, impresiones y recuerdos. Esto es lo que aprendimos.

Descubre las historias del foro 

Film club - The Turtle's rage

La carapace de mon père (2012) Allemand | Arabe avec sous-titres anglais

LA CARAPACE DE MON PÈRE raconte l'histoire d'un homme mystérieux dont la vie a été modelée par la fuite, l’expulsion, la vie en exil et un retour raté en Palestine. Le film comporte la quête d’une fille cherchant à obtenir des réponses de la part de son père.


Discussion en direct avec Pary El-Qalqili, réalisatrice de « La carapace de mon père » 

Snippet - CSW69 On anti-rights resistance - EN

On anti-rights resistance

Mena Mangal

Mena Mangal fue una destacada periodista de televisión, defensora de los derechos de las mujeres y asesora cultural de la Wolesi Jirga, la cámara baja del parlamento nacional de Afganistán.

Durante más de una década, trabajó para Ariana TV, el canal Lamar de lengua Pashto de Tolo TV, y para la emisora privada de televisión nacional afgana Shamshad TV. Como presentadora, Mena se enfocó en los derechos de las mujeres y en los programas de entrevistas culturales.

"La defensora de los derechos de la mujeres Wazhma Frogh dijo que Mangal "tenía una voz fuerte" y  se pronunció activamente como defensora de su pueblo".

Fuera de la pantalla, también dirigió páginas populares de redes sociales que defendían los derechos de las niñas y mujeres afganas a la educación y el trabajo. En lo que concierne a su vida privada, Mena escribió extensamente acerca de cómo había sido forzada a contraer un matrimonio arreglado en 2017, y sobre el proceso que tuvo que atravesar para poder obtener finalmente el divorcio.

En un post de Facebook, Mena escribió que estaba recibiendo amenazas de muerte de fuentes desconocidas, pero que aun así continuaría llevando a cabo su trabajo.

El 11 de mayo de 2019, Mena fue atacada por hombres armados desconocidos y asesinada a tiros a plena luz del día en un espacio público del sudeste de Kabul.

"Estamos preocupadxs por la situación actual ya que está teniendo un impacto directo en las mujeres que trabajan fuera de sus casas... Las mujeres periodistas están cambiando de profesión debido a los crecientes riesgos que enfrentan". - Robina Hamdard, defensora de los derechos de las mujeres en Kabul.

Un futuro alternativo es posible, solo debemos seguir creyendo

Por Michel’le Donnelly

El Festival Feminista Crear | Resister | Transform de septiembre fue una bocanada de aire fresco en estos tiempos tan inciertos, turbulentos y dolorosos.

El espacio que creó este festival era muy necesario. Necesario para el alma de quienes buscamos consuelo en estas horas sombrías. Necesario para esas ansias de comunidad en un mundo que se siente cada vez más aislado y, sobre todo, necesario para quienes luchamos contra los mismos sistemas que nos han puesto a muchxs de nosotrxs de rodillas, en especial durante los últimos dos años.

«Las crisis no son un fenómeno nuevo para los movimientos feministas y sociales; tenemos una dilatada historia de supervivencia ante la opresión y de construcción de nuestras comunidades y de nuestras propias realidades». 

Defender visiones alternativas y realidades alternativas a la que estamos viviendo ahora es la piedra basal de la agenda feminista. Hay muchísimas personas maravillosas que están abocadas a explorar distintas formas de existencia para nosotrxs en el mundo. Son alternativas centradas en las personas. Son equitativas y justas. Son mundos colmados de amor, ternura y cuidados. Las visiones descritas son prácticamente demasiado bellas para imaginar, pero debemos forzarnos a imaginar porque es la única forma de seguir. 

Durante los últimos 10 años, he tenido la increíble fortuna de trabajar con un colectivo feminista que no solo está imaginando una realidad alternativa, sino que está viviendo en ella activamente. Nos inspira la labor de tantos otros movimientos feministas de todo el globo que no han permitido que el patriarcado blanco supremacista y capitalista los disuadan de su visión. Este colectivo me mantuvo en pie cuando todo lo que deseaba era desmoronarme. Muy similar a la historia que relató María Bonita el cuarto día del festival; la liberación que he encontrado en los movimientos feministas es demasiado potente como para que solo yo la experimente. Es algo para compartir, algo que tenemos que gritarlo a los cuatro vientos para invitar a otras personas a sumarse. 

El cuarto día del festival nos trajo una conversación cautivante entre Felogene Anumo, la Dra. Dilar Dirik, Nana Akosua Hanson y Vandana Shiva, quienes alentaron a quienes asistimos al festival a creer no solo que un futuro alternativo es posible, sino que se hace imperiosamente necesario. Los feminismos venimos hablando de mundos alternativos desde hace muchos años, y escuchar hablar sobre ellos en el panel no solo nos abrió los ojos, sino que además nos reconfortó. Cuando digo que nos reconfortó quiero decir que me hizo sentir seguridad al saber que ciertamente existen sólidas redes feministas globales que trabajan en las fronteras nacionales e internacionales para descolonizar los marcos establecidos de nuestras realidades actuales. 

¿En qué consiste una realidad alternativa? 

Durante la sesión, la Dra. Dirik destacó el hecho de que la convicción, el sacrificio y la paciencia son lo más necesario para abolir los sistemas opresivos en los que vivimos hoy. La colaboración, el compañerismo, la creatividad, la solidaridad y la autonomía. Estos son los pilares fundamentales para erigir una sociedad global feminista a los que todos los movimientos feministas del mundo deberíamos aferrarnos. 

En todo el globo se pueden encontrar varios ejemplos prácticos de estas realidades, incluido el Movimiento Soulaliyate para los Derechos de las Mujeres al Uso de la Tierra. En referencia a las mujeres tribales de Marruecos que viven en tierras colectivas, el Movimiento de Mujeres Soulalyate es la primera movilización nacional de base por los derechos a la tierra de ese país. Si bien, en un principio, el movimiento era bastante pequeño, este creció hasta convertirse en una agenda de orden nacional que desafió la naturaleza de género de las leyes que rigen el uso de la tierra en Marruecos. En 2019, el grupo contribuyó a modificar el marco legislativo nacional sobre la gestión de los bienes comunitarios a través de la adopción de tres conjuntos de leyes que garantizan la igualdad entre mujeres y hombres. 

Otro ejemplo práctico es el de Casa Trans Zuleymi de Perú. La casa, que funciona desde 2016, es un refugio para mujeres, niñas y adolescentes migrantes trans a quienes el Estado ha dejado atrás. Ha brindado albergue seguro a 76 mujeres migrantes trans de Venezuela, junto a 232 de zonas selváticas, comunidades indígenas y la costa norte de Perú. 

Saber de estos movimientos feministas que están haciendo su parte para convertir en realidad los futuros alternativos es sumamente inspirador y necesario, en especial cuando me cuesta tanto lidiar con la sucesión interminable de malas noticias que parecen fluir sin interrupción. 

«El patriarcado capitalista es como un cáncer. No se sabe cuándo para de crecer». Dra. Vandana Shiva 

Desde siempre, AWID ha sido un movimiento inspirado en las realidades feministas que podemos vivir. Con sus festivales, así como con la revista y la caja de herramientas sobre las realidades feministas, nos ha mostrado otro modo de hacer las cosas. Podemos imaginar un mundo donde el cuidado sea prioridad, donde las economías feministas y la justicia de género sean la norma. La creación de futuros alternativos es nuestra forma de devolver el golpe, es nuestra forma de resistir a la violencia que se perpetra contra nuestros cuerpos todos los días. 

El Festival Crear | Resister | Transform me permitió sentirme muy conectada con una comunidad global, a muchxs de lxs cuales nunca voy a conocer. Saber que todxs estamos reclamando y trabajando en pos de otro mundo encendió una llama en mi alma y no veo la hora de conocer qué nos traerá el próximo festival. 

Si te lo perdiste, cerciórate de ver la sesión «Otro mundo está en camino: alternativas, feminismos y otro mundo» celebrada el cuarto día del festival. Y recuerda, como expresó la Dra. Shiva de modo tan elocuente: «La energía de las mujeres mantendrá la vida en la tierra. No nos vencerán». 

Quelles mesures seront mises en place pour protéger la santé publique et contenir les risques d'épidémie de la Covid19 ?

Nous surveillons attentivement ce risque parmi d'autres, et nous publierons des informations détaillées concernant la santé et la sécurité dès l'ouverture des inscriptions afin que vous puissiez prendre une décision en toute connaissance de cause. En outre, le format hybride est conçu de façon à offrir une expérience de participation significative aux personnes qui préféreront ne pas voyager ou qui ne sont pas en mesure de le faire.

OURS 2021 - Explorar los capítulos

Explorar los capítulos

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Lina Ben Mhenni

« Je veux dire à tou·te·s les Tunisien·ne·s : Nous devons nous rassembler pour dire “non” à la censure et aux procès d’opinion. » - Lina Ben Mhenni (entretien de 2013)

Lina Ben Mhenni était une blogueuse, activiste et chargée de cours de linguistique tunisienne. Elle s’est exprimée haut et fort contre la censure sur Internet, a défendu la liberté d’expression ainsi que les droits des femmes et les droits humains. Lina s’est également battue pour la libération des étudiant·e·s arrêté·e·s sous l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali. 

« Un cyberactiviste doit aller sur le terrain, sentir ce que vivent les autres. On dit que la Révolution tunisienne est celle du Net, mais si elle n’était que ça, elle n’aurait jamais abouti ! » » Lina Ben Mhenni (article dans Ouest-France)

Elle a co-organisé en 2010 une manifestation en réaction à la suppression des médias et la censure sur Internet imposées par le gouvernement. Lina était très connue pour son blog « A Tunisian Girl » et son travail pendant la révolution tunisienne en 2011 était reconnu. Elle s’est servie de son blog pour transmettre des informations sur la révolte, partager des images documentant les manifestations, et a été parmi les rares voix qui s’élevèrent pour dénoncer les assassinats et la répression des manifestant·e·s à Sidi Bouzid. Lina était une des rares blogueuses à utiliser son vrai nom sur Internet, et non un pseudonyme pour protéger son identité. 

« Notre liberté d’expression est vraiment en danger. Je crains que nous ne soyons en train de perdre les fruits magnifiques de notre révolution : la disparition de la peur et la liberté d’expression. Nous devons continuer de nous battre pour protéger et préserver ce droit. » - Lina Ben Mhenni (entretien de 2013)

Lina n’avait que 36 ans lorsqu’elle est décédée, le 27 janvier 2020, de complications d’une maladie auto-immune. 

« La liberté, une meilleure éducation et la santé - c’est tout ce que nous voulions. Lorsque nous échouions, elle nous incitait à continuer. » Hala, l’institutrice de Lina.
 

Lettre d’amour aux mouvements féministes #4

À mes féministes séropositives bien-aimées,

Enveloppes de scrapbooking qui disent des lettres d'amour aux mouvements féministes. L'enveloppe sur le dessus dit De Jessica Whitbread

Nous sommes ensemble depuis plus de 20 ans, et je chéris toujours autant votre amour et votre soutien. Il est intéressant de remarquer que vous parvenez à la même étape que l’AWID en tentant toutes, de manière synchrone, de définir comment mobiliser et soutenir la communauté. Aux mères du mouvement : votre leadership et votre orientation sont sans égal. Je pense particulièrement à Prudence Mabele, Kate Thompson, Darien Taylor, Patricia Perez, Martha Tholanah, Deloris Dockery, Iris De La Cruise, Doris Peltier, Cecilia Chung, et bien d’autres encore. Bien que vous ne soyez pas parfaites (comme aucune de nous ne l’est), vous faites toujours passer la communauté en premier et défendez l’inclusion de TOUTES les femmes vivant avec le VIH dans les sphères féministes.

J’aime la manière dont vous m’avez tenue lorsque personne d’autre ne pouvait le faire, et plus important encore, la manière dont nous nous tenons mutuellement. Vous comprenez la stigmatisation, la discrimination, la violence et la douleur, mais également la joie, l’amour et le pardon. En tant que féministes vivant avec le VIH, nous sommes glorieuses et puissantes dans notre intersectionnalité. Nous comprenons que le féminisme inclut et est mené par les communautés - nos sœurs noires, racisées et autochtones, les communautés de personnes trans et de genres divers, queer et lesbiennes, de travailleureuses du sexe, de celles qui ont été incarcérées et celles qui consomment des drogues - comme défini dans le principe GIPA (une participation accrue des personnes vivant avec le VIH). Votre féminisme englobe tout. Nous parlons des questions difficiles et des communautés criminalisées, parce qu’en tant que personnes vivant avec le VIH, nous sommes nous-mêmes criminalisées.

Je manquerais à mes devoirs si je n’envoyais pas plein d’amour aux jeunes femmes vivant avec le VIH, le pouls de notre mouvement. Je parle de vous, Kia Lebejia, Keren Dunaway, Liz Onyango, Faith Ona, Sara Thapa Maga, Doreen Moraa, Yana Panfilova et les millions d’autres activistes incroyables vivant avec le VIH. Vous êtes ce pouvoir qui continuera à nous propulser vers l’avant et permettra que les mouvements féministes traditionnels reconnaissent toute notre importance. Merci de faire progresser notre mouvement, de TOUJOURS inclure les personnes trans et de genres divers, de parler des liens entre changements climatiques et santé des droits sexuels reproductifs.

Je vous aime, vous aime, vous aime, vous aime tellement. Pour le meilleur et pour le pire, continuons à avancer ensemble, parce que c’est notre communauté - c’est ma communauté.

Avec tout mon amour,
Jessica Whitbread

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ours chapter 6

Chapitre 6

Les tendances antidroits au sein des systèmes régionaux des droits humains

À la Commission africaine et au Système interaméricain, les antidroits promeuvent les notions essentialistes de culture et de genre pour miner les avancées en matière de droits et décrédibiliser la redevabilité. Les antidroits gagnent en influence dans les systèmes de protection des droits humains régionaux et internationaux.

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