Philippe Leroyer | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Analyses Spéciales

L´AWID est une organisation féministe mondiale qui consacre ses efforts à la justice de genre, au développement durable et aux droits humains des femmes

Défenseur-e-s des droits humains

Les défenseuses des droits humains s’auto-identifient comme des femmes ou des personnes lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes (LBT*QI) ou autres qui défendent les droits. Elles sont exposées à des risques et à des menaces de nature genrée à cause du travail qu’elles accomplissent en faveur des droits humains et/ou en conséquence directe de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

Les défenseuses des droits humains subissent une violence et une discrimination systématique du fait de leur identité, mais aussi à cause de la lutte indéfectible qu’elles mènent en faveur des droits, de l’égalité et de la justice.

Le programme Défenseuses des droits humains collabore avec des partenaires internationaux et régionaux ainsi qu’avec les membres de l’AWID pour éveiller les consciences à propos de ces risques et menaces, pour plaider en faveur de mesures féministes et holistiques de protection et de sécurité et enfin pour promouvoir activement une culture du souci de soi et du bien-être collectif au sein de nos mouvements.


Les risques et menaces qui planent sur les défenseuses

Les défenseuses des droits humains sont exposées aux mêmes types de risques que toutes les autres personnes qui défendent les droits humains, les communautés et l’environnement. Mais elles se heurtent également à des violences fondées sur le genre et à des risques spécifiques de nature genrée parce qu’elles remettent en cause les normes de genre en vigueur au sein de leur culture et de leur société.

En défendant les droits, les défenseuses des droits humains sont exposées aux risques suivants :

  • les agressions physiques et la mort
  • les tentatives d’intimidation et le harcèlement, y compris dans les espaces en ligne
  • le harcèlement judiciaire et la criminalisation
  • l’épuisement

Une approche holistique et collaborative de la sécurité

Nous travaillons en collaboration avec des réseaux internationaux et régionaux ainsi qu’avec nos membres pour :

  • éveiller les consciences à propos des violations des droits humains et abus dont sont victimes les défenseuses des droits humains ainsi que de la violence systémique et de la discrimination qu’elles subissent ;
  • renforcer les mécanismes de protection et faire en sorte que des réactions plus efficaces et plus rapides s’organisent quand des défenseuses sont en danger.

Nous travaillons à la promotion d’une approche holistique de la protection des défenseuses, qui suppose notamment :

  • de mettre l’accent sur l’importance du souci de soi et du bien-être collectif, et de reconnaître le fait que ces notions peuvent revêtir une signification différente dans chaque culture ;
  • de documenter les violations dont sont victimes les défenseuses des droits humains dans une perspective féministe intersectionnelle ;
  • de promouvoir la reconnaissance et la célébration du travail et de la résilience des défenseuses des droits humains dans la société ; et
  • de construire des espaces civiques propices au démantèlement des inégalités structurelles, sans restrictions ni obstacles.

Nos actions

Nous souhaitons contribuer à l’avènement d’un monde plus sûr pour les défenseuses des droits humains, leurs familles et leurs communautés. Nous pensons que le fait que les défenseuses œuvrent en faveur des droits et de la justice ne devrait pas leur faire courir de risques ; leur action devrait être appréciée et célébrée.

  • Promouvoir la collaboration et la coordination entre organisations de défense des droits humains et des droits des femmes au niveau international, et ce dans le but de d’apporter des réponses plus efficaces dans le domaine de la sureté et du bien-être des défenseuses des droits humains ;

  • Soutenir les réseaux régionaux de défenseur-es et les organisations, parmi lesquels l’Initiative mésoaméricaine des défenseuses des droits humains et la Coalition des défenseuses des droits humains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dans leur travail de promotion et de renforcement de l’action collective en faveur de la protection des défenseuses – en mettant en avant l’importance de la création de réseaux de solidarité et de protection, de la promotion du souci de soi ainsi que du plaidoyer et de la mobilisation en faveur de la sécurité des défenseuses ;

  • Faire en sorte que les défenseur-e-s des droits humains et les risques qui les menacent soient plus visibles et mieux reconnus, en rassemblant des informations sur les agressions dont elles sont victimes et en produisant et diffusant des documents sur leurs luttes, leurs stratégies et les difficultés qu’elles rencontrent ;

  • Organiser des réponses urgentes fondées sur la solidarité internationale dès que des défenseuses des droits humains sont en danger, par le biais de nos réseaux internationaux et régionaux mais aussi grâce à nos membres.

Contenu lié

Comprendre le contexte des menaces antidroits

Chapitre 2

Bien plus de la moitié de la population mondiale est aujourd’hui dirigée par l’extrême droite. C’est sur cette toile de fond que défenseur·e·s des droits humains et féministes luttent pour « tenir bon », protéger le multilatéralisme et le système international des droits humains, alors que leurs engagements les exposent à de violentes répressions. Ces institutions sont cependant de plus en plus soumises aux intérêts du secteur privé. Les grandes entreprises, surtout les sociétés transnationales, siègent à la table des négociations et occupent des fonctions de leadership dans plusieurs institutions multilatérales, l’ONU notamment. Le lien entre ultranationalisme, restriction de l’espace civique et emprise des entreprises a un impact considérable sur la réalisation ou non des droits humains pour tout le monde.

Protester holding a flyer that reads "Danger - Trump and the Far Right."
© Alisdare Hickson / Flickr
Danger - Trump and the Far Right.

Sommaire

  • Nationalisme et ultranationalisme
  • Emprise des entreprises : le pouvoir débridé des entreprises met nos droits en danger
  • Répression et restriction des espaces civiques pour les activistes féministes et les défenseur·e·s des droits humains des femmes et des personnes LGBTIQ+
  • Histoire du mouvement de la résistance. L’Article 16 de la CEDAW : vers une réforme des codes de la famille discriminatoires dans les contextes musulmans
     

Lire le chapitre complet >

Snippet FEA Principles of work Human Rights (FR)

Une personne parlant dans un haut-parleur.

DROITS HUMAINS

Snippet - Intro CSW69_EN

#FreezeFascisms

In the 30 years since the adoption of the Beijing Declaration & Platform for Action, a rising tide of fascisms is exerting significant power and influence within multilateral spaces, backpedalling gender justice gains and human rights protections globally.

Around CSW69, we're co-organizing horizontal, brave spaces on-ground and online, to share strategies and build feminist power beyond Beijing+30. Our collective presence disrupts institutional practices of exclusion in such spaces while supporting movements to organize around feminist alternatives to systems of oppression.

Join the conversations from March 10-21, 2025, as we collectively transform CSW69 into spaces for and about resistance and solidarity.

Sainimili Naivalu

“I’ve witnessed discrimination on the streets, being teased on the streets and verbally abused on the streets. I have also made numerous friends and have met a lot of people. There may be dangers out there but I am a survivor and this is where I will be for now.”
- Sainimili Naivalu

Sainimili Naivalu was a feminist and disability rights activist from the village of Dakuibeqa on Beqa Island, Fiji.

She demanded policy makers and stakeholders provide disability friendly policies and services such as the construction of ramps in towns and cities to increase accessibility. Physical barriers were not the only ones she strived to change. From her own experience, she knew that more difficult changes need to take place in social and economic spheres. Many of the challenges disabled people face are rooted in attitudes that carry discrimination and stigma. 

A survivor and a fighter, Sainimili contributed to co-creating feminist realities that foster inclusion and shift attitudes towards disabled people. As a member of the Spinal Injury Association of Fiji (SIA) and through Pacific Disability Forum’s Pacific Enable project she attended the International Labour Organisation “Start Your Business” training in Suva, enabling her to transform her ideas into her own business. She was an entrepreneur at the Suva Market Stall 7, offering manicure services, as well as running SIA’s women’s market stall selling handicrafts, sulus and artifacts. Sainimili’s plan was to expand her business and become a major employer of disabled people.

In addition to her activism, she was also a table tennis medalist and youth champion. 

A vivacious personality, Sainimili was one of a kind. You would always know that Sainimili is in a room because her laughter and her stories would be the first thing that you would notice.
- Michelle Reddy

Sainmili passed away in 2019. 

The Crear, Résister, Transform Story by Coumba Toure

A magical experience of feminist story telling led by pan-African feminist Coumba Toure, performing in the age old tradition of West African griots.

And we gathered again 
We gathered our stories our strength 
our songs
our tears 
our rage 
our dreams 
our success
our failures
And we pull them all together 
In one big bowl to share 
for a moon of thoughts 
And we stay in touch 
We shake each others minds 
we caress each other souls
While our hands still are tied 
And our kisses and hugs are banned 
Yet we grow stronger by the hour 
Weaving together our voices
Crossing the sound barriers 
as we speak in tongues 

We are getting louder and louder 
We know about differences from others 
and from each other so we are stitching our beauties into patchwork or thoughts
From our deepest learnings from our powers 
Sometimes we are surrounded by terror 
by confusions by dishonesty
But we wash out in the Ocean of love 
We are weavers of dreams 
To clothes or new world 
Thread after thread
As small as we are
Like little ants building our movement
Llike little drops building our rivers
 We take steps forward and steps backward 
Dancing our way back to sanity 
Sustain to the rhythm of our hearts keep 
Beating please don't not stop
And we are here transmitter of forgotten generosity 
drop after drop growing like the ocean 
growing like the river flowing from our souls .
showing our strength  to be  the  water 
that will clean this world
and we are gathering again can you feel us 
I would lie if I say I said I am 
Ok not to see you I do miss my people 
I miss your touch and
You unfiltered and unrecorded voices 
I miss our whispers and our screams 
Our cries of the aborted revolution 
We only want to give birth to new worlds 
 So fight to erase the borders between us 


And we gathered again 
We gathered our stories our strength 
our songs
our tears 
our rage 
our dreams 
our success
our failures
And we pull them all together In one big bowl to share 
For a moon of thoughts 
And we stay in touch 
We shake each others minds 
we caress each other souls
While our hands still are tied 
And our kisses and hugs are banned 
Yet we grow stronger by the hour 
Weaving together our voices
Crossing the sound barriers 
as we speak in tongues 
We are getting louder and louder 
We know about differences from others 
and from each other so we are stitching our beauties into patchwork or thoughts
From our deepest learnings from our powers Sometimes we are surrounded by terror by Confusions by dishonesty
But we watch out in the Ocean of love 
We are weavers of dreams 
To clothes or new world 
Thread after thread 
As small as we are like little ants building our movements
 like little drops building our rivers We take steps forward and steps backward 
dancing our way back to sanity 
Sustain to the rhythm of our hearts
keep beating please don't not stop
And we are here transmitter of forgotten generosity 
Drop after drop growing like the ocean 
growing like the river flowing from our souls 
showing our strength to be  the  water 
that will clean this world  
and we are gathering again can you feel us 
I would lie if I I said I am Ok
not to see you
I do miss my people
I miss your touch and
You unfiltered and unrecorded voices  
I miss  our  whispers  and  our screams 
Our cries over the aborted revolutions 
We only want to give birth to new worlds 
So fight to erase the borders between us 
Please don’’t stop

Snippet FEA Story 1 Maps Economies of Care (EN)

Burgundy background with maps of Brazil in white, Spain in mustard yellow, and Colombia in pink

Snippet - CSW69 - Feminist Solidarity Space - ES

Espacio de solidaridad feminista

✉️ Requiere inscripción previa para grandes grupos. Entrada libre para grupos reducidos. Reserven aquí

📅Martes 11 de marzo de 2025
🕒 de 12:00 a 02:00 p.m. y de 04:00 a 06:00 p.m., EST
🏢 
Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organiza: AWID

FRMag - My queer Ramadan

My Queer Ramadan 

by Amal Amer

I pray with my family for the first time in six years while wrapped in a keffiyah I scavenged from a dumpster. (...)

Read

artwork: “Angels go out at night too” by Chloé Luu >

Sylvia Rivera

Sylvia Rivera fue activista por los derechos civiles, travesti y trabajadora sexual.

Conocida como la Drag Queen de color de Nueva York, Sylvia fue feroz e incansable en su voluntad por cambiar las cosas, y en su defensa de  quienes quedaron marginadxs y excluidxs cuando el movimiento por los "derechos de la comunidad gay"  se volvió predominante en los Estados Unidos, a principios de los 70.

En 1973, durante un conocido discurso por el día de Christopher Street, Sylvia gritó en medio de la multitud de integrantes de la comunidad LGBT:

"Todos ustedes me dicen, anda y esconde la cola entre las patas.
No voy a seguir aguantando esta mierda.
Me han golpeado.
Me han roto la nariz.
Me han metido en la cárcel.
He perdido mi trabajo.
He perdido mi departamento
por la liberación gay, ¿y todos ustedes me tratan así?
¿Qué carajo les pasa a todos ustedes?
¡Piensen en eso!"

En 1969, a la edad de 17 años, Sylvia participó en los emblemáticos disturbios de Stonewall, al lanzar, presuntamente, el segundo cóctel molotov para protestar por la redada policial en este bar gay de Manhattan. Siguió siendo una figura central en los levantamientos posteriores, organizando mítines y luchando contra la brutalidad policial.

En 1970, Sylvia trabajó junto con Marsha P. Johnson para establecer Street Transvestite Action Revolutionaries [Acción Travesti Callejera Revolucionaria] (S.T.A.R., por sus siglas en inglés), un colectivo político y una organización que establecería proyectos de apoyo mutuo para las personas trans que vivían en la calle, aquellxs que luchaban contra la drogadicción, las que estaban encarceladas y, en particular, para las personas trans de color  que vivían en la pobreza.

Desafiante de las etiquetas, Silvia vivió la vida de una manera que retaba a las personas del movimiento de liberación gay a pensar de manera diferente. Ella dijo:

"Me fui de casa a los 10 años, en 1961.  Hice la calle en la 42. El inicio de los años 60 no era un buen momento para lxs drag queens, los chicos afeminados o los chicos que usaban maquillaje como nosotrxs. En ese entonces nos golpeaba la policía, y todo el mundo. Yo no salí realmente como drag queen hasta finales de los 60, cuando se arrestaba a lxs drag queens, qué degradación había. Recuerdo que la primera vez que me arrestaron, ni siquiera estaba vestida totalmente en drag. Estaba caminando y los policías me arrebataron de la calle. La gente ahora quiere llamarme lesbiana porque estoy con Julia, y yo digo: "No. Soy sólo yo. No soy lesbiana". Estoy cansada de que me etiqueten. Ni siquiera me gusta la etiqueta transgénero. Estoy cansada de vivir con etiquetas. Sólo quiero ser quien soy. Soy Sylvia Rivera. 

A través de su activismo y su coraje, Sylvia ofreció un espejo que reflejaba todo lo que estaba mal en la sociedad, pero también la posibilidad de transformación. Sylvia nació en 1951 y falleció en 2002.

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استنارة بضوء البدر: تجربة “بي دي إس إم” أفريقية

ترجمة مارينا سمير

Akosua Hanson portrait

أكوسوا هانسون، فنانة وناشطة مقيمة في أكرا في غانا. تشمل أعمالها على ميادين الإذاعة والتلفزيون ووسائل الإعلام المطبوعة والمسرح والأفلام ومعارض القصص المصورة والأعمال الفنية ثُلاثية الأبعاد والروايات المصورة. تتمحور نشاطية أكوسوا حول قضايا الوحدة الأفريقية والنسوية، مع اهتمام خاص بتقاطع الفن مع الثقافة الشعبية والنشاطية. حائزة على ماجستير في الفلسفة في الدراسات الأفريقية، مع التركيز على الدراسات الجندرية والفكر الفلسفي الأفريقي. أكوسوا مبتكرة مود جيرلز، وهي سلسلة روايات مصورة، تتابع مغامرات أربعة أبطال خارقين يقاتلون من أجل إفريقيا خالية من الفساد والاستعمار الجديد والأصولية الدينية، وثقافة الاغتصاب ورهاب المثلية الجنسية وغير ذلك. تعمل كمذيعة في Y 107.9 FM، غانا.

هل اختبرتم من قبل لحظات من الصفاء الذهني العميق أثناء أو بعد ممارسة الجنس؟

 

في هذه الرسومات، تنخرط فتاة القمر وادجيت في ممارسة حميمية مع شيطان ثنائي الجندر. من بين فتيات القمر الأربعة، وادجيت هي المُعالِجة والفيلسوفة ووسيطة العرّافة. هي تقوم بذلك من أجل إطلاق عملية علمية وروحية، تُطلِق عليها تسمية «الاستنارة بضوء البدر». خلال هذه العملية، تشكّل تسلسلاً زمنياً حيّاً بين ذكرياتها وحواسها ومشاعرها ورؤاها وخيالاتها. إنّها أحد أشكال السفر عبر الزمن من خلال الذبذبات، من أجل اكتشاف ما تُسميه «تجلّيات الحقيقة». أثناء التجربة، تتضمّن إحدى رؤى وادجيت الضبابية اقتراب نهاية العالم نتيجة تدمير الناس للبيئة في خدمة الرأسمالية الشرهة؛ وذكرى طفولة حول دخول المستشفى بعد التشخيص بمرض نفسي؛ ورؤية لأصل قصّة فتيات القمر يظهر فيها الرمز التوراتي نوح، كفتاة قمر سوداء من عصر قديم تحذّر من أخطار التلوث البيئي. 

تمتدّ ممارسات الـ»بي دي إس إم» إلى أبعد من كونها كينك مرح يقود لاستكشافات حسّية، فبإمكانها أن تكون طريقة للتعامل مع الألم العاطفي والصدمات. لقد كانت وسيلةً للتعافي الجنسي بالنسبة لي، بتقديمها نمط للتحرّر الجذري. تطهيرٌ ما، يحدث، عند وقوع ألمٍ مادّي على الجسد. يقع هذا الألم في وجود تراضٍ، فيستخرج ألمًا عاطفيًا، كما لو كان «يستدعيه». نزول السوط على جسدي يسمح لي بتحرير مشاعر مكبوتة: توتّر، اكتئاب، شعوري بغياب دفاعاتي في وجه ضغوطاتٍ تُغرقني أحيانًا. عند الانخراط في الـ»بي دي إس إم» كسبيل للتعافي، على العشّاق أن يتعلّموا كيف يكونون شديدي الوعي ببعضهم البعض، ومسؤولين عن بعضهم البعض. فحتى لو كانت الموافقة قد أُعطيت في البداية، علينا أن نكون منتبهين لأيّ تغيّرات قد تطرأ أثناء الممارسة، خاصةً مع احتدام المشاعر. أتعامل مع الـ»بي دي إس إم» بفهمٍ لأنه ينبغي أن يكون الحبّ والتعاطف أساسًا لعملية الاستسلام للألم، وبذلك أخلق مساحة أو أنفتح للحبّ.

إن الاهتمام برعاية ما بعد وقوع الألم يُعَدّ استكمالًا للعملية. يمكن لذلك أن يحدث بطُرُقٍ بسيطة جدًا مثل الاحتضان، التأكّد ممّا إذا كان الآخر يرغب في شرب الماء، مشاهدة فيلمٍ معًا، مشاركة عناق أو حتى مشاركة سيجارة حشيش. يمكن لهذه الرعاية أن تمتثل لأيّ ما كانت عليه لغة حبّك المُختارة. مع إدراك أنّ جروحًا قد فُتِحَت، تُعَدّ هذه المساحة من الاحتواء ضرورية من أجل استكمال عملية التعافي. إنّه أكبر درسٍ في ممارسة التعاطف وتعلّم كيف تحتوي شريكك/ شريكتك حقًا، نظرًا لحساسية تمييع الحدود الفاصلة بين الألم والمتعة. بهذه الطريقة، يصبح الـ»بي دي إس إم» أحد أشكال أعمال الرعاية بالنسبة لي.

بعد ممارسة جنسية فيها ممارسات «بي دي إس إم»، أشعر بصفاء ذهني وهدوء يَضَعاني في مساحة إبداعية عظيمة ويمكّناني روحيًا. مشاهدة الألم يتحوّل آنيّاً لشيء آخر هي أشبه بتجربة سحرية. وبالمثل، تجربة الـ»بي دي إس إم» المحرِّرة على المستوى الشخصي تسمح لوادجيت بالوصول إلى المعرفة المُسبَقة والحكمة والصفاء الذهني مما يساعدها في واجباتها كفتاة قمر في مواجهة الأبوية الأفريقية.


وُلِدَت «فتيات القمر» أثناء عملي كمديرة لـ»دراما كوينز»، وهي منظمة فنّية شبابية ناشطة في غانا. منذ تأسيسنا في 2016، استخدمنا وسائط فنّية مختلفة كجزءٍ من عملنا الناشطي النسوي والبيئي والعموم- أفريقي. استخدمنا الشِعر والقصص القصيرة والمسرح والأفلام والموسيقى لمناقشة قضايا مثل الفساد والأبوية والتدهور البيئي ورهاب المثلية الجنسية. ناقَشَت أعمالنا المسرحية الافتتاحية مثل «خَيّاطة شارع سان فرانسيس» و»حتى يفيق أحدهم» مشكلة ثقافة الاغتصاب في مجتمعاتنا. كما يُزعم أن «مثلنا تمامًا» كانت من أوائل الانتاجات المسرحية في غانا التي تناقش بشكل مباشر قضية رهاب المثلية الجنسية المتغلغلة في البلد. كما ساهمت «جامعات غانا الكويرية»، وهي ورشة لصناعة الأفلام الكويرية لتدريب صنّاع الأفلام الأفارقة، في تدريب صنّاع أفلام من غانا ونيجيريا وجنوب أفريقيا وأوغاندا. وعُرِضَت الأفلام المصنوعة في الورشة في مهرجانات، مثل فيلم «فتاة رضيعة: قصة شخص بيني الجنس». ولذلك، فإنّ الانتقال إلى وسيط الروايات المصوّرة هو تطوّر طبيعي.

منذ حوالي سبع سنوات، بدأتُ بكتابة رواية لم أكملها أبدًا عن حياة أربع نساء. في عام 2018، فتحت «مبادرة المجتمع المفتوح لغرب إفريقيا» (OSIWA) فرصة مِنحة أطلقت إنتاج المشروع وتحوّلت روايتي غير المكتملة إلى فتيات القمر. هناك جزءان من فتيات القمر، يتكوّن كلّ منهما من ستّة فصول. الكُتّاب والمحرّرون المساهمون في الموسم الأول هم سوهايدا دراماني، وتسيدي كان تاماكلوي، وجورج هانسون، ووانلوف كوبولور. كتّاب الموسم الثاني هم يابا أرما ونادية أهيدجو وأنا. قام الفنان الغاني كيسوا وستوديو «أنيماكس إف واي بي»، وهو ستوديو رسوم متحرّكة وتصميمات وتأثيرات بصرية، بالرسوم التوضيحية للشخصيات وصياغتها مفاهيميًا.


لقد كانت كتابة فتيات القمر، بين 2018 و2022، عملَ حبٍّ بالنسبة لي، بل بالأحرى، عمل من أجل التحرّر. أهدف أن أكون مجدِّدة في الشكل والأسلوب: لقد اهتممت بتحويل أنماطٍ أخرى من الكتابة، مثل القصص القصيرة والشِعر، لتلائم بنية القصص المصوّرة. تستهدف فتيات القمر مناقشة القضايا الكبرى وتكريم النشطاء الموجودين في الحياة الحقيقية، من خلال إدماج الرسومات والنصوص، كما يحدث في القصص المصوّرة عادةً. قراري بمركزة النساء الكوير كبطلات خارقات، وهو أمر نادر الحدوث في هذا النوع من الفن، أصبح له معنى أكبر بكثير عندما بدأ يتطوّر أمر خطير في غانا في عام 2021. 

شهد العام الماضي تصاعد في وتيرة العنف ضد مجتمع الميم عين في غانا، والتي بدأت بإغلاق أحد مراكز مجتمع الميم عين. أعقب ذلك اعتقالات تعسفية وسجن أشخاص مشكوك في انتمائهم للطيف الكويري، كذلك أشخاص متّهمين بالدفع بـ»أجندة مثلية». تُوِّج ذلك بتقديم مشروع قانون ضد الميم عين في البرلمان الغاني تحت إسم «حقوق الإنسان الجنسية اللائقة وقِيَم الأسرة الغانية». يُزعم أن هذا المشروع هو أكثر مشاريع القوانين توحشًا ضد الميم عين كان قد صيغ في المنطقة، وقد أتى لاحقًا على محاولات سابقة في بلاد مثل نيجيريا وأوغندا وكينيا. 

Cover Illumination by the Light of the Full Moon

أتذكّر بمنتهى الوضوح أول مرّة قرأت فيها مسودة مشروع القانون. لقد كانت ليلة جمعة، والتي عادةً ما أستريح أو أحتفل فيها بعد أسبوع عمل طويل. لحسن الحظ، سُرِّبت المسودّة وتمّت مشاركتها معي على مجموعة واتساب. أثناء القراءة، تسلّل إليّ شعور عميق بالخوف والتوجّس مما أفسد ليلة استراحتي. 

اقترح المشروع معاقبة أيّة مناصرة للميم عين بالسجن من خمس لعشرة سنوات، وبتغريم وحبس أي شخص يُعرّف نفسه باعتباره مثلي أو مثلية أو عابر أو عابرة جنسيًا أو ينتمي لأية فئات جنسية أو/وجندرية غير نمطية، إلا إذا «تراجع» وقَبِل الخضوع لعلاج تصحيحي. في مسودة مشروع القانون، حتى اللاجنسيين جُرِّموا. انقضّ مشروع القانون على جميع الحرّيات الأساسية: حرّية الفكر وحرّية الوجود وحرّية أن يتمسّك الشخص بحقيقته ويعيش بها. انقضّ مشروع القانون أيضًا على منصّات التواصل الاجتماعي والفنّ. لو مُرِّر هذا المشروع، ستصبح فتيات القمر عملاً أدبياً محظوراً. ما تقدّم به مشروع القانون كان شرًا خالصًا وبعيد المدى، لقد صُدِمت لدرجة الاكتئاب من عمق الكراهية التي صُنِع منها هذا المشروع. أثناء تصفّحي موقع «تويتر» تلك الليلة، وجدتُ انعكاسًا للرعب الذي شعرت به بداخلي. لقد كان هناك بثًا مباشرًا للمشاعر، حيثُ كان يتفاعل الناس فوريًا مع ما يقرأونه: من عدم تصديق إلى رعب إلى خيبة أمل شديدة وشعور بالأسف عندما أدركنا المدى الواسع الذي رغب المشروع في الانقضاض عليه. البعض غرّدوا عن استعدادهم لجمع ما لديهم والرحيل عن البلاد. بعدها، وكعادة الغانيين، تحوّل الأسف والخوف لدعابة. ومن الدعابة أتى الحماس لتصعيد المقاومة. 

لذلك، فالعمل مستمرّ. لقد صنعتُ فتيات القمر لتوفير شكلٍ بديلٍ من التعليم، ولتوفير المعرفة حيثُ قمَعَتها أبوية عنيفة، ولخلق مساحة ظهور لمجتمع الميم عين حيثُ تمّ محوه. من الضروري أيضًا أن يحصل الـ»بي دي إس إم» الأفريقي على منصّة لإظهاره حيثُ أنّ الكثير من الـ»بي دي إس إم» المُمثَّل أبيض. إن المتعة الجنسية، سواء من خلال الـ»بي دي إس إم» أو غيره، مثلها مثل أنماط الحبّ اللامغاير جنسيًا، تتخطى العرق والقارّة، فالمتعة الجنسية وتنوّع خبراتها قديمة بقِدَم الزمن.

Cover image for Communicating Desire
 
Explore Transnational Embodiments

This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

Explore

Cover image, woman biting a fruit
 

التجسيدات العابرة للحدود

نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.

استكشف المجلة

Snippet - That Feminist Fire Logo (ES)

Texto en blanco que dice el título de nuestro podcast en español: Ese fuego feminista

Snippet - Resources to rally - ES

Recursos para movilizarnos durante la CSW69

FRMag - Ashawo Work na Work

"Ashawo Work na Work": Cómo lxs jóvenes feministas de Ghana están haciendo realidad los futuros feministas

por Fatima B. Derby

En 2017, la campaña de AWID #PracticaSolidaridad destacó cómo lxs jóvenes feministas podían construir un futuro feminista apoyándose mutuamente, participando en conversaciones interregionales entre ellxs, marchando en solidaridad con otrxs activistas y abriendo canales de colaboración entre los movimientos. (...)

Leer

< arte: «Let it Grow» [Déjalo crecer], Gucora Andu 

Cynthia Cockburn

Cynthia Cockburn était une sociologue, écrivaine, universitaire, photographe et militante pour la paix féministe.

Elle a étudié les aspects genrés de la violence et du conflit et fait d’importantes contributions au mouvement pacifiste en explorant les thèmes de la masculinité et de la violence, ainsi que par son activisme local et international.

Ayant introduit une analyse féministe aux questions de militarisation et de guerre, Cynthia figurait parmi les universitaires dont les écrits et analyses illustraient la manière dont la violence basée sur le genre joue un rôle essentiel dans la perpétuation de la guerre. Travaillant en étroite collaboration avec des activistes pacifistes dans des pays en conflit, ses conclusions portaient sur des contextes aussi divers que l’Irlande du Nord, la Bosnie-Herzégovine, Israël et la Palestine, la Corée du Sud, le Japon, l’Espagne et le Royaume-Uni. Sa recherche et ses écrits universitaires ont permis d’éclairer le fait que la violence soit vécue selon un continuum de temps et d’échelle, et perçue très différemment lorsque l’on y applique le prisme du genre.

Elle disait que « [l]e genre nous aide à voir la continuité, la connexion entre les évènements de violence ».

Cynthia a pu mettre ses recherches en pratique grâce à son activisme local et international auprès de mouvements pour la démilitarisation, le désarmement et la paix. Elle a aidé à lancer le camp de femmes pour la paix de Greenham Common, qui prônait le désarmement nucléaire universel en Grande-Bretagne, ainsi que participé à la mise en place de la branche londonienne des Women in Black. Au fil des ans, Cynthia a organisé et participé à des veillées hebdomadaires locales et à la chorale politique Raised Voices, interprétant et écrivant certaines des paroles des chansons. Elle fut également active au sein du groupe Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF), du Forum des socialistes féministes européennes et de Women Against Fundamentalism.

« Cynthia émettait une lumière féministe, tissait les communautés féministes entre elles, entonnait des chants de paix, écoutait, écoutait, écoutait, observait les oiseaux – et suspendait le flot de circulation. Je lui serai toujours reconnaissante et redevable, l’« autre » Cynthia. » – Cynthia Enloe

Cynthia est née en juillet 1934 et s’est éteinte en septembre 2019, à l’âge de 85 ans.

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