Flickr/Leonardo Veras (CC BY 2.0)

Special Focus

AWID is an international, feminist, membership organisation committed to achieving gender equality, sustainable development and women’s human rights

Protection of the Family

The Issue

Over the past few years, a troubling new trend at the international human rights level is being observed, where discourses on ‘protecting the family’ are being employed to defend violations committed against family members, to bolster and justify impunity, and to restrict equal rights within and to family life.

The campaign to "Protect the Family" is driven by ultra-conservative efforts to impose "traditional" and patriarchal interpretations of the family, and to move rights out of the hands of family members and into the institution of ‘the family’.

“Protection of the Family” efforts stem from:

  • rising traditionalism,
  • rising cultural, social and religious conservatism and
  • sentiment hostile to women’s human rights, sexual rights, child rights and the rights of persons with non-normative gender identities and sexual orientations.

Since 2014, a group of states have been operating as a bloc in human rights spaces under the name “Group of Friends of the Family”, and resolutions on “Protection of the Family” have been successfully passed every year since 2014.

This agenda has spread beyond the Human Rights Council. We have seen regressive language on “the family” being introduced at the Commission on the Status of Women, and attempts made to introduce it in negotiations on the Sustainable Development Goals.


Our Approach

AWID works with partners and allies to jointly resist “Protection of the Family” and other regressive agendas, and to uphold the universality of human rights.

In response to the increased influence of regressive actors in human rights spaces, AWID joined allies to form the Observatory on the Universality of Rights (OURs).  OURs is a collaborative project that monitors, analyzes, and shares information on anti-rights initiatives like  “Protection of the Family”.

Rights at Risk, the first OURs report, charts a map of the actors making up the global anti-rights lobby, identifies their key discourses and strategies, and the effect they are having on our human rights.   

The report outlines “Protection of the Family” as an agenda that has fostered collaboration across a broad range of regressive actors at the UN.  It describes it as: “a strategic framework that houses “multiple patriarchal and anti-rights positions, where the framework, in turn, aims to justify and institutionalize these positions.”

 

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Principaux éléments de rhétorique

Les ultraconservateurs ont développé un certain nombre d’arguments relatifs aux droits humains sur le plan international, lesquels instrumentalisent la religion, la culture, la tradition et la souveraineté nationale dans le but de porter atteinte aux droits liés au genre et à la sexualité. Les acteurs anti-droits s’éloignent de plus en plus d’un langage explicitement religieux.

Nous constatons de plus en plus fréquemment que des acteurs rétrogrades – qui dénigraient auparavant le concept des droits humains – tentent désormais de le récupérer et de le manipuler pour atteindre leurs objectifs.


La protection de la famille

Ce discours émergent qui prospère actuellement semble inoffensif, mais il fonctionne comme un cadre général abritant de multiples positions patriarcales et anti-droits.

Le thème de la « protection de la famille » est donc un exemple particulièrement parlant de l’évolution de la stratégie de certains acteurs rétrogrades que utilisent désormais un plaidoyer holistique et intégré.

L’argumentaire sur la « protection de la famille » est utilisé pour déplacer le sujet de droits humains de l’individu vers des institutions déjà puissantes.

Il prône également une conception unitaire, hiérarchique et patriarcale de la famille qui suppose une discrimination à l’égard des formes familiales situées en dehors de ces limites rigides. Il tente également d’atténuer l’importance actuellement accordée à la reconnaissance et à la protection des droits des membres vulnérables de la famille pour privilégier la non-discrimination, l’autonomie et l’absence de violence dans le contexte des rapports familiaux.

Le droit à la vie

Le Saint-Siège et un certain nombre de groupes chrétiens de défense des droits cherchent à s’approprier la notion de droit à la vie pour servir leur lutte contre l’avortement. En introduisant la doctrine religieuse conservatrice dans le langage des droits humains, ils soutiennent l’idée qui veut que le droit à la vie, tel qu’énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, s’applique dès le moment de la conception.

Aucun des instruments universels relatifs aux droits humains ne vient étayer ce discours. Pourtant, c’est une stratégie attrayante pour les acteurs anti-droits dans la mesure où le droit à la vie ne peut être violé en aucune circonstance et qu’il constitue une norme juridiquement contraignante.

Les droits sexuels

Les acteurs anti-droits utilisent un certain nombre d’arguments dans leur campagne pour porter atteinte aux droits sexuels. Ils soutiennent que les droits sexuels n’existent pas ou qu’il s’agit de « droits nouveaux » nuisibles aux enfants et à la société et/ou que ces droits sont en opposition avec la culture, la tradition ou le droit national.

Dans le cadre onusien, les conservateurs plaident contre le droit à une éducation sexuelle complète (ESC) en attaquant ce concept à plusieurs niveaux. Ils prétendent que l’ESC viole les « droits parentaux », qu’elle nuit aux enfants et qu’il s’agit d’un endoctrinement idéologique plutôt que d’une forme d’éducation. Ils affirment également que cette éducation sexuelle complète est imposée aux enfants, aux parents et aux Nations Unies par de puissants lobbyistes qui cherchent à tirer profit des services qu’ils fournissent aux enfants et aux jeunes.

Les tentatives visant à invalider les droits relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre prolifèrent. Les ultraconservateurs font valoir le fait que l’application des principes et du droit relatifs aux droits humains – qui existent pourtant depuis longtemps – consiste en fait à créer de « nouveaux droits ». Ils prétendent enfin que le contenu des droits devrait varier radicalement parce que ceux-ci devraient être interprétés à l’aune de la « culture » ou des « particularismes nationaux ».

Les droits reproductifs

Les organisations de la droite chrétienne se mobilisent depuis longtemps contre les droits reproductifs, aux côtés du Saint-Siège et d’autres alliés anti-droits. Elles affirment souvent que les droits reproductifs sont en fait une forme de contrôle de la population imposée par l’Occident aux pays du Sud global. Paradoxalement, ce discours émane le plus souvent d’acteurs issus des États-Unis et de l’Europe occidentale, dont beaucoup travaillent activement pour exporter leur rhétorique et leurs politiques fondamentalistes.

Ces acteurs rétrogrades reprennent également des arguments « scientifiques » élaborés par des groupes de réflexion ultraconservateurs et citent des sources usant de méthodologies de recherche peu fiables pour montrer que l’avortement a de nombreux effets secondaires psychologiques, sexuels, physiques et relationnels.

La protection des enfants et les droits parentaux

Les acteurs anti-droits visent à promouvoir le concept de « protection de la famille », mais ils tentent également de créer une nouvelle catégorie de « droits parentaux » à laquelle les normes existantes relatives aux droits humains ne donnent aucun fondement.

Paradoxalement, ce discours tente de dévoyer les systèmes de protection des droits dont les enfants jouissent par principe, tels qu’énoncés dans la Convention relative aux droits de l’enfant, pour renforcer les droits des parents à exercer un contrôle sur leurs enfants et à limiter leurs droits.

La violence contre les femmes

Les acteurs anti-droits tentent de plus en plus fréquemment de s’approprier et de subvertir les références et les arguments défendus par les défenseuses des droits humains, et notamment la notion de violence contre les femmes (VCF).

Dans le cadre de la Commission sur la condition de la femme ainsi que dans d’autres espaces, ces acteurs utilisent notamment la technique rhétorique suivante : ils abordent la violence contre les femmes comme un cadre dans lequel il est possible d’intégrer des arguments hostiles aux droits reproductifs et de nature patriarcale.

Les ultraconservateurs, par exemple, défendent l’idée qui veut que les relations intimes entre partenaires qui ne sont ni hétéronormatives ni traditionnelles constituent un facteur de risque de violence. Ils soulignent que les pères sont nécessaires à la protection des familles contre la violence.

Le genre et l’« l’idéologie du genre »

Le Saint-Siège se livre à une critique incessante du genre, de l’« idéologie du genre », des « radicaux du genre » et de la théorie du genre. Les acteurs anti-droits interprètent souvent le terme « genre » comme un code caché pour parler des droits des personnes LGBT*Q. La droite religieuse utilise le concept de genre comme un outil transversal qui relie beaucoup de ses thèmes de prédilection. De plus en plus souvent, les opposant-e-s acharné-e-s à ces notions de genre se braque sur les questions relatives à l’identité de genre et aux droits des personnes trans*.

La complémentarité et la dignité humaine

À l’heure actuelle, un certain nombre d’ultraconservateur utilisent la rhétorique de la complémentarité des sexes. Leur argumentaire est structuré autour de l’hypothèse de la différence entre les sexes : les hommes et les femmes sont censés jouer des rôles différents mais complémentaires dans le mariage et la vie familiale, mais aussi dans leur engagement dans la vie communautaire, politique et économique.

La référence aux rôles « naturels » vise à rejeter fondamentalement le caractère universel des droits humains en matière d’égalité et de non-discrimination.

Cet argument est également utilisé pour justifier les violations de ces droits par les États et les acteurs non étatiques. Il contribue en outre au non-respect de l’obligation faite aux États de lutter contre les préjugés et les pratiques fondés sur des rôles stéréotypés attribués aux hommes et aux femmes.

La souveraineté nationale et l’anti-impérialisme

Ce discours suggère que les gouvernements nationaux sont injustement ciblés par les organes des Nations Unies ou par d’autres États agissant par l’intermédiaire de l’ONU. Il s’agit d’une tentative de déplacer le sujet des droits humains de l’individu ou de la communauté marginalisée qui subit une violation de ses droits vers une institution puissante et/ou rétrograde, à savoir l’État, dans le but de justifier des exceptions nationales aux droits universels, voire de soutenir l’impunité des États.

La liberté de religion

Les acteurs anti-droits ont récupéré la rhétorique de la liberté de culte pour justifier les violations des droits humains. Mais les ultraconservateurs se réfèrent à la liberté de culte d’une manière qui contredit frontalement l’objectif de ce droit humain et est en opposition fondamentale avec le principe de l’universalité des droits.

Le raisonnement avancé est que la liberté de culte est menacée et compromise par la protection des droits humains, en particulier de ceux liés au genre et à la sexualité.

Selon l’argument central des conservateurs, le droit à la liberté de culte est destiné à protéger une religion plutôt que la liberté des personnes d’avoir ou de ne pas avoir de croyances religieuses.

Pourtant, en vertu du droit international relatif aux droits humains, le droit protège les croyants plutôt que les croyances, et le droit à la liberté de religion, de pensée et de conscience comprend le droit de ne pratiquer aucune religion ou de ne pas adhérer à une croyance, mais aussi celui de changer de religion ou de conviction.

Les droits culturels et les valeurs traditionnelles

Les acteurs anti-droits utilisent communément des tactiques fondées sur les références à la culture et aux traditions pour saper les droits humains, dont le droit à l’égalité. Présentée comme monolithique, statique et immuable, la culture apparaît souvent comme une réalité en totale contradiction avec les « normes occidentales ».

Dans les débats politiques internationaux, les acteurs anti-droits font allusion à la culture pour saper l’universalité des droits : ils préconisent un relativisme culturel qui éclipse ou limite les revendications en matière de droits. Ces acteurs font également un usage rétrograde de la notion de droits culturels, qui repose sur une représentation volontairement faussée du concept de droit humain. Les États doivent veiller à ce que les pratiques traditionnelles ou culturelles ne soient pas détournées pour justifier certaines violations du droit à l’égalité.

Le droit relatif aux droits humains prévoit en effet l’égalité d’accès, de participation et de contribution à tous les aspects de la vie culturelle pour tous et toutes, y compris les femmes, les minorités raciales et religieuses ainsi que les personnes dont le genre et la sexualité sont non conformes.

Subvertir l’« universel »

Les acteurs anti-droits engagés dans les espaces politiques internationaux manipulent de plus en plus fréquemment les références à l’universalité des droits humains fondamentaux pour inverser le sens de l’universalité des droits.

Plutôt que d’utiliser le terme universel pour décrire l’ensemble des droits humains indivisibles et interdépendants, les ultraconservateurs délimitent et décrivent un sous-ensemble de droits humains « véritablement fondamentaux ».

Les autres droits considérés comme des « droits nouveaux » et facultatifs, seraient donc laissés à la discrétion des États. Cette rhétorique est particulièrement efficace dans la mesure où le contenu de la catégorie des droits véritablement universels reste implicite, ouvrant ainsi la porte à des variations dans l’interprétation.

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Autres chapitres

Lire le rapport complet (en anglais)

Snippet FEA collaborator and allies Photo 5 (ES)

La foto muestra a un grupo de quince trabajadores sentados juntos en una sala con paredes blancas. Algunos están durmiendo, otros están despiertos, hablando entre ellos o mirando sus teléfonos.

هل على مجموعتنا، منظمتنا أو حركتنا تعبئة الاستطلاع مع أننا لم نحشد أو نأخذ تمويلاً من ممولين/ات خارجيين/ات؟

نعم! نلاحظ ونقدّر الأسباب المختلفة لعدم تلق الحركات النسوية التمويل الخارجي، حيث من الممكن أن تكون غير مؤهلة لتقديم الطلبات للتمويل و\ أو تلقّي المال من خارج البلاد، أو الاعتماد على المصادر التي يتم إنتاجها بشكل مستقل كاستراتيجية سياسية. نريد أن نسمع منكم/ن بعيدا عن تجربتكم/ن مع التمويل الخارجي.

Nadine Ramaroson

Nadine fue un ejemplo para muchxs por su trabajo en apoyo de las mujeres y lxs más vulnerables de su comunidad. Estaba comprometida con ayudar a l pobres, especialmente a las personas sin techo. 

Aunque su muerte se informó como accidente, la familia Ramaroson, encabezada por su padre, André Ramaroson, llevó adelante una investigación que arrojó evidencias de que había sido asesinada. Se informó que había muerto en un accidente fatal ocurrido entre Soanierano - Ivongo y Ste Marie, una historia que fue desmentida por su familia. Ella había recibido numerosas amenazas de muerte por sus audaces posiciones políticas. Su caso todavía está en la corte de Antananarivo (la capital de Madagascar).


 

Nadine Ramaroson, Madagascar

¿Qué está en juego en este proceso para los derechos de las mujeres?

La financiación para el desarrollo encierra amenazas y oportunidades concretas para los derechos de las mujeres y los derechos humanos de todas las personas. Una financiación y políticas para el desarrollo que sean transformadoras pueden constituir un aporte importante para los cambios sistémicos que se necesitan a fin de garantizar el respeto, la protección y la realización de los derechos humanos de las mujeres.

El año 2015 es importante en el proceso de la FpD. La tercera Conferencia Internacional sobre la FpD tuvo lugar del 13 al 16 de julio de 2015 en Adís Abeba, Etiopía, y los gobiernos están finalizando la Agenda de Desarrollo Post-2015 que incluye acuerdos acerca de cómo se van a financiar los Objetivos de Desarrollo Sostenible.

En su actual etapa, el proceso de la FpD ofrece una oportunidad importante para fijar un marco de financiación que garantice un apoyo financiero efectivo para la implementación de la Agenda Post-2015 y de los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS). También constituye una oportunidad para abordar las condiciones estructurales y los cambios sistémicos necesarios para la plena implementación de otras agendas y compromisos como los tratados internacionales de derechos humanos y la Plataforma de Acción de Beijing.

En estos últimos trece años, organizaciones por los derechos de las mujeres y feministas han participado activamente en el proceso de la FpD.

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AWID in the media

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Press kits and statements


Social Media Kits


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Conferences, talks, seminars video recordings

Impunity for violence against women defenders of territory, common goods, and nature in Latin America
March 16, 2018
Rural women's resistance to closing civic space
March 15, 2018
 
Empowering rural women in mining affected environments
March 13, 2018
Feminist Perspectives on Accountability
March 13, 2018
Gender Perspectives on Corporate Accountability
March 12, 2018

 

 

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Snippet FEA lines of work Against (FR)

Illustration d'un livre rose sur lequel est écrit : « Droits du travail » avec un X rouge, l

LES VIOLATIONS DES DROITS DU TRAVAIL

Моего языка нет в списке и мне сложно заполнить опрос – что мне делать?

AWID стремится к языковой справедливости, и мы сожалеем, что на данный момент проведение опроса на большем количестве языков не представляется возможным. Если вам нужна помощь в переводе или вы хотите заполнить анкету на любом другом языке, пожалуйста, свяжитесь с нами по адресу witm@awid.org

Sainimili Naivalu

"He dado testimonio de la discriminación que vi en las calles, he sufrido burlas y abusos verbales ahí. También he hecho numerosas amistades y he conocido a mucha gente. Puede que haya peligros ahí fuera, pero soy una  sobreviviente y aquí es donde estaré por ahora." - Sainimili Naivalu

Sainimili Naivalu fue una feminista y activista por los derechos de las personas con discapacidades de la aldea de Dakuibeqa en la isla de Beqa, Fiji.

Exigió a las autoridades políticas y a otras partes interesadas que proporcionaran políticas y servicios favorables a la movilidad de las personas con discapacidad, como la construcción de rampas en pueblos y ciudades para aumentar su accesibilidad. Sin embargo, las barreras físicas no fueron las únicas que Sainimili se esforzó por cambiar. Por experiencia propia, sabía que era necesario que se produjeran cambios más complejos en las esferas sociales y económicas. Muchos de los retos a los que se enfrentan las personas con discapacidad tienen su origen en actitudes que llevan a la discriminación y al estigma.

Como sobreviviente y luchadora, Sainimili contribuyó a la creación conjunta de realidades feministas que fomentasen la inclusión y cambiasen las actitudes hacia las personas con discapacidad. Como afiliada a la Asociación de Lesiones de la Espina Dorsal de Fiji (SIA, por sus siglas en inglés) y a través del proyecto del Foro para Personas con Discapacidades del Pacífico “Pacífico Habilita”, Sainimili asistió a la formación de la Organización Internacional del Trabajo "Inicie su Negocio" en Suva, lo que le permitió transformar sus ideas en su propio negocio. Fue emprendedora en el puesto 7 del mercado de Suva, donde ofrecía servicios de manicura,  y también se encargaba del puesto del mercado de las mujeres de SIA, donde vendía artesanías, sulus y otros objetos. El plan de Sainimili era expandir su negocio y convertirse en una importante empleadora de personas con discapacidad.

Además de su activismo, también fue medallista y campeona juvenil de tenis de mesa.

Sainimili era única, con una personalidad vivaz. Siempre podías saber si Sainimili estaba en una habitación porque su risa y sus historias eran los primero que notabas. - Michelle Reddy

Sainimili falleció en 2019.

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Snippet FEA HEALTH CONDITIONS (EN)

An illustration of a white-skinned person in yellow uniform of a nurse with stethoscope in their hand.

HEALTH CONDITIONS

Navleen Kumar

« Ce n’était pas une personne. C’était une puissance », compagnes et compagnons de lutte se souvenant de Navleen Kumar

Née le 15 octobre 1948, Navleen Kumar était une fervente militante pour la défense des droits fonciers et de la justice sociale en Inde.

Avec implication et intégrité, elle a œuvré pendant plus d’une décennie à la protection et la restitution des terres aux populations autochtones (les adivasi) dans le district de Thane, une région confisquée sous le régime de la force et de l’intimidation par les promoteurs immobiliers et fonciers. Elle a combattu cette injustice et ces crimes en menant des procédures juridiques au niveau de différents tribunaux, réalisant que la manipulation des registres fonciers était une opération courante dans la plupart des acquisitions de terres. Dans l’un de ces cas, celui des Wartha (une famille tribale), Navleen a entre autres découvert que la famille avait été dupée avec la complicité de fonctionnaires du gouvernement.

Grâce à son travail, elle a aidé les Wartha à récupérer leurs terres, de même que continué à défendre plusieurs affaires de transferts de terres d’adivasi.

« Son rapport sur l’impact de l’aliénation des terres sur les femmes et les enfants adivasi retrace l’histoire et les complexités de l’aliénation tribale depuis les années 1970, alors que les familles de la classe moyenne ont commencé à venir vivre dans les banlieues éloignées de Mumbai, suite à la hausse des prix de l’immobilier dans la ville.

Les complexes immobiliers se sont multipliés dans ces banlieues, et les tribus analphabètes en ont payé le prix. Les meilleures terres le long de la voie de chemin de fer valaient cher et les constructeurs se sont jetés dessus comme des vautours, pour arracher les terres des tribus et autres résidents locaux par des moyens illégaux », Jaya Menon, Justice and Peace Commission. 

Au cours de ses actions militantes, Navleen a reçu de nombreuses menaces et survécu à plusieurs tentatives d’assassinat. Malgré tout, elle a continué son travail sur ce qui était non seulement important à ses yeux mais qui contribuait à transformer les vies et les réalités de tant de personnes qu’elle soutenait dans sa lutte pour la justice sociale. 

Navleen a été poignardée à mort dans son immeuble le 19 juin 2002. Deux gangsters locaux ont été arrêtés pour son meurtre. 

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Ejes temáticos

El marco de referencia de las Realidades Feministas en el Foro se despliega a través de seis ejes temáticos. Cada uno coloca en un lugar central las realidades, experiencias y visiones feministas, dentro del continuum que va de la resistencia a las propuestas, las luchas y las alternativas.

Queremos explorar juntxs de qué están hechas nuestras realidades feministas y qué es lo que les permite florecer en las diferentes esferas de nuestras vidas. Estas realidades pueden ser formas ya muy desarrolladas de vivir, sueños e ideas que están tomando forma o experiencias y momentos valiosos. 


Los ejes temáticos no son compartimentos aislados sino más bien envases que guardan las actividades a desarrollarse en el Foro y que están abiertos, comunicados entre sí. Imaginamos que muchas actividades tendrán lugar allí donde estos ejes temáticos - así como diferentes luchas, comunidades y movimientos -  se entrecruzan. Las descripciones que compartimos a continuación son preliminares y continuarán enriqueciéndose a medida que continúe nuestro recorrido por las Realidades Feministas.

Recursos para comunidades, movimientos y justicia económica

Este eje temático coloca en primer plano las preguntas acerca de cómo nosotrxs - en tanto personas, comunidades y movimientos - satisfacemos nuestras necesidades básicas y garantizamos los recursos que necesitamos para vivir en plenitud, priorizando el cuidado de las personas y la naturaleza. Cuando hablamos de recursos nos referimos a los alimentos, el agua, el aire puro y también el dinero, el trabajo, la información, el conocimiento, el tiempo y otros.

Partiremos de las resistencias feministas al sistema económico dominante de explotación y extractivismo para subrayar propuestas, experiencias y prácticas feministas contundentes e inspiradoras para organizar nuestra vida económica y social. Algunas de las temáticas a explorar son la soberanía alimentaria y de las semillas, las miradas feministas acerca del trabajo y el empleo, o los sistemas justos y sostenibles de comercio. Con valentía abordaremos las contradicciones que resultan de nuestra necesidad de sobrevivir en sistemas económicos opresivos.

Este eje temático posiciona el financiamiento y los recursos para las organizaciones y los movimientos dentro de un análisis feminista más amplio de la justicia económica y la generación de la riqueza. Analizaremos cómo mover recursos para que lleguen adonde resultan necesarios a través de la justicia fiscal, propuestas como el ingreso universal, diferentes modelos de filantropía y la generación autónoma y creativa de recursos para los movimientos.

Gobernanza, rendición de cuentas y justicia

Queremos construir nuevas visiones y difundir las realidades y experiencias ya existentes de gobernanza, justicia y rendición de cuentas feministas. Frente a la crisis global y al auge de los fascismos y los fundamentalismos, este eje temático le da un lugar central a modelos, prácticas e ideas feministas, radicales y emancipatorias para organizar la sociedad y la vida política desde el nivel local al global.

En este eje temático exploraremos cómo es la gobernanza feminista, por ejemplo a través de experiencias de municipalismo, la construcción de identidades por fuera de las naciones-estados o nuestras miradas acerca del multilateralismo. Intercambiaremos experiencias de procesos de justicia y rendición de cuentas en nuestras comunidades, organizaciones y movimientos, que incluyen modelos de justicia restaurativa, comunitaria y transformadora que rechazan la violencia estatal y el complejo carcelario-industrial.

También le daremos protagonismo a las experiencias de desplazamiento, migración y búsqueda de refugio, así como a los procesos de organización feminista en procura de un mundo sin regímenes de fronteras letales: un mundo donde el movimiento sea libre y los recorridos posibles nos apasionen.

Realidades digitales

El rol de la tecnología en nuestras vidas es cada vez mayor y la línea entre las realidades virtuales y no virtuales se está borrando. Lxs feministas utilizamos ampliamente las tecnologías y los espacios virtuales para construir comunidades, aprender unxs de otrxs y movilizarnos para la acción. Con los espacios virtuales podemos expandir los límites de nuestro mundo físico. Pero esto tiene un costado problemático: las comunicaciones digitales son cada vez más propiedad de empresas cuya rendición de cuentas frente a lxs usuarixs es mínima. La minería de datos, la vigilancia y los quiebres en la seguridad de la información se han convertido en la norma, junto con la violencia y el acoso en línea.

En este eje exploraremos las oportunidades y desafíos feministas dentro de las realidades digitales. Estudiaremos las alternativas a las plataformas de propiedad privada que dominan el paisaje digital, así como estrategias para movernos en espacios digitales cuidando nuestro bienestar y cómo usar la tecnología para superar desafíos en términos de accesibilidad. También descubriremos el potencial de la tecnología en la esfera del placer, la confianza y los vínculos.

Cuerpos, placer y bienestar

Albergamos realidades feministas también dentro nuestro: son nuestras experiencias corporizadas. Controlar nuestro trabajo, nuestros desplazamientos, nuestra reproducción y nuestra sexualidad continúa siendo un elemento central para las estructuras patriarcales, cisheteronormativas y capitalistas. Para hacer frente a esa opresión, personas de distintos géneros, sexualidades y capacidades creamos espacios y subculturas de encuentro, de alegría, de cuidado, de placer y de profunda valoración de nosotrxs mismxs y de cada unx de lxs otrxs. 

En este eje temáticos exploraremos múltiples ideas, narrativas, imaginarios y expresiones culturales de consentimiento, agencia y deseo desde las miradas de las mujeres, las personas trans, no binaries, intersex y que de distintas maneras cuestionan los mandatos de género en diversas sociedades y culturas.

Intercambiaremos experiencias sobre nuestros triunfos en cuanto a derechos y justicia reproductiva, además de desarrollar cuáles son las prácticas sociales que habilitan y respetan la autonomía, la integridad y la libertad corporales. Este eje temático vincula entre sí diferentes luchas y movimientos para que cada uno pueda incorporar las percepciones y experiencias de bienestar y placer de los otros. 

El planeta y los seres vivientes

Imagínense un planeta feminista. ¿Cómo se escucha el agua? ¿Cómo huele el aire? ¿Cómo se siente la tierra al tocarla? ¿Cuál es la relación entre el planeta y sus seres vivos, incluyendo a la especie humana? Las realidades feministas son realidades de justicia ambiental y climática. Las luchas feministas, indígenas, decoloniales y ecológicas a menudo surgen de visiones y relaciones entre las personas y la naturaleza que son transformadoras.
Este eje está centrado en el bienestar de nuestro planeta y reflexiona acerca de cómo la especie humana ha interactuado con el planeta y lo ha modificado. Nos proponemos explorar aspectos de los conocimientos tradicionales y de la biodiversidad como aportes para sostener un planeta feminista y aprender acerca de prácticas e iniciativas feministas sobre decrecimiento, bienes comunes, modelos de economías alternativas/paralelas, agroecología, soberanía alimentaria y energética.

Cómo nos organizamos lxs feministas

Si bien pensamos que todos los ejes temáticos están relacionados, este es verdaderamente transversal por eso lxs invitamos a incorporar la dimensión de lo organizativo a la actividad que propongan, sin importar con qué eje/s se relaciona.

¿Cómo nos estamos organizando lxs feministas en el mundo de hoy? Esta pregunta nos lleva a prestarle atención a actores, dinámicas de poder, recursos y liderazgo; a las economías en las que estamos inmersxs; a lo que consideramos justicia y rendición de cuentas; a la era digital; a nuestras experiencias de autonomía, bienestar y cuidado colectivo. En todos los ejes temáticos esperamos crear espacios para una reflexión sincera sobre la distribución de poder y recursos y las negociaciones en torno a ellos en nuestros movimientos.

 


El Foro es un proceso colaborativo

El Foro es más que una reunión de cuatro días. Es una estación en un recorrido más largo para fortalecer nuestros movimientos en torno a la noción de Realidades Feministas que ya ha comenzado y que continuará más allá de las fechas del Foro.

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Snippet FEA Map of Spain Union Otras (ES)

Fondo mostaza con mapa de España en rosa y pin amarillo de la ubicación del Sindicato Otras;