Young Feminist Activism
Organizing creatively, facing an increasing threat
Young feminist activists play a critical role in women’s rights organizations and movements worldwide by bringing up new issues that feminists face today. Their strength, creativity and adaptability are vital to the sustainability of feminist organizing.
At the same time, they face specific impediments to their activism such as limited access to funding and support, lack of capacity-building opportunities, and a significant increase of attacks on young women human rights defenders. This creates a lack of visibility that makes more difficult their inclusion and effective participation within women’s rights movements.
A multigenerational approach
AWID’s young feminist activism program was created to make sure the voices of young women are heard and reflected in feminist discourse. We want to ensure that young feminists have better access to funding, capacity-building opportunities and international processes. In addition to supporting young feminists directly, we are also working with women’s rights activists of all ages on practical models and strategies for effective multigenerational organizing.
Our Actions
We want young feminist activists to play a role in decision-making affecting their rights by:
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Fostering community and sharing information through the Young Feminist Wire. Recognizing the importance of online media for the work of young feminists, our team launched the Young Feminist Wire in May 2010 to share information, build capacity through online webinars and e-discussions, and encourage community building.
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Researching and building knowledge on young feminist activism, to increase the visibility and impact of young feminist activism within and across women’s rights movements and other key actors such as donors.
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Promoting more effective multigenerational organizing, exploring better ways to work together.
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Supporting young feminists to engage in global development processes such as those within the United Nations
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Collaboration across all of AWID’s priority areas, including the Forum, to ensure young feminists’ key contributions, perspectives, needs and activism are reflected in debates, policies and programs affecting them.
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Para reivindicar o seu poder como especialista sobre o estado dos recursos de movimentos feministas;
Lettre d’amour aux mouvements féministes #1
Chers êtres splendides,
Je sais que vous y êtes presque. Vous le sentez, non? La manière dont les choses doivent changer et que vous devez recentrer.
Ceci est une lettre pour vous dire de le faire. Choisissez votre guérison. Choisissez d’aller bien. Mieux que bien. Choisissez d’être entières, être heureuses. De pleurer pour vous-même et pour personne d’autre. Choisissez de laisser le monde dehors et de lui dire « Je reviens dans cinq minutes ». Ou dans cinq jours. Ou dans cinq ans.

Ou jamais.
Choisissez de ne pas tout prendre. Choisissez de ne rien en prendre. Parce que rien de tout cela n’est à vous. Et ça ne l’a jamais été. On vous dit depuis votre naissance que c’est à vous. Les problèmes de votre famille. Les problèmes de votre amoureuxse. Les problèmes du quartier. Les problèmes du monde. Cette petite voix constante qui vous dit que ces problèmes vous appartiennent. Ils sont à vous. C’est à vous de les tenir, à vous de les supporter. À vous de les régler.
C’était un mensonge.
Un bobard.
Une arnaque.
Une escroquerie.
Les problèmes de l’univers ne sont pas les vôtres.
Les seuls problèmes qui sont à vous sont les vôtres. Tout le reste peut aller se faire voir.
Permettez-vous de tout lâcher et de partir en courant dans la jungle. Faites connaissance avec une nymphe vêtue de marguerites, ouvrez une petite librairie dans les racines d’un arbre. Dansez toute nue et hurlez à la lune. Discutez avec Ochun sur les berges de la rivière.
Ou buvez simplement une tasse de thé quand vous avez besoin de prendre le temps de vous poser.
Donnez-vous la permission de disparaître dans la brume et réapparaissez trois pays plus loin en tant que mystérieuse chocolatière au passé un peu trouble avec un penchant pour les habits excentriques et les cigares.
Ou arrêtez de prendre les appels du travail cette fin de semaine.
Nagez jusqu’à une île déserte avec votre amoureuxse et habillez-vous de noix de coco avec lesquelles vous aurez fait un rhum que vous savourerez au coucher du soleil.
Ou dites non quand vous n’avez pas la capacité de faire de la place à quelqu’un.
Les options pour vous retenir sont innombrables.
Quoi que vous fassiez, sachez que le monde continuera de tourner. C’est là toute la beauté et la douleur de l’expérience. Qui ou quoi que vous choisissiez plutôt que vous-même et votre âme, le monde continuera toujours de tourner.
Donc, choisissez-vous.
Le matin, quand la première lueur apparaît, choisissez-vous. Quand arrive midi et qu’il est l’heure de pleurer pendant vos heures de travail, choisissez-vous. Le soir, quand vous réchauffez des restes parce que vous n’avez pas eu le temps de cuisiner, choisissez-vous. Quand l’anxiété vous réveille et que l’existence fait silence à 3 h 45 du matin.
Choisissez-vous.
Parce que le monde continuera toujours à tournoyer, de guingois, et que vous méritez d’avoir quelqu’un·e qui essaie toujours de le redresser pour vous.
Avec amour,
Votre nymphe de la jungle vêtue excentriquement
Estoy interesada en trabajar en favor de los derechos de las mujeres, ¿cómo empiezo?
CFA 2023 - Forum Theme - thai
ลุกขึ้นพร้อมกัน: เชื่อมต่อ เยียวยา และเติบโต
ประเด็นหลักของเวที – ลุกขึ้นพร้อมกัน (Rising Together) เป็นการเชิญชวนให้ทุกคนกลับมาอยู่กับตัวเองเพื่อเชื่อมต่อซึ่งกันและกันอย่างมีสมาธิ เอาใจใส่ และกล้าหาญ เพื่อให้เราสามารถรู้สึกถึงจังหวะการเต้น ของหัวใจของการเคลื่อนไหวทั่วโลก และลุกขึ้นมารับมือกับความท้าทายในยุคนี้ไปด้วยกัน
นักสตรีนิยม นักปกป้องสิทธิสตรี ความยุติธรรมทางเพศ LBTQI+ และขบวนการพันธมิตรทั่วโลกกำลังอยู่ ในช่วงหัวเลี้ยวหัวต่อที่สำคัญ คือเผชิญกับแรงตอบโต้สิทธิเสรีภาพที่เคยได้รับก่อนหน้านี้ ช่วงไม่กี่ปีที่ผ่านมา ลัทธิอำนาจนิยมเติบโตอย่างรวดเร็ว การปราบปรามภาคประชาสังคมอย่างรุนแรง และการทำให้สตรีและ นักปกป้องสิทธิมนุษยชนที่มีความหลากหลายทางเพศกลายเป็นอาชญากร สงครามและความขัดแย้งที่ ทวีความรุนแรงขึ้นในหลายส่วนของโลก ความอยุติธรรมทางเศรษฐกิจยังคงดำเนินต่อไป รวมทั้งวิกฤตการณ์ ด้านสุขภาพ นิเวศวิทยาและสภาพภูมิอากาศ
การเคลื่อนไหวของเรากำลังสั่นคลอน และในขณะเดียวกันเราก็พยายามสร้างและดำรงความเข้มแข็งและ อดทนเพื่องานข้างหน้า เราไม่สามารถทำงานนี้โดยลำพังในห้องเล็กๆของเราได้ การเชื่อมต่อและ การเยียวยาจึงเป็นสิ่งสำคัญในการปรับเปลี่ยนความไม่สมดุลของพลังงานและข้อบกพร่องภายในการเคลื่อน ไหวของเราเอง เราต้องทำงานและวางยุทธศาสตร์ในลักษณะที่เชื่อมโยงกัน เพื่อที่เราจะสามารถเติบโต ไปด้วยกันได้ เวที AWID จะส่งเสริมองค์ประกอบสำคัญของการเชื่อมโยงถึงกันกับพลังความสามารถ การเติบโต และการสร้างความเปลี่ยนแปลงของนักสตรีนิยมทั่วโลก
Peni Moore
Peni fue una filósofa feminista radical, poeta, escritora, dramaturga y compositora.
Como primera coordinadora del movimiento por los derechos de las mujeres de Fiji, dejó un legado atravesado por su profundo compromiso con los derechos humanos de las mujeres, la justicia y la paz. La dedicación de Peni a la justicia social, económica y ecológica y su sobresaliente trabajo le valieron el respeto local e internacional. Fue una de las primeras participantes de los movimientos feministas hegemónicos en Fiji en trabajar junto a las personas LGBTQI como una verdadera aliada y brindó asistencia práctica durante la creación del movimiento de trabajadorxs sexuales.
Sus colegas la describen como una persona formidable y una líder con visión para el cambio. Inspiró a muchxs con su creatividad y coraje. Su trabajo significó una plataforma para que las personas sean escuchadas, adquieran nuevas habilidades y abran nuevos caminos tanto personales como comunitarios.
La comunicación del deseo y otras praxis políticas del cuerpo | Title Snippet ES
La comunicación del deseo y otras praxis políticas del cuerpo
con Manal Tamimi, Lindiwe Rasekoala y Louise Malherbe
Crédito del podcast: Zuhour Mahmoud
Ray Alexander Simons
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A pesquisa está disponível até 31 de julho de 2024
Carta de amor a los movimientos feministas #7
Mi muy querida comunidad feminista:
Me complace compartir con ustedes una de mis fechas destacadas como feminista con discapacidad. Fue el 30 de mayo de 2014, cuando nosotras, la Nationwide Organization of Visually-Impaired Empowered Ladies (NOVEL) [Organización Nacional de Mujeres con Discapacidad Visual Empoderadas]), participamos en la Semana de la Moda de Filipinas 2014, en el marco de nuestra campaña de promoción del bastón blanco. Dos mujeres ciegas recorrieron la pasarela para promover el bastón blanco como uno de los símbolos de la igualdad de género, el empoderamiento, la plena inclusión y la participación igualitaria en la sociedad de mujeres y niñas con discapacidad visual.
Su desfile frente a la multitud fue para mí una experiencia sumamente impactante, ya que fui quien propuso nuestro proyecto a Runway Productions (esperé pacientemente un año hasta que fue aprobado), sabiendo que ellas no eran modelos: una había sido coronada como Ms. Philippines Vision [Srta. Filipinas Visión], y la otra era la segunda finalista del concurso 2013 de Ms. Philippines on Wheels, Signs and Vision [Srta. Filipinas sobre Ruedas, Señas y Visión] de Tahanang Walang Hagdanan, Inc. (House with No Steps [Casa Sin Escalones]). Dependían de su orientación y ensayaron la noche antes del evento, pero no practicaron con modelos profesionales. Antes de que comenzara el desfile, hablé con ellas por teléfono móvil para estimular su confianza y para rezar juntas pidiendo la ayuda de Dios. Cuando bajaron de la pasarela respiré profundamente y se me caían las lágrimas. ¡Me sentía eufórica porque lo habíamos logrado, a pesar de los desafíos que habíamos tenido que superar! ¡Nuestro mensaje al mundo de que las mujeres y las jóvenes con discapacidad visual pueden caminar con dignidad, libertad e independencia, sobre una base de igualdad con otras, mediante el uso de nuestro dispositivo de asistencia (los bastones blancos) había sido transmitido exitosamente! Fuimos tendencia en las redes sociales, y nos presentaron en los canales de televisión.

Mi vida como feminista con discapacidad comenzó como una forma de sanar mi espíritu quebrantado y de ver un camino diferente para encontrar mi propósito en la vida después de que me convertí en víctima-sobreviviente a causa de un brutal ataque con ácido en 2007, cuando esperaba mi transporte para volver a casa desde la oficina. Mis ojos quedaron severamente dañados, al punto que quedé con la visión reducida.
No sabía cuán plena de alegría y propósito podía ser mi vida nuevamente, hasta que conocí a mujeres líderes del movimiento de género y discapacidad que me convencieron para que continuara. Sus palabras de aliento me atrajeron y fueron la música más dulce para mis oídos. Mi corazón roto salta como un colibrí en vuelo cada vez que pienso en ellas y en el feminismo que me estimuló para participar en hacer la diferencia para nuestras invisibles hermanas con discapacidades y para quienes continúan experimentando discriminación. Al día de hoy me siento consumida por el deseo de estar con el movimiento. No puedo ocultar mi entusiasmo cada vez que presento propuestas de proyectos a diferentes sectores involucrados, a favor del empoderamiento, el desarrollo y el fomento de nuestras hermanas con discapacidades y cuando me presento en coloquios locales, nacionales e internacionales para difundir nuestras voces, incluso a mi costo y cargo.
Inesperadamente, fui seleccionada como representante mujer de nuestro país ante la Asamblea General 2012 de la Unión Mundial de Ciegos (WBU en inglés) en Tailandia, a pesar de que era una recién llegada al movimiento de personas con discapacidad. Me sentí inspirada para conectarme, reunir y empoderar a nuestras hermanas con discapacidad visual respecto de sus derechos, y para conocer sus problemas interrelacionados. En 2013, lanzamos oficialmente la Nationwide Organization of Visually-Impaired Empowered Ladies (NOVEL) para apoyar el empoderamiento de nuestras hermanas con discapacidades, construir coaliciones con movimientos de mujeres y de discapacidades diversas y promover el desarrollo inclusivo del género y la discapacidad.
Mi participación como co-representante de las mujeres con discapacidades en la presentación del Informe Sombra CEDAW, convocado en 2016 por la Oficina Legal y de Derechos Humanos de las Mujeres (WLB, por sus siglas en inglés) con los grupos marginalizados de mujeres, me abrió muchas puertas, tales como el trabajo con diferentes organizaciones de mujeres y la asistencia a los Días Internacionales de la Inclusión 2017 en Berlín, Alemania, junto con tres líderes filipinas con discapacidades, para compartir nuestras buenas prácticas y, principalmente, nuestro compromiso con el movimiento de mujeres de nuestro país.
Mi recorrido como feminista con discapacidad ha sido para mí una montaña rusa emocional. La promoción de la plena inclusión de nuestras hermanas con discapacidades y su participación igualitaria y efectiva en la sociedad me ha dado felicidad y autoestima. También me he sentido frustrada y disgustada cada vez que di todo de mí y recibí a cambio comentarios negativos. No obstante, me siento así porque estoy enamorada del movimiento.
Me veo en el futuro trabajando en solidaridad con el movimiento para garantizar que nuestras hermanas con y sin discapacidades puedan disfrutar y participar en la sociedad de forma completa e igualitaria.
Mucho amor,
Gina Rose P. Balanlay
Feminista con discapacidad
Filipinas
Je suis une défenseuse des droits humains et je me sens en danger. À qui puis-je m’adresser pour obtenir du soutien ?
Snippet Forum FAQ - General Information - EN
General Information
Carmen de la Cruz
Carmen a consacré sa carrière à la défense des droits des femmes au sein de diverses ONG, ainsi qu’au sein des Nations Unies.
Elle a enseigné dans plusieurs universités espagnoles et latino-américaines et publié de nombreux articles et rapports sur les femmes, le genre et la paix dans les pays en développement. Ses écrits et ses réflexions critiques ont touché toute une génération de jeunes femmes.
Son dernier mandat auprès du centre régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de l'Amérique latine, fut comme responsable du département de mise en pratique des politiques de genre, lors duquel elle a soutenu de très précieuses initiatives en faveur de l'égalité de genre et des droits fondamentaux des femmes.
Communiquer le désir | Content Snippet FR
Communiquer le désir
et autres pratiques politiques incarnées
Communiquer le désir
Hôte: On pense souvent que la communication de notre désir se cantonne à l’intimité des quatre murs de nos chambres et à nos relations personnelles. Mais est-il également possible d’envisager ce genre de communication comme étant structurelle, une pratique qui éclairerait notre travail et la manière dont nous sommes, dont nous existons dans le monde?

LindiweJe pense que, malheureusement, l’expression de notre sexualité par le passé était restreinte. On était autorisées à l’exprimer dans le strict cadre du mariage, ce qui était permis, mais il y a toujours eu des tabous et une stigmatisation relative à toute autre forme d’expression. Évidemment, lorsqu’il est question de communication, le fait que certaines stigmatisations sont liées à l’expression de notre sexualité ou de nos désirs complique largement la communication dans la chambre ou de manière intime avec notre partenaire. Mon expérience personnelle me fait croire que si je suis beaucoup plus à l’aise à m’exprimer sur d’autres sujets thématiques ou sujets en dehors de la chambre, il m’est plus facile de construire cette confiance parce que je comprends la modalité de résolution de conflits avec cette personne en particulier, je comprends exactement comment rendre la communication spéciale avec cette personne. Ce n’est pas facile. C’est quelque chose que l’on fait tout au long de notre engagement, quel qu’il soit, qu’il s’agisse d’une relation durable ou que cela soit plus informel et ponctuel. Mais je crois que la confiance à l’extérieur peut assurément traduire la manière dont nous communiquons notre désir.
Manal
Depuis la petite enfance, les femmes sont éduquées à coups de « tu n’es pas autorisée à parler de ton corps, tu n’es pas autorisée à parler de ton désir », qui posent une lourde responsabilité sur leurs épaules, et particulièrement des filles à l’adolescence lorsqu’elles ont besoin de s’exprimer et de parler de ces questions. Donc moi, je pense que c’est un gros problème. Tu sais, je suis mariée depuis plus de 25 ans, mais encore aujourd’hui, je ne peux pas parler de mes désirs. Je ne peux pas dire ce que je veux ou ce que je préfère, parce que c’est comme si je n’étais pas autorisée à franchir cette ligne. C’est comme si c’était péché, bien que ce soit mon droit. Et c’est le cas pour toutes mes amies, elles ne peuvent pas s’exprimer de la bonne manière.
Louise
Personnellement, je trouve que l’expression de nos désirs, de mes désirs, quelle que soit la forme que prend cette expression, a à voir avec l’autre, avec le regard que cet autre poserait sur moi. Donc c’est également quelque chose que l’on peut relier au cinéma. Et sur le regard que je poserais sur moi-même aussi : ce que je pense être en tant que personne, mais également ce que la société attend de moi et de ma sexualité. J’ai, par le passé, en quelque sorte fait l’analogie entre ce qui se passe dans la chambre et ce qui se passe sur le lieu du travail, parce qu’il y a parfois cette dynamique de pouvoir, que je le veuille ou non. Et souvent, la communication verbale est plus difficile qu’on ne le pense. Mais quand il est question de représentation dans les films, c’est alors complètement différent. Lorsqu’il est question de simplement communiquer des désirs sexuels dans la chambre ou en dehors, on est très loin de ce que je suppose que nous toutes ici voudrions voir à l’écran.
En ligne et incarné
Hôte: On peut considérer le monde numérique comme étant incarné : alors qu’il peut être virtuel, il n’en est pas moins réel. Et cela a été clairement démontré dans le contexte du Festival des réalités féministes de l’AWID, qui s’est tenu entièrement en ligne. Qu’est-ce que cela signifie, alors, de parler de sexualité, collectivement, politiquement, dans des espaces en ligne? Est-ce que nous naviguons dans les espaces virtuels avec nos corps et nos affects? Et dans ce cas, quels sont les différents éléments à prendre en compte? Qu’est-ce que cela fait à la communication et à la représentation?

LindiweLes réseaux sociaux nous donnent l’impression d’être dans la communauté. Quand on exprime ce qu’on veut ou ce qu’on aime, il y a toujours une personne qui sera d’accord ou pas d’accord, mais celles qui sont d’accord vous donnent le sentiment d’appartenir à une communauté. Donc, c’est plus facile de lancer ça dans l’univers, ou au vu de tout le monde, et de potentiellement ne pas recevoir autant de jugements. Et je parle là en termes très vagues parce que, selon ce que tu exprimes, tu seras vilipendée ou célébrée. Mais quand on est dans la chambre, il y a une certaine intimité à laquelle s’ajoute presque une vulnérabilité qui t’exposent et qui exposent différentes parties de toi, sur lesquelles il n’est pas aussi facile de donner son avis. Quand il est question d’exprimer ton désir, il est beaucoup plus facile d’en parler, de le dire et peut-être même de faire un tweet ou un billet sur les réseaux sociaux, ou même d’aimer et de lire ce que disent d’autres communautés qui pensent de la même manière, que de dire à ta ou ton partenaire « c’est comme ça que je veux ressentir du plaisir » ou « voilà comment je veux que tu fasses ensuite », à cause de la peur du rejet. Mais ce n’est pas tout, rien que la vulnérabilité – de permettre à l’autre personne de te voir à nu au point de savoir à quoi tu penses, ce que tu ressens et ce que tu veux – je pense que c’est là que la différence se ferait pour moi, personnellement. Je pense que c’est beaucoup plus communautaire sur les réseaux sociaux, et c’est plus facile de se lancer dans le récit. Alors que dans la chambre, tu n’as pas forcément envie de tout gâcher. Mais je pense que ça nous aide aussi, en quelque sorte, à comprendre, selon la relation avec la personne, comment agir par la suite. Donc, je sais toujours que si j’essaie de communiquer quelque chose et que je n’y parviens pas sur le moment, je peux toujours essayer d’en parler plus tard et voir quelle est la réaction, pour savoir comment l’aborder ensuite.
LouiseTu sais, la question dans les films c’est que je ne sais pas si le regard masculin est vraiment intentionnel ou pas. On n’en sait vraiment rien, en fait. Ce qu’on sait, c’est que la raison pour laquelle la sexualité en général a toujours été si hétéronormative et centrée sur la pénétration et qu’elle ne donne pas de place aux femmes pour qu’elles puissent vraiment demander quoi que ce soit dans les films, c’est parce que la plupart des gens qui travaillent dans cette industrie et qui prennent les décisions en matière de, tu sais, le déroulement de l’histoire et du montage, sont des hommes blancs. Donc, la revanche suite au viol, c’est ce genre de film très bizarre qui est apparu dans les années 1970, où pendant la moitié de l’histoire, il y aurait une femme qui est violée par une personne ou par plusieurs personnes, et dans l’autre moitié elle obtiendrait sa revanche. Donc, généralement, elle en viendrait à assassiner et à tuer les personnes qui l’ont violée, et parfois d’autres personnes de proximité. Au début de la naissance de ce genre et pendant une trentaine d’années au moins, ces films étaient produits et réalisés par des hommes. C’est aussi pour ça que nous voulons une telle représentation. Beaucoup de féministes et de pionnières dans la réalisation de films queer se sont également servies du fait de filmer pour y parvenir ainsi que pour réclamer leur propre sexualité. Je pense à Barbara Hammer, qui est une féministe et une pionnière queer du cinéma expérimental aux États-Unis, qui a décidé de filmer des femmes faisant du sexe en 16 mm et, ce faisant, réclamé un espace au sein des récits dans les films à cette époque. Il y a également la question de l’invisibilisation : on sait maintenant, grâce à Internet et au partage des connaissances, que les réalisatrices femmes et queer essaient de faire des films depuis les débuts du cinéma. On ne s’en rend compte que maintenant, parce qu’on a accès aux bases de données d’activistes, de conservatrices et de réalisatrices.
Résister face à la colonisation
Hôte: Ça nous permet d’ouvrir la discussion sur l’importance de maintenir nos histoires féministes vivantes. Les mondes en ligne ont également joué un rôle essentiel dans la documentation des protestations et de la résistance. Du Soudan à la Palestine et à la Colombie, les féministes ont déferlé sur nos écrans, remettant en question les réalités de l’occupation, du capitalisme et de l’oppression. Pourrions-nous alors parler de communiquer le désir – le désir de quelque chose d’autre – comme d’une décolonisation?

ManalC’est peut-être parce que mon village ne compte que 600 habitantes et habitants et qu’il n’est constitué que d’une seule famille, les Tamimi, mais il n’y a aucun obstacle entre les hommes et les femmes. Nous faisons tout ensemble. Donc, lorsque nous avons commencé notre résistance non violente ou lorsque nous avons rejoint la résistance non violente en Palestine, il n’était nullement question de savoir si les femmes devraient ou non y participer. Nous avons assumé un rôle très important au sein de ce mouvement ici au village. Mais lorsque d’autres villages et d’autres lieux ont commencé à se joindre à nos manifestations hebdomadaires, certains hommes se sont dit que si des femmes participaient ou rejoignaient les mobilisations, elles se battraient alors avec des soldats, signifiant qu’elles seraient des femmes faciles. Il y a eu des hommes qui n’étaient pas du village et qui ont essayé de harceler sexuellement les femmes. Mais une femme forte qui est capable de se tenir face à un soldat peut également se tenir face au harcèlement sexuel. Parfois, lorsque des femmes d’autres lieux se joignent à nos protestations, elles sont tout d’abord timides, elles n’osent pas s’approcher parce qu’il y a de nombreux hommes. Si tu veux rejoindre une manifestation, si tu veux faire partie du mouvement non violent, tu dois éliminer toutes ces restrictions et toutes ces pensées de ton esprit. Tu ne dois te concentrer que sur la lutte pour tes droits. Malheureusement, l’occupation israélienne est consciente de cette question. Par exemple, la première fois où j’ai été arrêtée, comme je porte le hijab, ils ont essayé de me l’enlever; ils ont essayé de m’enlever mes vêtements, devant tout le monde. Il y avait quelque 300 à 400 personnes, et ils ont essayé de me déshabiller. Quand ils m’ont emmenée pour l’interrogatoire, l’interrogateur m’a dit : « On a fait ça parce qu’on veut punir d’autres femmes par ton biais. On connaît ta culture. » Alors je lui ai répondu : « Je m’en fous, j’ai fait quelque chose en quoi je crois. Même si tu enlèves tous mes vêtements, tout le monde sait que Manal est en résistance. »
LindiweJe pense que même d’un point de vue culturel, ce qui est très ironique si on prend en compte la culture en Afrique, montrer sa peau n’était pas un problème avant d’être colonisée. Porter des peaux ou des cuirs d’animaux pour se protéger n’était pas un problème et les gens n’étaient pas aussi sexualisés, sauf dans un contexte approprié. Mais nous, nous sommes conditionnées à dire : « Tu devrais te couvrir », et dès que l’on n’est pas couverte on est exposée, et ça, c’est sexualisé. La nudité est sexualisée, contrairement à juste être nue; ils ne veulent pas qu’une petite fille soit nue. Mais quel genre de société avons-nous conditionnée pour nous-mêmes, si c’est pour sexualiser une personne qui est nue en dehors du contexte d’une relation sexuelle? Mais l’environnement joue un rôle prépondérant, parce que nos parents, nos grands-mères et nos tantes nous disent : « Ne t’habille pas de manière inappropriée » ou « Non, ça c’est trop court ». Donc, on entend ça d’abord à la maison, et ensuite quand on est exposée à l’extérieur, selon l’environnement, qu’il soit eurocentré ou plus occidentalisé que ce à quoi tu es habituée, alors tu es en quelque sorte libre d’être comme tu veux. Et même là, aussi libre que tu sois, il y a quand même beaucoup de choses qui vont avec, entre les remarques dans la rue et les gens qui continuent à sexualiser ton corps. Tu pourrais porter une jupe courte, et quelqu’un se dirait qu’il a le droit de te toucher sans ta permission. Tellement de choses sont associées avec la réglementation et le contrôle des corps des femmes, et cette rhétorique commence à la maison. Et après, quand tu vas dans ta communauté et dans la société, cette rhétorique continue et tu te rends compte que tu es sexualisée par la société dans son ensemble, particulièrement en tant que personne de couleur.

La résistance en tant que plaisir
Hôte: Et enfin, de quelle manière notre résistance peut-elle être davantage que ce à quoi nous sommes autorisées? Y a-t-il un endroit pour le plaisir et pour la joie, pour nous et nos communautés?

LouiseTrouver le plaisir en tant que résistance et la résistance dans le plaisir, il y a pour moi tout d’abord cette idée du cinéma comme guérilla, ou l’action de filmer quand on ne devrait pas, ou lorsque quelqu’un t’a dit de ne pas le faire, ce qui est le cas pour de nombreuses réalisatrices femmes et queer dans le monde actuellement. Au Liban, par exemple, qui est une scène du cinéma que je connais très bien, la plupart des histoires lesbiennes que j’ai vues avaient été filmées par des étudiantes en format très court avec « aucune valeur de production » comme on le dit en Occident – ce qui signifie sans argent, à cause de la censure au niveau institutionnel, mais également au sein de la famille et de la sphère privée. À mon avis, filmer quoi que ce soit, mais aussi filmer le plaisir et le plaisir dans les histoires lesbiennes, est un acte de résistance en soi. Très souvent, s’emparer d’une caméra et trouver quelqu’un pour le montage et quelqu’un pour jouer est extrêmement difficile et nécessite un fort positionnement politique.
LindiweJ’ai un groupe de soutien pour les victimes de viol. J’essaie d’aider les femmes à se réintégrer d’un point de vue sexuel : vouloir à nouveau avoir des relations intimes, ne pas laisser leur traumatisme avoir une telle influence sur leur avenir. Ce n’est pas chose facile, mais c’est individuel. Donc, je commence toujours par la compréhension de son corps. Je pense que plus on le comprend et l’aime et plus on en est fière, plus on est capable de permettre quelqu’un d’autre dans cet espace. J’appelle ça « la formation à la sensualité », et je les accompagne pour qu’elles commencent à se voir non pas comme des objets sexuels, mais comme des objets de plaisir et de désir qui peuvent être interchangeables. Donc, on mérite de recevoir et de donner. Mais ce n’est pas simplement d’un point de vue psychologique, c’est aussi physique. Quand tu sors de la douche, quand tu sors du bain, et que tu enduis ton corps avec du lait de toilette, regarde toutes les parties de ton corps, touche toutes les parties de ton corps, découvre là où il y a des changements, apprends à connaître ton corps de telle manière que tu sais quand un nouveau bouton apparaît sur ton genou, tu te connais si bien que tu sais qu’il y a quelques heures, il n’était pas là. Donc, des choses comme ça, où je fais en sorte que les femmes s’aiment de l’intérieur, pour sentir qu’elles méritent d’être aimées dans un lieu sûr, c’est comme ça que je les oriente pour qu’elles réclament leur sexualité et leur désir.
ManalTu sais, nous avons commencé à voir des femmes arriver de Naplouse, de Jérusalem, de Ramallah, même des territoires occupés de 1948, qui ont conduit trois ou quatre heures juste pour venir manifester avec nous. Après ça, nous avons essayé d’aller dans d’autres lieux, de parler avec les femmes, de leur dire qu’elles ne doivent pas être timides, qu’elles doivent simplement croire en elles-mêmes et qu’il n’y a rien de mal à ce qu’elles font. Tu peux te protéger, donc où est le mal à participer ou à nous rejoindre? Un jour, j’ai demandé à des femmes : « Pourquoi vous rejoignez-nous? » Et elles ont répondu : « Si les femmes Tamimi peuvent le faire, nous aussi on peut le faire ». En toute honnêteté, j’étais très contente d’entendre ça, parce qu’on était comme un modèle pour d’autres femmes. Si je dois me battre pour mes droits, ça doit être pour tous mes droits, pas juste un ou deux. Les droits, ça ne se divise pas.

Betu Singh
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شكر
ان جمعية حقوق المرأة في التنمية ممتنة للعديد من الأشخاص الذين/ اللواتي ساعدت أفكارهم/ن، تحليلاتهم/ن ومساهماتهم/ن على تصميم استطلاع "أين المال" على مدار السنوات.
نشكر جزيل الشكر أعضاء/ عضوات AWID والنشطاء/ الناشطات الذين/ اللواتي شاركوا/ن في استشارات استطلاع "أين المال؟" وقاموا/ن بتجربة الاستطلاع وأعطونا بسخاء من وقتهم/ن وتحليلاتهم/ن وقلوبهم/ن.
نقدر بشكل عميق الحركات النسوية، الحلفاء/ الحليفات والصناديق النسوية بمانقدر بشكل عميق الحركات النسوية، الحلفاء/ الحليفات والصناديق النسوية وهنا بعض منها وليس جميعها: Black Feminist Fund, Pacific Feminist Fund, ASTREA, FRIDA Young Feminist Fund, Purposeful, Kosovo Women's Network, Human Rights Funders Network, CEECCNA Feminist Fund e PROSPERA, على بحثكم/ن الرائع عن وضع التمويل، تحليلكم/ن الدقيق والمناصرة المستمرة لتمويل وقوة أكبر وأفضل للحركات النسوية وتنظيمات العدالة الجندرية في جميع السياقات.
انضموا/من للمجتمع العالمي من النسويات/ين اللواتي/ اللذين يرفعن/وا صوتهم/ن ويتحدثن/وا عن التمويل، ويطالبن/وا بتمويل وبقوة أكبر وأفضل للنسويات/ين في كل مكان
Le calendrier féministe 2023

L'AWID fait partie d'un incroyable écosystème de mouvements féministes qui œuvrent pour la justice de genre et la justice sociale dans le monde entier. Avec notre 40e anniversaire, nous célébrons tout ce que nous avons construit au cours de ces 40 dernières années. En tant qu'organisation mondiale de soutien aux mouvements féministes, nous savons que la collaboration avec des féminismes féroces est notre moyen d'avancer, en reconnaissant à la fois la multiplicité des féminismes et la valeur d'une volonté de justice féroce et sans faille. L'état du monde et des mouvements féministes appelle à des conversations et des actions courageuses. Nous sommes impatient.e.s de travailler avec nos membres, nos partenaires et nos bailleurs de fonds pour créer les mondes auxquels nous croyons, célébrer les victoires et dire la vérité pour que le pouvoir soit au service des mouvements féministes dans le monde.
Le calendrier féministe 2023 est notre cadeau aux mouvements. Il présente les œuvres d'art de quelques-un.e.s des formidables membres de l'AWID.

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2009: The UN holds Conference on the impact of the economic crisis
2009 UN Conference on the World Financial and Economic Crisis and its Impacts on Development
- The 2009 conference was an outcome of the 2008 Doha conference. The Doha Declaration had mandated that the United Nations hold a conference, to be organized by the President of the General Assembly, on the world financial and economic crisis and its impact on development.
- During the conference women’s groups, through the WWG, highlighted the impact of the global financial crisis on vulnerable groups. In their statement to the members, the WWG proposed necessary actions to be taken by member states to redress the effects of the crisis to women. They stated that other social groups affected by the crisis are key to a response that is harmonized with international standards and commitments to gender equality, women’s rights and human rights and empowerment.
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Dora Nkem Akunyili
Dora was born in Benue State, Nigeria. She was a globally acclaimed pharmacist, technocrat, erudite scholar and community leader.
Dora’s revolutionary work created a paradigm shift in the Nigerian public service when she served as Director General of National Agency for Food and Drugs Administration and Control (NAFDAC) from 2001-2008. She spearheaded reforms in policy and regulatory enforcement that radically reduced the measure of fake drugs that plagued the Nigerian pharmaceutical sector during her tenure.
Having exemplified the reality of a courageous, competent woman who challenged the ills of a dominantly patriarchal society and drove change, she became an icon for women’s empowerment. She was appointed the Minister of Information and Communication between 2008 and 2010.
She died after a battle with cancer and is survived by her husband, six children and three grandchildren.