Young Feminist Activism
Organizing creatively, facing an increasing threat
Young feminist activists play a critical role in women’s rights organizations and movements worldwide by bringing up new issues that feminists face today. Their strength, creativity and adaptability are vital to the sustainability of feminist organizing.
At the same time, they face specific impediments to their activism such as limited access to funding and support, lack of capacity-building opportunities, and a significant increase of attacks on young women human rights defenders. This creates a lack of visibility that makes more difficult their inclusion and effective participation within women’s rights movements.
A multigenerational approach
AWID’s young feminist activism program was created to make sure the voices of young women are heard and reflected in feminist discourse. We want to ensure that young feminists have better access to funding, capacity-building opportunities and international processes. In addition to supporting young feminists directly, we are also working with women’s rights activists of all ages on practical models and strategies for effective multigenerational organizing.
Our Actions
We want young feminist activists to play a role in decision-making affecting their rights by:
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Fostering community and sharing information through the Young Feminist Wire. Recognizing the importance of online media for the work of young feminists, our team launched the Young Feminist Wire in May 2010 to share information, build capacity through online webinars and e-discussions, and encourage community building.
-
Researching and building knowledge on young feminist activism, to increase the visibility and impact of young feminist activism within and across women’s rights movements and other key actors such as donors.
-
Promoting more effective multigenerational organizing, exploring better ways to work together.
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Supporting young feminists to engage in global development processes such as those within the United Nations
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Collaboration across all of AWID’s priority areas, including the Forum, to ensure young feminists’ key contributions, perspectives, needs and activism are reflected in debates, policies and programs affecting them.
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Les invalides en triple : parlons sexe, chéri !
par Nandini Tanya Lallmon
Olajumoke « Jay » Abdullahi et Kym Oliver sont des féministes révolutionnaires à plus d'un titre. (...)
illustration : « Éclose » de Titash Sen >
Impression collective d’amour
La conspiration du cercle des écrivain·e·s | Wazina Zondon
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| Également connue sous le nom de Réseau de recherche Teta, la conspiration des écrivain·e·s a été fondée en 2021 dans le cadre des cercles d’écriture hebdomadaires de Kohl. Le Réseau est un groupe transnational d’écrivain·e·s queer et féministes qui se consacrent à l’écriture, à la réflexion et à la création de monde collectifs. | Wazina Zondon est une Afghane élevée à New York. Elle centre son travail de recueil d’histoires et de narration sur les souvenirs collectifs et les rites de passage dans la diaspora. Elle travaille actuellement sur Faith : in Love/faith in love (Foi : en amour / Foi en l’amour), travail qui (re)retrace l’histoire d’amour de ses parents et l’empreinte d’amour héritée de sa famille. |
L’amour est sur le marché noir en enfer
car l’amour est un acide
qui ronge nos barres de fer.
Mais toi, moi et demain,
on jure en se tenant la main
que les luttes se multiplieront.
La scie à métaux a deux lames.
Le fusil a deux canons.
Nous portons la liberté en notre sein.
Nous sommes un complot.
Il est de notre devoir de lutter pour la liberté.
Il est de notre devoir de vaincre.
Nous devons nous aimer et nous soutenir mutuellement.
Nous n’avons rien d’autre à perdre que nos chaînes.
« Love » d’Assata Shakur

« Si on peut hériter de traumatismes, peut-on aussi hériter d’une impression en lien avec l’amour? »
Voilà la question que pose Wazina Zondon dans son récit de souvenir collectif Loveprint. Loveprint est une déambulation, un chevauchement, un détour qui (re)crée, là où se rejoignent les entrevues et les essais personnels, nos histoires de famille et nos connaissances sur l’amour, les relations de couple et les aventures amoureuses. Sur les conseils de Wazina, la conspiration du cercle des écrivain·e·s s’est retrouvée autour d’une tentative de reproduction de cette épreuve littérale, sous la forme d’une écriture collective dans laquelle nos différentes histoires, nos genres et nos identités sexuelles se complètent et se contredisent. Nos voix empiètent les unes sur les autres, les unes complètent les phrases des autres et nous créons une conversation, un mémorial, des morceaux de nous qui parlent à un « nous ».
Quelles sont les origines de ton impression d’amour?
Je suis ce que l’on appelle un « joyeux accident ». Il y aurait beaucoup à dire à ce propos – une vie accidentelle, mais dans le même temps totalement voulue. Je sens que cela a façonné ma manière d’aimer. Je ne tombe pas simplement amoureuse, je prends le risque de la glissade qui me fera tomber. Ça a peut-être fait de moi une amor fati.
On m’a dit que je n’étais pas une enfant voulue. Donc, j’ai grandi et je suis devenue une adulte non voulue. Les origines de mon impression d’amour viennent d’avoir été éternellement non bienvenue. Je ne suis pas le fruit d’un amour ou d’une quelconque émotion joyeuse, mais bien plutôt de douleur et de fardeau. Je n’ai pas d’impression d’amour – du moins pas dans ce sens-là.
Je sais avec certitude que mes parents se sont aimés à un moment, mais la santé mentale est un tel démon – si personne ne lui tient tête, il n’y a pas de gagnant.
Je n’associerai jamais « l’amour » à mes parents ou à la famille normative. En grandissant, l’amour était accompagné de tant de violence et de responsabilités que je n’avais pas demandées, et pour lesquelles je n’étais pas prête. Alors que mes parents « s’aimaient », c’était un éthos toxique de violence, de jalousie et d’insécurité dans lequel grandir. J’ai grandi avec une immense faim de stabilité, et c’est ce que je suis aujourd’hui. Je prends des risques, mais jamais dans mon « espace d’amour ».
Je ne sais pas pourquoi ma mère a choisi d’accueillir une enfant
(moi) en son sein. Elle ne m’aime pas sous cette forme.
Ma mère me dit que si je dois penser à « trouver » l’amour, je ne devrais jamais prendre son mariage en exemple. Mon impression d’amour vient au contraire des chiens que j’élève depuis deux décennies (18 ans précisément). Le contraire est également vrai – ils m’ont élevée. Je comprends de mieux en mieux cet amour et ses différents niveaux, en leur compagnie.
Je n’ai pas découvert l’amour avec une « impression ». Dans notre maison, nous ne parlons pas d’amour. J’ai dû m’enseigner à aimer. J’ai dû y travailler dur. Malgré cela, j’échoue et malgré cela, je continue d’essayer et d’échouer tous les jours. L’échec est peut-être mon impression d’amour.
Mon impression d’amour est l’attention, la chaleur et la compréhension
que je donne aux personnes qui m’entourent, qu’il s’agisse d’un inconnu,
d’une amie, d’une proche ou d’une amante.
Mon impression d’amour est politique – sans calcul et sans réflexion.
Je suis né·e sous une pluie de bombes.
Mon impression d’amour est le négatif
de ce moment-là.
Leçon tirée de l’amour
J’en sais plus sur ce que l’amour n’est pas que je n’en sais sur ce qu’est l’amour.
L’amour, ce n’est ni l’anxiété ni la panique.
L’amour, ce n’est pas de demander la permission de vivre ou de respirer. C’est toujours à propos de l’amour et il n’y a pas d’amour sans liberté.
Tout ce que l’on fait, on le fait avec le cœur, sauf l’amour. L’amour, c’est se servir de son esprit.
Je crains parfois que le langage de mon amour ne se perde dans la traduction.
--- Il y a de nombreuses manières
de cartographier les origines
de
la manière de ne pas
aimer
aimer juste assez
aimer beaucoup trop
aimer un peu
perdre un peu
à l’amour
à l’amour perdu ---
Je ne supporte pas l’idée du couple. Je ne supporte pas l’idée de vivre seule en vieillissant non plus. Je suis fatiguée de tout faire toute seule, de déménager seule, de payer le loyer et les factures toute seule… Je m’imagine avoir un arrêt cardiaque toute seule, et ça m’effraie. Je n’ai absolument pas envie de « me mettre en couple ». Je veux un monde où je peux épouser une amie, acheter une maison avec une amie, ne pas avoir de rapports sexuels.
Aimer plusieurs personnes ne corrompt
absolument pas l’amour partagé à deux, et que l’amour
soit romantique ou non n’est vraiment pas si
important que cela.
Lorsque je réfléchis à l’état déplorable de mes relations, je me rends compte que je suis dans le type de relation auquel on m’a formée. Malgré toute ma « radicalité », je n’ai toujours pas désappris les foutues normes de genre.
Mon besoin de stabilité ne me semble pas « assez radical ». Je veux sortir de cette catégorisation. Je veux quelque chose que je n’ai jamais eu. Je veux le rendre beau. Je veux me sentir belle et en sécurité – et seule la stabilité me procure ces sensations. Sûre, hors de danger, savoir que le foyer n’a rien à voir avec la violence ni les tensions.
--- Impression d’amour – j’aime sentir les livres pour voir où ils
ont été imprimés
Je tente de réfléchir à l’origine de ma compréhension et de ma
pratique de l’amour
A-t-on besoin d’origine, n’est-ce pas pareil à la pureté? Pas de
pureté ni d’origine de l’amour.
Pourquoi est-ce la compréhension et la pratique, et non
« l’émotion » qui vient à l’esprit? ---
Lorsque j’appelle mes parents, je ne raccroche pas après que l’on se soit dit au revoir, pour pouvoir entendre les bruits de la maison.
De quoi avons-nous besoin pour être/nous sentir aimées dans la mort?
Lors de mon enterrement sunni, je veux que toutes les femmes et tous les hommes se rassemblent pour mon enterrement. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ne pas pouvoir dire au revoir à des morts d’un autre sexe? Il sera sunni parce que ma mère voudrait qu’il le soit. Il sera écologique – pas besoin de pierre tombale. J’adore tous les rituels funéraires. Le Coran c’est bien, mais je veux aussi de la musique. J’aime vraiment Asmahan, Oum Koulthoum et The Stones Roses.
J’ai une liste de musiques pour la semaine, du lundi au vendredi. Et deux autres pour la fin de semaine : une pour les samedis et une pour les dimanches. Je voudrais que celles et ceux qui m’ont aimée mettent la musique que j’écoutais, en respectant les jours – avec une légère tolérance tant que l’on respecte les listes de musiques.
Je veux être entourée par la ou les personnes qui m’auront aimée, même pour un bref instant. En musique et entourée de bouquets de fleurs coupées. Je ne veux pas qu’on me trouve morte; je veux mourir en riant avec des êtres aimés.
Je veux que l’on se rappelle de moi comme de quelqu’un qui aimait.
I don’t need to feel loved in death. I need the people around me to feel I loved them, even after I die. Being loved in death is about those who are alive. So I think more about how we come together as a living and loving community in the death of those we love and live with. How we take their memories with us. How we become archives of their lives.
--- Parfois, on ne peut aimer les gens que dans leur mort ---
Je dois revenir en arrière à l’idée du corps connecté à un espace. Ma famille est très réduite et, bien que ne venions pas de différents endroits, c’est comme si chaque génération était partie dans un nouveau lieu. C’est peut-être la raison pour laquelle la mort n’est pas reliée à un endroit spécial, à un cimetière. Il est courant dans notre famille d’enterrer les morts sans nom ou pierre tombale, ou de disperser les cendres dans le vent. Je me sens apaisée par ce genre de commémoration sans lieu fixe. L’idée que mes cendres puissent fertiliser une nouvelle vie me donne le sentiment d’être aimée, d’être remémorée par la re-création. Ma grand-mère est décédée en début d’année du fait de complications suite à la vaccination. Deux heures après son décès, ma famille riait aux larmes en repensant aux blagues qu’elle faisait, à sa manière hilarante de raconter des histoires. Nous avons ri et l’avons aimée, et c’était comme si elle était à nouveau assise avec nous. Voilà ce qui me ferait me sentir bien – pouvoir fertiliser les sols, fertiliser les conversations et une commémoration collective.
--- Il y avait
Deux rues dans lesquelles
Je marchais
Je courais
Je jouais
Je demeurais
Il y avait
Cinq heures pendant lesquelles
Le soleil était chaud
Le ciel était bleu
La terre était verte
Il y avait
Une fleur que je pouvais
Sentir
Toucher
Pincer
Écraser
Il y avait
Les amies que je pouvais
Caresser
La nourriture
Que je pouvais
inhaler
La langue
Qui me glissait des
lèvres
Il pourrait toujours y avoir
Tous ces nombreux lieux
Et des choses
Et des gens
Après moi ---
Peut-être qu’une promesse que je serai « spatialement commémorée » en tant que plante et soignée à tour de rôle, jusqu’à ce qu’elle devienne un arbre, serait suffisante. Pas de nom, pas de plaque – juste la plante/l’arbre, et savoir qu’on en prendra soin. Quant à mon corps, je veux qu’il soit incinéré sans aucune forme de rituel et que les cendres de mes os soient libérées dans la mer d’Arabie.
J’ai besoin que l’on traite mon corps aussi subversivement qu’il a vécu.
Je ne veux pas être enterrée à côté de ma famille. Dans ce petit tiroir à côté de toutes les personnes qui ne m’ont jamais connue. Coincée dans la mort comme je l’ai été dans la vie. Je veux être incinérée, et que mes cendres soient finalement libres.
Je veux être autorisé·e à passer, pas pendre dans l’entre-deux, pour être une présence, un processus actif, un trépas.
Je vous demanderai de :
- me libérer et de me laisser passer
- ne pas laisser la nostalgie entacher ce moment parce que je ne demanderai que la normalité de vos expressions
- j’ai déjà récupéré les petits aperçus et rangé de côté les petites et grandes manières que vous aviez déjà de m’aimer pour pouvoir tenir. Je me suis maintenue en vie avec
- définir une durée limitée pour faire votre deuil
- vous rappeler qu’il n’y a pas de séparation dans la beauté d’aimer; elle est infinie et elle se régénère sans le corps
Je veux que l’on se souvienne de moi pour l’amour que j’ai mis dans ce monde. Je veux que
mon corps soit donné, et que mes organes continuent d’alimenter
l’amour d’une ou d’autres vies.
--- L’odeur du jasmin ---

Continuez à explorer Incarnations transnationales
Cette édition du journal, en partenariat avec Kohl : a Journal for Body and Gender Research (Kohl : une revue pour la recherche sur le corps et le genre) explorera les solutions, propositions et réalités féministes afin de transformer notre monde actuel, nos corps et nos sexualités.

التجسيدات العابرة للحدود
نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.
Snippet - Rights and Resources - ES
Derechos y recursos: Nos preparamos para los próximos 30 años
✉️ Inscripción presencial cerrada. Regístrate para la transmisión en vivo aquí
Evento en inglés
📅 Miércoles 12 de marzo de 2025
🕒 De 12:00 a 01:30 pm, EST
🏢 PNUD, 304 E 45th St. Doha Room, 11th Floor (FF Building)
Organizan: PNUD, Femena, SRI y AWID
Jaitun
Jaitun, comúnmente conocida como «Amma», estaba comprometida con garantizar los derechos reproductivos de las mujeres y niñas de India. Se dedicó, particularmente, a abogar por quienes viven en la pobreza y son más marginadas, incluidas las mujeres y niñas dalit y musulmanas.
Jaitun fue la fuerza vital detrás del caso Jaitun versus Janpura Maternity Home & Ors. Su perseverancia por la justicia llevó a que la Corte Suprema de Delhi emitiera una sentencia innovadora, que obligó al gobierno indio a hacerse responsable del incumplimiento de cierto número de obligaciones legalmente vinculantes, tales como la atención a la salud reproductiva y el derecho a la alimentación.
A su hija Fatema, quien vivía por debajo de la línea de pobreza, se le negaron los servicios reproductivos, y tuvo que dar a luz en público, bajo un árbol. En ese momento, tanto Jaitun como Fatema estaban en situación de calle, ya que su casa había sido demolida por el gobierno como parte del programa de reurbanización y gentrificación de Nueva Delhi.
«Desde entonces, esta sentencia ha sido utilizada por innumerables abogadxs y activistas de todo el mundo, incluyendo al ex-Relator Especial de la ONU sobre el derecho a la salud, no solamente como fuente de inspiración, sino como una sólida plataforma para promover la justicia.» - Jameen Kaur
Jaitun ha sido una inspiración para que muchas otras mujeres que viven en la pobreza reclamen sus derechos. Falleció en 2017.
«Con la muerte de Jaitun, hemos perdido una incomparable guerrera de la justicia, pero su espíritu de desafío pervive.» -Jameen Kaur
«En mis dieciocho años como defensora de los derechos humanos, nunca he encontrado una mujer que me inspirara ni que conmoviera mi espíritu de la forma en que lo hacía Amma. Su sonora valentía, su inimitable humor (solíamos compararla con la actriz de Bollywood, Hema Melini) cuando se sentía molesta porque habíamos pasado tanto tiempo lejos de ella... con un brillo en los ojos, decía “Ustedes se han olvidado de Amma, Amma ahora no les habla”, y luego con gran dramatismo se ponía de espaldas para darse vuelta enseguida riendo y estirando los brazos para un abrazo. Su bondad y, en definitiva, su amor y su alegría por el amor y el derecho de todxs nosotrxs a vivir con dignidad. La extraño terriblemente.» - Jameen Kaur
Snippet FEA We are living in a world right (EN)
Even in times of climate crisis, governments continue to encourage large-scale agriculture industries to expand. These activities poison the land, threaten biodiversity, and destroy local food production and livelihoods. Meanwhile, while women produce the majority of our food in the world, they own almost none of the land.
What if we perceived land and Nature not as private property to exploit, but as a whole to live in, learn from, and harmoniously coexist with? What if we repaired our relationships with the land and embraced more sustainable alternatives that nurture both the planet and its communities?
Nous Sommes la Solution (We Are the Solution, NSS) is one of many women-led movements striving to do this. This is their story.
Carole Seymour-Jones
Queridos movimientos feministas: Carta de la Junta Directiva
Queridos movimientos feministas:
En nombre del Consejo Directivo escribo para expresar nuestra más profunda gratitud, valoración y respeto por Hakima Abbas y Cindy Clark, nuestras extraordinarias codirectoras ejecutivas durante los últimos cinco años, que están dejando sus cargos para que se renueve el liderazgo de AWID en el momento en que entramos en un nuevo plan estratégico y una nueva fase de nuestra vida organizacional. En forma consistente ellas pusieron en práctica los mejores principios del liderazgo organizacional feminista y de la ética del cuidado al mismo tiempo que nos guiaban durante uno de los momentos más impredecibles y turbulentos de la historia mundial reciente: la sindemia de COVID-19 y la espiral político global descendente que le siguió. Ellas sostuvieron a AWID, a nuestro personal y a nuestro Consejo Directivo con firmeza, con suavidad y con amor mientras todxs atravesamos de diversas formas los impactos de esa situación. Nunca perdieron de vista la visión y la misión de AWID al responder con respeto y de manera estratégica a distintos cambios que surgieron, uno de ellos nada menos que la cancelación del Foro AWID.
El Consejo Directivo decidió darle prioridad en primera instancia a un proceso de búsqueda interno, reconociendo el gran potencial que existe en el equipo actual de AWID. Esperamos completar la transición para fines de 2022. Hakima y Cindy dejarán sus cargos en distintos momentos y facilitarán una transición fluida para los nuevos liderazgos.
Es difícil para el Consejo y para otrxs que han trabajado de cerca con ellas y que las aman ver a Cindy y a Hakima alejarse de AWID. De todos modos, tengan la certeza de que el Consejo de AWID está liderando el proceso de transición reconociendo plenamente las marcas hermosas, inspiradoras e indelebles que dejarán Hakima y Cindy como parte de nuestra historia de 40 años; recibiendo con los brazos abiertos el próximo paso en la incorporación de los nuevos liderazgos y apoyándolos; e inspirándonos a todxs a obrar aún mejor en este momento de la vida de AWID.
Las transiciones organizacionales importantes nunca son simples ni fáciles. A veces son forzadas, están más allá del control de todxs, son tensas e incluso destructivas. Como yo, ustedes habrán visto ejemplos de esa clase de transiciones. Otras veces las necesidades y aspiraciones del personal están en sintonía con las de la organización. Aunque nosotrxs no elegimos ni deseamos que Cindy y Hakima dejen AWID, su decisión y la entrada de AWID en su próximo plan estratégico y en una nueva década de su existencia están en una misma sintonía. Lo mejor de todo es que estamos en las manos maravillosas, súper competentes, creativas y feministas del personal y del Consejo Directivo de AWID.
Les agradecemos, queridos Movimientos Feministas, su confianza en AWID. También les pedimos que nos apoyen en nuestra transición de liderazgos en los próximos meses. Sigamos construyendo, profundizando y fortaleciendo las conexiones entre nosotrxs tal como lo hemos hecho en estos últimos 40 años.
Por favor manténganse en contacto para que les contemos más acontecimientos concretos y actualizaciones. En las próximas semanas volverán a saber de nosotrxs.
Con solidaridad y amor feministas,
Margo Okazawa-Rey
Presidenta del Consejo Directivo de AWID
Snippet - CSW69 On feminist resourcing today - FR
Sur le financement féministe aujourd’hui
- Répondre au quiz « Où est l’argent? » ici
- Our Resource (en anglais)
- Ressources autonomes : comment les activistes peuvent apporter des ressources à notre propre activisme?
- Ce que nous pouvons apprendre des féministes qui se financent elles-mêmes
Gloria Chicaiza
Activiste sociale et de l’environnement équatorienne, Gloria Chicaiza était une fervente défenseuse du droit à la terre et à l’eau. Elle s’est opposée au statu quo en luttant contre un modèle de développement fondé sur l’extraction et a oeuvré sans relâche pour la justice écologique et les droits des communautés affectées par l’exploitation minière.
Dans divers endroits de l’Équateur, Gloria a participé à des actions de résistance en faveur de la protection de l’écosystème. Avec passion et dévouement, Goria a apporté son soutien au mouvement autochtone et environnemental, à ces communautés et organisations qui s’opposent aux projets miniers et protègent leurs territoires et leurs projets de vie collectifs. Elle est intervenue au sein de forums locaux et internationaux contre la criminalisation des dissident·e·s et des résistant·e·s, contre les pressions et la violence exercées à l’encontre des activistes communautaires, en particulier des femmes défenseuses des droits humains, et pour soutenir les efforts déployés par les communautés en faveur de la souveraineté alimentaire et de la durabilité.
Elle était la coordonnatrice de la justice minière à Acción Ecológica, membre du Réseau latino-américain des femmes défenseuses des droits sociaux et environnementaux, et membre du conseil d'administration de l'Observatoire latino-américain des conflits miniers.
En octobre 2010, Gloria a été accusée par la société minière Curimining/Salazar Resources S.A. (dont le siège est à Vancouver, au Canada) d’avoir commandité un acte de terrorisme, de sabotage et d’association illégale dans le but de commettre un crime. Acción Ecológica a estimé qu’il s’agissait là de “représailles pour son travail de dénonciation concernant l’impact des activités minières dans le pays”.
En 2015, Gloria a facilité la coordination d’une délégation, composée de 25 femmes autochtones d’Amérique latine, affectée au Dialogue sur le changement climatique de la COP 20 des Nations Unies.
Gloria est décédée le 28 décembre 2019 des suites de complications liées à une transplantation pulmonaire. On se souvient d’elle pour ses actes de résistance et son travail acharné.
"Le moyen le plus rapide de parvenir à la durabilité reste encore la résistance.” - Gloria Chicaiza (2010 interview)
Hommages :
“Pour GLORIA. GLORIA Eau. GLORIA Terre. GLORIA Mère. GLORIA Révolution. GLORIA Soeur. GLORIA Ciel. GLORIAmie. GLORIAstrale. Merci de nous avoir entrelacé·e·s.” -Liliana Gutierrez
“Merci Glorita, d’avoir nourri l'espoir, d’avoir préservé la solidité de la structure, d’avoir tissé des liens avec la communauté, pour les mains unies, pour la solidarité, merci Glorita de t’être tenue à nos côtés dans les moments les plus difficiles. Merci de nous avoir appris que tout au long de la vie, personne ne se fatigue.” (Chakana News)
“Gloria Chicaiza appréciait ne pas sortir du lot et s’y épanouissait. Et aussi humble qu'elle fût, elle avait une capacité inouïe à mener et garder un rythme régulier et étourdissant, un pouls de vie qui guidait, mobilisait et inspirait les communautés et les réseaux dans la protection de la Terre Mère. Elle a dénoncé toutes les formes de violence contre les “cuerpos-territorios” (les corps comme territoires). Elle soutenait le “buen vivir" (“bien vivre”). - Gabriela Jiménez, coordonnatrice des partenariats en Amérique latine, KAIROS
“Merci Gloria Chicaiza, nous sommes sûr·e·s que depuis l’infini, tu continueras à soutenir notre combat. Toi qui as continué de te battre en dépit de ta santé défaillante. Tu continueras de vivre dans les forêts et les eaux que tu as défendues avec tant de courage. Tu vivras dans nos coeurs.” - La communauté d’Intag en Équateur
Snippet - Podcast Playlist Season 1 (ES)
FRMag - Mainstreaming The Invisible
Popularizar las realidades feministas invisibles
por Dr. Pragati Singh
En 2019, fui invitada por la BBC para hablar en la 100 Women Conference en Delhi, India. El tema era «El futuro del amor, las relaciones, y las familias». El público presente en el gran salón consistía mayoritariamente en jóvenes indixs: estudiantes universitarixs, profesionales, activistas, etc. (...)
arte: «Angels go out at night too» [Los ángeles también salen de noche], Chloé Luu >
Dolorosa Mubvumbi
Présentez la candidature de féministes audacieux·ses pour le Conseil d’administration de l’AWID
Chaque année à l’AWID, nous visons à renouveler et enrichir les points de vue et expériences que reflète notre Conseil d’administration (CA) en accueillant de nouvelles et nouveaux membres.
Nous sommes actuellement à la recherche de personnes pour servir des mandats d’une durée de trois ans au Conseil de l’AWID à compter du début de l’année 2023. Il s’agit d’une occasion de contribuer à la gouvernance de notre organisation et d’intégrer un groupe extraordinaire de féministes du monde entier.
Merci de nous aider à identifier des candidatures de féministes à la fois réfléchi·e·s et audacieux·ses pour l’élection d’ici le 29 juillet 2022.
Merci de partager également cette invitation à candidatures au sein de vos réseaux !
Qui recherchons-nous ?
Nous recherchons avant tout des candidat·e·s engagé·e·s en faveur de la mission de l’AWID capables de faire le lien entre les luttes locales et mondiales. Ces personnes seront également en mesure de nous aider à tirer, avec attention, le meilleur parti du positionnement et des atouts de l’AWID dans un contexte en constante évolution. Les candidat·e·s doivent être disposé·e·s à assumer les fonctions et endosser les responsabilités juridiques du CA de l’AWID, dans l’intérêt supérieur de l’organisation.
Il s’agit d’une fonction bénévole qui nécessite une implication et un engagement tout au long de l’année. Les membres du CA doivent s'engager à consacrer au moins 10 à 15 jours par an à des rencontres en personne et virtuelles, et à contribuer à d'autres communications.
Nous souhaitons que notre CA reflète la diversité sous toutes ses formes, et particulièrement en ce qui concerne l’identité de genre, l’orientation sexuelle, l’âge, le lieu géographique et le milieu socio-économique. Nous recherchons, enfin, des membres de CA ayant une expérience dans l’un des principaux domaines de travail de l’AWID.
Candidat·e·s bénéficiant d'une expérience de travail aux intersections des droits des femmes/de la justice de genre et :
- La finance
- La justice climatique
- La justice pour le personnes handicapées et/ou
- La technologie
Candidat·e·s originaires des régions suivantes :
- L’Afrique
- L’Amérique du Sud
Ce qu’apportent les membres du CA à l’AWID
Le Conseil d’administration joue un rôle clé dans la définition de l’orientation stratégique de l’AWID et le soutien de notre organisation dans l’accomplissement de sa mission, en cohérence avec le monde dans lequel nous vivons et les besoins de nos mouvements.
Les membres du CA contribuent au fonctionnement de l’organisation de diverses manières : ils et elles apportent une expérience d’autres espaces, des perspectives de divers secteurs des mouvements féministes et un savoir-faire conséquent dans des domaines pertinents alignés sur la stratégie de l’AWID.
Les candidat·e·s qui seront finalement élu·e·s intégreront le CA de l'AWID en 2023 et nous accompagneront dans le lancement de notre nouveau plan stratégique dirigé par les nouvelles co-directrices exécutives de l'AWID, ainsi que dans la planification de notre prochain Forum international.
Connaissez-vous quelqu’un qui corresponde à ce profil ?
(Vous pouvez déposer votre candidature ou celle d’une autre personne, avec son consentement.)
Merci de partager également cette invitation à candidatures au sein de vos réseaux !
Merci d’avance de nous aider à trouver nos prochain·e·s merveilleux·ses membres du Conseil d’administration, qui soutiendront l’AWID lors des étapes à venir !
Snippet - Jobs and opportunities intro
If you’re looking to have an impact through your work in feminist, social justice and other non-profit organizations, we hope this page provides a start.
Here you will find open vacancies and call for applications from AWID and the Alliance for Feminist Movements, when available. Follow us on social media to be in the loop.
Aïssata Kane
Aïssata Kane, also fondly known as “Yaye Kadia” (Mother Kadia), was a feminist with a lifelong committment in advocating for African and especially Mauritanian women’s rights.
In her career as a politician, she was appointed Minister of Family Protection and Social Affairs in 1975, the first time a woman held such a position and in which Aïssata fervently worked to improve the status of women in her country.
This work included advancing girls’ and women’s education, fighting against the practice of force-feeding of young women, lobbying for an inclusion of a marital rights provision, and advocating for a female representation quota to be created in the Parliament.
“[Aïssata] realized all her passions with humility, courage and determination. She didn’t want to disturb anyone by her fight on all these fronts at the same time.” Ball Halimata Dem, Aïssata’s niece
She founded the National Union of Women of Mauritania (UNFM), co-creating and publishing Marienou for them, a magazine dedicated to the emancipation of Mauritanian women. Aïssata also directed several sub-regional and local organizations, including as the President of the International Association of Francophone Women (AIFF) and as a resolute ecologist, she was President of the Association for the Protection of the Environment in Mauritania (APEM).
In 2018 she received the Pioneer Woman Award. It honors her work in advancing Mauritania’s women’s status and recognizes her strong leadership and sense of innovation.
Aïssata passed away on 10 August 2019.
Afíliate
Afíliate
Al unirte a AWID, te sumas a un proceso organizativo feminista mundial, un poder colectivo surgido del trabajo entre movimientos y basado en la solidaridad.
FRMag - Between Two Worlds
Entre deux mondes : la double conscience des femmes en Gambie
par Haddy Jatou Gassama
Il est de coutume pour la tribu mandingue, en Gambie, de mesurer la première écharpe utilisée par les mères pour porter leur nourrisson sur leur dos. (...)
illustration : « Puta sacrée », par Pia Love >
Martha Araceli Chagoy Valdes
Love letter to Feminist Movements #5
Sudanese Feminists: "A Revolution within the Revolution"
"I have been subjected to sexual violence, physical injuries and other forms of violence while protesting at the frontlines. But I will never stop until we achieve complete civilian rule in Sudan. We must stop militarization of the state. Our bodies should not be treated as battlegrounds any longer."
Said Amal*, a 23 years old woman protester.**
During the last 4 years women led the revolution in Sudan. Their leadership wasn't just on streets, but they were the power driving the consistent resistance at all levels. Women and young feminists became the alerted consciousness of the Sudanese change and democratization movement. Since the first protest against the former regime in Aldmazein town in the conflict area of Blue Nile on December 13th, 2018, young school girls were the voices demanding the end of the rule of the 30 years dictatorship of military and Muslim Brotherhood.

The feminist movement led by young women aging 16 to 35, has established a revolution within the revolution in Sudan in the last 4 years of non stop revolution. The strong voices of young women occupying spaces on streets, social media, civil society and political organizations were high enough to reshape the public opinion and challenge social norms. Discussions of sexual and gender based violence and taboos of domestic violence and male dominant decisions making process became mainstream debates for the first time in Sudan history. Women Football teams appointed spokeswomen for resistance committees, and women led professional unions are part of the manifestation of the new wave of feminist movement in Sudan. Young women identifying as feminist proudly and publicly is the most important achievement in a country ruled by fundamentalist Islam for 3 decades. Young men supporting feminist activism, and identifying as feminist is another progress worth noting.
This progress is not cost free, it is also not perfect. Feminist activists, groups and activists face the same challenges we expect in a conservative, and conflict affected contexts. But the impact of the young feminists movement in Sudan is worth of looking up to. Overcoming internal boundaries of diverse cultures, religions, and conflicts history is a challenge, but young feminists in Sudan seems to work hard to bridge the gaps. Creation of feminist schools in Darfur and Kordofan is something that makes the work of young feminists in Sudan a unique journey worth to learn from.
The young women leading these efforts and the women groups working on the ground cannot be mentioned here due to several security concerns under the current military coup. But their resilience, strength and courage is one for the history books. The audacious young women leading resistance on streets, behind screens, and working in different professions and activism fields are shaping the future of Sudan. The young feminists in Sudan are creating new spaces for a feminist narratives and discourses to restructure the distribution of power at political, economical and social aspects.
Despite the immense violence, reemergence of fundamentalist Islam, militarization and shrinking civic spaces, feminist activists in Sudan remain rooted in their sisterhood. They remain a great inspiration for the feminist movements globally.
Nazik Awad
* Amal is a pseudonym used to protect the young activist quoted.
** Sudan is living under constant revolution since 2018. A new wave started after the military coup on October 25th 2021.


