Philippe Leroyer | Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Análisis Especiales

AWID es un organización feminista internacional de membresía, que brinda apoyo a los movimientos que trabajan para lograr la justicia de género y los derechos de las mujeres en todo el mundo.

Defensorxs de Derechos Humanos

Lxs defensorxs se identifican a sí mismas como mujeres y personas lesbianas, bisexuales, transgénero, queer e intersex (LBTQI) y otrxs que defienden derechos y que debido a su trabajo en derechos humanos están bajo riesgos y amenazas específicos por su género y/o como consecuencia directa de su identidad de género u orientación sexual.

Lxs defensorxs son objeto de violencia y discriminación sistemáticas debido a sus identidades y su inclaudicable lucha por derechos, igualdad y justicia.

El Programa Defensorxs colabora con contrapartes internacionales y regionales así como con lxs afiliadxs de AWID para crear conciencia acerca de estos riesgos y amenazas, abogar por medidas de protección y de seguridad que sean feministas e integrales, y promover activamente una cultura del autocuidado y el bienestar colectivo en nuestros movimientos.


Riesgos y amenazas dirigidos específicamente contra lxs defensorxs

lxs defensorxs enfrentan los mismos tipos de riesgos que todxs lxs demás defensorxs de derechos humanos, de comunidades y del medio ambiente. Sin embargo, también están expuestas a violencia y a riesgos específicos por su género porque desafían las normas de género de sus comunidades y sociedades.

Por defender derechos, lxs defensorxs están en riesgo de:

  • Ataques físicos y muerte
  • Intimidación y acoso, incluso en los espacios virtuales
  • Acoso judicial y criminalización
  • Agotamiento

Un enfoque integral y colaborativo de la seguridad

Trabajamos de manera colaborativa con redes internacionales y regionales y con nuestrxs afiliadxs

  • para crear conciencia de las violaciones de derechos humanos contra lxs defensorxs y de la violencia y discriminación sistemáticas que enfrentan
  • para fortalecer los mecanismos de protección y asegurar respuestas más oportunas y efectivas para lxs defensorxs que están en riesgo

Trabajamos para promover un enfoque integral de la protección que incluya:

  • remarcar la importancia del autocuidado y el bienestar colectivo, y reconocer que el significado de cuidado y bienestar puede variar entre las diferentes culturas;
  • documentar las violaciones dirigidas contra lxs defensorxs usando una perspectiva feminista interseccional;
  • promover el reconocimiento y celebración social del trabajo y la resiliencia de lxs defensorxs; y
  • construir espacios ciudadanos que conduzcan al desmantelamiento de las desigualdades estructurales sin restricciones ni obstáculos.

Nuestras acciones

Nos proponemos contribuir a un mundo más seguro para lxs defensorxs, sus familias y comunidades. Creemos que actuar por los derechos y la justicia no debe poner en riesgo a lxs defensorxs, sino que debe ser valorado y celebrado.

  • Promoviendo la colaboración y coordinación entre organizaciones de derechos humanos y organizaciones de derechos de las mujeres en el plano internacional para fortalecer la capacidad de respuesta en relación a la seguridad y el bienestar de lxs defensorxs.

  • Apoyando a las redes regionales de defensorxs y de sus organizaciones, tales como la Iniciativa Mesoamericana de Mujeres Defensorxs de Derechos Humanos y la WHRD Middle East and North Africa  Coalition [Coalición de Defensorxs de Derechos Humanos de Medio Oriente y África del Norte], promoviendo y fortaleciendo la acción colectiva para la protección, poniendo el énfasis en establecer redes de solidaridad y protección, promover el autocuidado y la incidencia y movilización por la seguridad de lxs defensorxs.

  • Aumentando la visibilidad y el reconocimiento de lxs defensorxs y sus luchas, así como de los riesgos que enfrentan, a través de la documentación de los ataques que sufren, e investigando, produciendo y difundiendo información sobre sus luchas, estrategias y desafíos.

  • Movilizando respuestas urgentes de solidaridad internacional para lxs defensorxs que están en riesgo a través de nuestras redes internacionales y regionales y de nuestrxs afiliadxs activxs.

Contenido relacionado

Sylvia Rivera

Sylvia Rivera était une militante pour les droits civiques, travestie et travailleuse du sexe.

Connue comme la drag queen de couleur de New York, Sylvia était une infatigable et féroce défenseure des marginalisé·e·s et exclu·e·s au début des années 1970, alors que le mouvement pour les « droits des gays » prenait de l’ampleur aux États-Unis.

Dans un discours bien connu prononcé pour Chistopher Street Day en 1973, Sylvia s’est exclamée, parmi une foule de membres de la communauté LGBT : 

« Vous me dites tous d’aller me cacher, la queue entre les jambes.
Je ne supporterai plus ces conneries.
On m’a battue.
On m’a cassé le nez.
On m’a jetée en prison.
J’ai perdu mon travail.
J’ai perdu mon appartement.
Tout ça pour la libération gay, et vous me traitez de la sorte?
C’est quoi votre putain de problème à tous?
Réfléchissez à ça! » 

En 1969, à l’âge de 17 ans, Sylvia a participé aux célèbres émeutes de Stonewall en jetant, paraît-il, le deuxième cocktail molotov en signe de protestation contre la descente de la police dans le bar gay de Manhattan. Elle a continué à être une figure centrale des soulèvements qui ont suivi, organisant des rassemblements et ripostant aux brutalités policières.

En 1970, Sylvia a collaboré avec Marsha P. Johnson à la création de Street Transvestite Action Revolutionaries (S.T.A.R.), collectif et organisation politique qui mettait sur pied des projets de soutien mutuel pour les personnes trans vivant dans la rue, celles et ceux aux prises avec la toxicomanie ou en détention, et spécialement pour les personnes trans de couleur et celles et ceux vivant dans la pauvreté. 

Refusant les étiquettes, Sylvia a incité les personnes du mouvement de libération gay à penser différemment, et ce, tout au long de sa vie. Elle a déclaré : 

« J’ai quitté ma maison en 1961, à l’âge de 10 ans. Je me suis démenée sur la 42e rue. Le début des années 1960 n’était pas génial pour les drag queens, les garçons efféminés ou les garçons qui se maquillaient comme on le faisait. À l’époque, on se faisait battre par la police, par tout le monde. Je n’ai pas vraiment fait mon coming out en tant que drag queen avant la fin des années 1960. C’était vraiment la débandade lorsque des drag queens se faisaient arrêter. Je me rappelle la première fois où je me suis fait arrêter, je n’étais même pas habillée entièrement en drag. Je marchais dans la rue et les flics m’ont tout simplement attrapée. Les gens maintenant prétendent que je suis une lesbienne, parce que je suis avec Julia, ce à quoi je leur je réponds : « Non, je suis juste moi. Je ne suis pas une lesbienne. » J’en ai marre d’être étiquetée. Je ne suis même pas en faveur de l’étiquette de transgenre. J’en ai marre de vivre avec des étiquettes. Je veux juste être qui je suis. Je suis Sylvia Rivera »

Par son activisme et son courage, Sylvia Rivera a présenté un miroir où se reflétait tout ce qui n’allait pas dans la société, mais aussi la possibilité d’une transformation. Sylvia est née en 1951 et décédée en 2002.

Nicole Barakat

nicole barakat -verge exhibition april 2018
We transcend time and place (Nous transcendons le temps et le lieu), Papier découpé à la main (2017)
nicole barakat -verge exhibition april 2018
We will remember who we are and We will persist (Nous nous rappellerons qui nous sommes et nous persisterons), Coton lamé brodé coupé à la main sur tissu de laine et soie (2018
nicole barakat -verge exhibition april 2018
​​We will return home (Nous rentrerons au pays), Lamé brodé à la main sur velours de coton (2018)
verge march 18 - document photography
We will heal in the now (Nous guérirons dans l’instant), Soie coupée à la main, laine, lamé, coton, impression numérique directe satin de soie sur lin (2018)

nous sommes infini·e·s

Une exposition de Nicole Barakat qui incarne sa reconnexion avec la diaspora d'objets provenant de ses terres ancestrales dans l'Asie du Sud-Ouest et l'Afrique du Nord.
 
Barakat présente une collection d'œuvres textiles en tant que manifestations de sa démarche consistant à travailler avec des objets déplacés, souvent volés, détenus dans les collections de musées occidentaux, notamment le Louvre, le British Museum et le Nicholson Museum. 
 
Pour contourner les gardiens et pénétrer dans les vitrines contenant ces objets ancestraux, Barakat récupère des formes de connaissances précoloniales, non linéaires et réceptives qui sont souvent dévaluées et rejetées par les institutions coloniales et patriarcales. Elle utilise ainsi la cafédomancie, le travail du rêve, l'écoute intuitive et les conversations avec les objets eux-mêmes (source).

À propos de Nicole Barakat

Nicole Barakat portrait
Nicole Barakat est une artiste queer femme de la région d’Asie du Sud-Ouest et d’Afrique du Nord, née et vivant à Gadigal (dite Sydney, en Australie). Elle emploie des processus intuitifs et d’écoute profonde visant à transformer les conditions de la vie quotidienne. Son travail fait appel à des approches non conventionnelles de la création artistique, créant des œuvres complexes qui incarnent l'amour et la patience et caractérisent les pratiques textiles traditionnelles. 

Ses œuvres comprennent des dessins en tissu et en papier cousus et découpés à la main, des formes sculpturales réalisées avec ses propres cheveux, du tissu et des matériaux végétaux, ainsi que des œuvres en direct où elle utilise sa voix comme matériau.

La pratique créative de Nicole s'enracine dans la re-mémoration et le re-couvrement de son savoir ancestral, y compris la cafédomancie et, plus récemment, le travail avec des plantes et des essences de fleurs pour le soin et la guérison de la communauté.

Snippet FEA Principles of Work (ES)

Principios

DE TRABAJO

¿Cómo se inició AWID?

AWID surgió en 1982 y se ha ido transformando con el paso de los años en una verdadera organización mundial.

Saber más de nuestra historia

Leer «From “WID” to “GAD” to Women’s Rights: The First Twenty Years of AWID» (en inglés)

Questions (Forum page)

¿Preguntas?

¿Tienes preguntas sobre el Foro de AWID o sobre las actividades relacionadas? ¡Tenemos respuestas!

Encuentra las respuestas

Snippet - Blog post Quote_EN

"We believe that this is the time for us to continue to organize from a place of solidarity, hope and radical imaginations."

- Beijing+30 & CSW: Feminist meaning-making at a time of polycrisis

Read here

Yamile Guerra

Yamile Guerra was a well-known lawyer, community leader and political activist in the Santander region of Colombia.

She was actively working to resolve disputes between local communities and developers, advocating against illegal land appropriation. Yamile had occupied various political posts, including as the Secretary General for the Santander government in Bogota and also aspired for the Mayor’s Office of Bucaramanga. In the last few years of her life, Yamile became increasingly active in environmental causes, particularly in the defense of the biodiverse wetlands of Santurbán against development, a region which supplies nearly 2 million people with freshwater.

According to her family and friends, Yamile received daily threats against her life and had asked the authorities for protection. 

“She was very very aware of this issue [land litigation] and she said many times that she felt insecure.” - Alixon Navarro Munoz, journalist and friend of Guerra family

On July 20, 2019 Yamile was shot to death by two men in Floridablanca, Santander. She had just finished discussing a land dispute with them. A suspect was later arrested for her murder and admitted to being paid to carry out her assassination. According to reports, Yamile was the third member of her family to have been killed in relation to land disputes. Her father, Hernando Guerra was murdered several years previously.

Yamile’s assassination is part of a wave of violence and systematic killing of hundreds of social activists and human rights defenders in Colombia. According to the Institute for Development and Peace Studies (INDEPAZ), at the time of Yamile’s death, over 700 community leaders and human rights activists had been killed since the country signed a peace agreement in August 2016. Most were murdered for confronting illegal drug trafficking and mining operations, with indigenous people, Afro-Colombians and women human rights defenders being most at risk. 

Less than a week after Yamile’s death, thousands of Colombians marched all over towns and cities, holding up black and white photos of activists who had been killed, with signs that read: "Without leaders there can be no peace" and "No more bloodshed”.

Yamile Guerra was only 42 years old at the time of her assassination. 

Anti-Rights Actors

Chapter 4

A complex and evolving network of anti-rights actors is exerting increasing influence in international spaces as well as domestic politics. Often backed by obscure funding, these actors build tactic alliances across issues, regions, and faiths to increase their impact.  

Image from #GenderAndSex Conference
© HazteOir.org/Flickr
23.02.2018 I Congreso Internacional sobre Género, Sexo y Educación (#GenderAndSex Conference)

We are witnessing fascist and fundamentalist actors that, while nationalist in their discourse, are completely transnational in their ideological underpinnings, political alliances, and networks of financing. In some cases these groups are backed by obscure funding flows, linked with big business, or far-right political parties. However, they also create strategic alliances, including, in some cases, with segments of the feminist and women’s rights movements, and distance themselves from more outwardly extreme elements to appear more legitimate. Anti-rights actors are also spreading and replicating their brand of anti-rights organizing -  be that campaigning and lobbying or strategic litigation - across the globe. 

Table of Contents

  • CitizenGo
  • Alliance Defending Freedom (ADF)
  • Funding of Anti-rights Actors 
  • The Links Between Anti-trans Feminists and Christian Fundamentalists
  • Exercise: Let’s Map the Landscape
  • Movement Resistance Story: Catolicadas, a Powerful Communication Tool to Promote Gender Equality and Sexual and Reproductive Rights
     

Read Full Chapter >

Snippet FEA Principles of work Education and Learning (FR)

Une pile de livres dans une couverture rose et un mortier de graduation noir sur le dessus.

ÉDUCATION ET APPRENTISSAGE CONSTANT

Quels sont les enjeux sur lesquels travaille l’AWID ?

L’AWID œuvre à renforcer la justice de genre et les droits humains des femmes.

Nous travaillons à renforcer les voix et l'impact des défenseuses des droits humains, des organisations et des mouvements.

Nos Domaines prioritaires sont étroitement liés aux réalités internationales. Ils sont le reflet de situations de plus en plus précaires qui sapent les droits des femmes à l’échelle mondiale.

  • La justice économique 
  • Les ressources pour les droits des femmes
  • S'opposer aux fondamentalismes religieux
  • Les défenseuses des droits humains
  • L'activisme des jeunes féministes

Découvrir les domaines prioritaires de l’AWID

FRMag - Editors Note

Note éditoriale

Les Réalités féministes consistent en une invitation chaleureuse et bienveillante, une sorte d’acte de préservation et de soins massifs (versus un soin individuel), une invitation à archiver et à faire l’inventaire de tout le travail réalisé, sous peine de le voir disparaître.     (...)

Lire

Snippet - CSW69 - OURs & friends - EN

OURs & friends at the Feminist Solidarity Space

✉️ By invitation only

📅 Tuesday, March 11, 2025
🕒 2.00-4.00pm EST

🏢 Chef's Kitchen Loft with Terrace, 216 East 45th St 13th Floor New York

Organizer: Observatory on the Universality of Rights (OURs) Consortium

Binta Sarr

Binta Sarr fue una activista por la justicia social, económica, cultural y política, y una ingeniera hidráulica en Senegal. Después de 13 años en la administración pública, Binta dejó ese camino para trabajar con mujeres rurales y marginadas.

Fue de este compromiso que surgió la Association for the Advancement of Senegalese Women [Asociación para el Avance de las Mujeres Senegalesas] (APROFES, por sus siglas en inglés), un movimiento y organización de base que Binta fundó en 1987. Uno de sus principales enfoques fue la formación de dirigentes, en relación no solo con las actividades económicas, sino también con los derechos de las mujeres y el acceso a los puestos de toma de decisiones.

"Las poblaciones de base deben organizarse, movilizarse, asumir el control ciudadano y exigir la gobernabilidad democrática en todos los sectores del espacio público. La prioridad de los movimientos sociales debe ir más allá de la lucha contra la pobreza y debe centrarse en programas de desarrollo articulados y coherentes en consonancia con los principios de los derechos humanos, teniendo en cuenta al mismo tiempo sus necesidades y preocupaciones tanto a nivel nacional como subregional y desde una perspectiva de integración africana y mundial". - Binta Sarr

Partiendo de la convicción de Binta de que el cambio fundamental de la condición de la mujer requiere una transformación de las actitudes masculinas, APROFES adoptó un enfoque interdisciplinario,  al utilizar la radio, los seminarios y el teatro popular, además de proporcionar una educación pública innovadora y  brindar apoyo cultural a las acciones de sensibilización. Su compañía de teatro popular representó piezas originales sobre el sistema de castas en el Senegal, el alcoholismo y la violencia conyugal. Binta y su equipo también analizaron la conexión crucial entre la comunidad y el mundo en general.

"Para APROFES, se trata de estudiar y tener en cuenta las interacciones entre lo micro y lo macro, lo local y lo global y también, las diferentes facetas del desarrollo. Desde la esclavitud hasta la colonización, el neocolonialismo y la mercantilización del desarrollo humano, la mayor parte de los recursos de África y del Tercer Mundo (petróleo, oro, minerales y otros recursos naturales) están todavía bajo el control de carteles financieros y las otras multinacionales que dominan este mundo globalizado". - Binta Sarr

Binta fue una de las integrantes fundadoras de la sección femenina de la Asociación Cultural y Deportiva Magg Daan. Recibió distinciones del Gobernador Regional y del Ministro de Hidrología por su "devoción por la población rural".

Nacida en 1954 en Guiguineo, un pequeño pueblo rural, Binta falleció en septiembre de 2019.


Tributos:

"La pérdida es inconmensurable, el dolor es pesado y profundo, pero resistiremos para no llorar a Binta; no lloraremos a Binta, mantendremos la imagen de su amplia sonrisa en todas las circunstancias, para resistir e inspirarnos en ella, para mantener, consolidar y desarrollar su obra..." - Página de Facebook de Aprofes, 24 de septiembre de 2019.

"¡Adiós Binta! Creemos que tu inmenso legado será preservado." - Elimane FALL , presidente de ACS Magg-Daan

Corporalidades Transnacionales | Nota de lxs editorxs

Sin palabras 

Chinelo Onwualu
Ghiwa Sayegh
Chinelo Onwualu Ghiwa Sayegh
«Cuando estamos desesperadxs por el cambio, como sucede tanto en la enfermedad como en la insurrección, nuestro lenguaje se vacía de complejidad, se queda con sus componentes más esenciales… Sin embargo, a medida que la enfermedad y la revolución persisten, el lenguaje que se hizo en ellas y sobre ellas se profundiza, admite más matices, inmerso en la aguda experiencia humana de encontrar los propios límites en el lugar del fin del mundo».

Johanna Hedva


Cuando comenzamos a delinear este número con Nana Darkoa, antes de Crear | Résister | Transform: un festival para movimientos feministas! de AWID, partimos de una pregunta que es más bien una observación sobre el estado del mundo, un deseo de cambiar el terreno: ¿por qué nuestras sexualidades y placeres siguen siendo domesticados y criminalizados incluso cuando nos dicen, una y otra vez, que no tienen valor ni contribuyen al progreso? Llegamos a la conclusión de que cuando se corporizan, hay algo en nuestras sexualidades que opera contra un orden del mundo que sigue manifestándose en los controles fronterizos, los apartheids en relación a las vacunas, el colonialismo de asentamiento, la limpieza étnica, y el capitalismo descontrolado. ¿Podemos hablar, entonces, del potencial disruptivo de nuestras sexualidades? ¿Podemos seguir haciendo eso cuando, para poder obtener recursos, nuestros movimientos deben ser cooptados e institucionalizados?

Cuando el trabajo de nuestros cuerpos se convierte en ganancias en las manos de los sistemas que buscamos desmantelar, no sorprende que nuestras sexualidades y placeres queden relegados una vez más a las márgenes, especialmente cuando no son lo suficientemente rentables. En muchos momentos durante la producción de este número, nos preguntamos qué sucedería si nos negáramos a dar cabida a los servicios esenciales del capitalismo. Pero ¿podemos atrevernos a hacer esa pregunta cuando estamos agotadxs por el mundo? Quizás nuestras sexualidades son desestimadas con tanta facilidad porque no son vistas como formas de cuidado. Quizás lo que necesitemos sea reimaginar el placer como una forma radical de cuidado, una que también es anticapitalista y anti-institucional.

Estamos entrando en nuestro segundo año completo de pandemia global y nuestro abordaje de la corporalidad transnacional ha tenido que concentrarse en un único descubrimiento político: que cuidar es una forma de habitar la corporalidad. Y como ahora tanto de nuestro trabajo se hace sin tomar en cuenta los límites entre y dentro de nosotrxs, todxs somos Corporalidades Transnacionales, y eso a todxs nos sale mal. Estamos fallando en cuanto a cuidarnos y, lo que es más grave, en cuidar a lxs otrxs. 

Ese fracaso no es producto de nuestras acciones. 

Muchxs de nuestras madres y padres pensaban que el trabajo era transaccional, algo que debía darse a cambio de una compensación y una garantía de cuidado. Y si bien ese intercambio no siempre se cumplió, nuestrxs madres y padres no esperaban que su trabajo les diera satisfacción. Para eso tenían su ocio, sus pasatiempos, y sus comunidades. Hoy, nosotrxs, sus hijxs, que hemos sido condicionadxs para pensar en nuestro trabajo como entrelazado con nuestra pasión, no tenemos esas expectativas. Pensamos el trabajo y el ocio como una sola y misma cosa. Para demasiadas personas, el trabajo ha llegado a encarnar todo lo que somos. 

Sin embargo, el capitalismo heteropatriarcal no nos valora, ni hablar de que valore nuestro trabajo o nuestras sexualidades. Este es un sistema que solo te exigirá más y más hasta que mueras. Y cuando mueras, te reemplazará por otra persona. Que se espere que estemos en línea todo el día significa que simplemente no podemos tomar distancia del trabajo, ni siquiera cuando queremos hacerlo. Esta comercialización del trabajo, divorciándolo de la persona, ha permeado cada aspecto de nuestras vidas y está siendo perpetuado incluso en los círculos más feministas, más radicales y más revolucionarios. 

Las expectativas capitalistas siempre han sido particularmente dañinas para los cuerpos que no se ajustan a su ideal. Y quienes buscan consolidar sus poderes han utilizado la pandemia como una oportunidad para concentrar sus ataques en las mujeres, las minorías sexuales y cualquier otrx a quien subestimen. 

Este número especial existe debido a eso y ciertamente a pesar de eso. 

Casi todxs lxs colaboradorxs e integrantes del equipo se estaban presionando para ir más allá de su capacidad. Cada una de las colaboraciones fue producida desde un lugar de pasión, pero también de un increíble agotamiento. De una forma muy real, este número encarna el trabajo transnacional y, en el mundo digital en el cual vivimos, todo trabajo se ha convertido en trabajo transnacional. A medida que nos enfrentamos a nuevas fronteras que no han roto un viejo orden sino que lo reifican, experimentamos de primera mano, junto a nuestrxs colaboradorxs, cómo el capitalismo vacía nuestros límites, cómo se hace difícil construir argumentos coherentes, especialmente cuando tenemos una fecha límite para hacerlo. Nos quedamos colectivamente sin palabras, porque nos quedamos sin mundos. 

Es precisamente porque nos sentimos perdidxs y solxs en el mundo del capitalismo heteropatriarcal que tenemos que reevaluar y repensar nuestros sistemas de cuidado. En muchos sentidos, hicimos de este número una misión de encontrar placer en el cuidado. Porque se ha vuelto más difícil construir argumentos coherentes, los medios visuales y creativos han pasado al primer plano. Muchas personas que solían escribir se han volcado a estos medios como una vía para producir conocimiento y atravesar la niebla mental que nos ha envuelto a todxs. Trajimos otras voces a este número, además de muchxs a quienes ya escucharon en el Festival, como una manera de abrir nuevas conversaciones y ampliar nuestros horizontes. 

Woman with hijab-squiggle

Dado que nos roban nuestras palabras, es nuestro deber político seguir encontrando maneras de mantenernos y cuidarnos a nosotrxs mismxs y a lxs otrxs. Muchas de nuestras realidades actuales están tratando de borrarnos y desplazarnos, mientras que siguen explotando nuestro trabajo. Nuestra corporización, por lo tanto, se convierte en una forma de resistencia; es el comienzo de que encontremos nuestro camino hacia afuera y hacia nosotrxs mismxs. 

Snippet FEA We are living in a world left (EN)

We are living in a world where the destruction of Nature fuels our current global economy.

Diana Isabel Hernández Juárez

Diana Isabel Hernández Juárez était une enseignante, défenseure des droits humains et activiste pour l’environnement et les communautés guatémaltèque. Elle coordonnait le programme environnemental de la paroisse de Nuestra Señora de Guadalupe, sur la côte sud du Guatemala. 

Diana a dévoué sa vie à co-créer des actions de sensibilisation à l’environnement, en étroite collaboration avec les communautés locales, dans le but de résoudre les problèmes environnementaux et protéger les ressources naturelles. Elle a été à l’initiative de projets de pépinières forestières, de fermes municipales, de jardins familiaux et de campagnes de nettoyage. Active dans les programmes de reboisement, elle s’est efforçée de récupérer des espèces locales et de remédier aux pénuries d’eau dans plus de 32 communautés rurales.

Le 7 septembre 2019, Diana a été assassinée par balle par deux hommes armés inconnus alors qu’elle participait à une procession dans sa localité. Diana n’avait que 35 ans au moment de son décès.

المانغو

ترجمة رولا علاء الدين

Jurema Araújo Portrait

جوريما آراوْخو،  معلّمة وشاعرة من ريو دي جانيرو. ساهمت في مجلة Urbana التي حرّرها الشاعران برازيل باريتو وسامارال، وفي كتاب Amor e outras revoluções “الحب والثورات الأخرى” مع العديد من الكتّاب الآخرين. بالتعاون مع أنجليكا فيراريس وفابيانا بيريرا، شاركت في تحرير O livro negro dos sentidos “الكتاب الأسود للحواس”، وهو مختارات إبداعية عن الحياة الجنسية للمرأة السوداء في البرازيل. جوريما عمرها 54 سنة. لديها ابنة وثلاثة كلاب وقطة والعديد من الأصدقاء.

Mango Cover

مَن يودّ المصّ معي؟

المانغو هي الثمرة المفضّلة عندي.
أفتح ثغري وأمصّها كلّها،
ويعلق لبّها بين أسناني 
وأسناني تنعم كي لا تؤذيها.
أضعها بين لساني وسقف حلقي وأضغط عليها
ثم أُخرجها وأمصّ كلَّ شبرٍ منها،
وعصيرُها يسيلُ في فمي وحوله
وأنا أتبلّل وأغرق في رحيقها الساحر.
وأعود وأدخلها كلّها في ثغري،
لأنّ المانغو هي البَذْرَة والعسل
وهي العِرْق والنَكهة.
ولمّا ينتهي الأمر، أجد نفسي منتشية
مُندّية بالرحيق مُحلاة وشفتاي مبلولتان.
المانغو خُلِقَت لمتعة المرغ. 


تقديم كتاب الحواس الأسود The Black Book of Senses

يومَ دعتني أنجليكا وفابي لأكون القَيِّمة على تشكيلة نصوص شبقية من تحرير نسوة سود لم أكن أعرف ما يعنيه عملُ القيِّم. الشبق ومشتقاته، هذه فهمتها جيداً، لكن عمل القَيِّم... ابتسمت تحت وطأة الخجل والإطراء. أظن أنّي شكرتهما، على الأقلّ آمل أنّي شكرتهما، وقلت في ذاتي: ماذا تعني هذه الكلمة اللعينة؟! حسناً، سأضطر إلى سَبر معاني هذا اللقب المُبهرَج وأنا أطبّقه. 

اليوم، أنا على دراية بما يعينه عمل القيِّم. هو بمثابة ممارسة الحبّ مع نصوص شخصٍ آخر، مع فنّ شخصٍ آخر، بغية تجميع كتاب وتنظيمه. وهذا تماماً ما قمت به. عرّيت بشهوانية أدبية كلّ نصّ لكلٍّ من الكاتبات. تعمّقت في كلمات وحواس الآخرين. ولَجَتني قصائدُ لم أكتبها. حكايات ما كنت لأجرؤ على تخيّلها قلبتني رأساً على عقب وأربكت مشاعري وعبثت بشهوتي الجنسية. وكانت نشوةٌ رائعة وفريدة: سماويّة وجسمانيّة وسامية في آنٍ واحد، فكريّة وحسّيّة.

تنبض هذه النصوص كالبظر المنتصب رغبةً، رطبةٌ، ينسال منها الفرح مع كلّ قراءة. كلمات ابتلعتني بإيحاءتها اللعوبة، تأخذني أعمق فأعمق في هذا العالم الرّطب.

غطست هذه النسوة السود إلى قعرِ هَيْجِهنّ وحوّلن أعمق تخيّلاتهنّ الشبقيّة إلى فنٍّ.

أُخْصِبَت هذه الأعمال بأسلوبِ كلٍّ من الكاتبات الخاصّ في التجربة الجنسانية، بحريّة، بسوداوية، بأنفسنا، بطريقتنا الخاصّة، بتمكّن. 

اخترت أن أوزّع هذه النصوص في مختلف أجزاء الكتاب ونظّمتها بحسب محتواها الأكثر رقّة أو انفعالية أو بديهية أو ضمنيّة.

استهلالاً لهذا «اللبّ الأسود المفترج»، تأتي أقسام ’التمهيدات‘ (Preliminaries) بنصوصها التي تقدّم لمحةً للقرّاء عن عالم الأطايب هذا، وهي بمثابة لمسَة شاملة رقيقة تُعرِّف بالمواضيع التي تطرحها النصوص في باقي الكتاب. 

يلي ذلك لهيبُ ’اللمس‘ (Touch) وهو جزءٌ يُعنى بكلّ ما تشعر به البشرة. تلك الطاقة التي تحرق أو تُثلِج أجسادنا، التي تفجّر هُرموناتنا وتوقظ حواسنا الأخرى. صحيحٌ أنّ كثيرين بيننا يستمتعون بشهوة التلصُّص، لكنّ ملامسة البشرة بالفم الدافئ والرّطب مثيرٌ، وهو كالتطواف في نعومة الآخر. تُغرينا اللمسة اللطيفة أو الحازمة وتجتاحنا القشعريرة، وذلك التوتّر الجميل الذي يسري من العنق إلى الظهر ولا يختفي إلا اليومَ التالي. ودفء الشفاه والفم واللسان الرّطب على البشرة، آه من حلاوة لسانٍ ينساب داخل الأذن، أو احتكاك الجلد بالجلد، والملابس تتموّج على الجسد وكأنّها امتدادٌ لليدّ. ولمّا يكون التروّي جزءاً من المتعة، وتعصف بك الإثارة بفعل قبضة مُحْكَمة وبعضٍ من الألم – أو الكثير منه، من يدري؟

أمّا ’الصوت‘ (Sound) – أو اللحن؟ – فيبيّن لنا أنّ الانجذاب يحصل أيضاً عبر حاسّة السمع: صوت الشخص، الهمسات، الموسيقى التي تشعل التواصل بين جسدٍ وآخر وقد تمسي محورَ الرغبة. فبالنسبة لبعضٍ منّا، لا يتطلّب الأمر إلّا الأوتار الصوتية لشخصٍ ذي صوتٍ جميل، فذاك الصوت الأجشّ أو العميق أو الرخيم يكون كممارسة الجنس سمعياً. أن نسمع سِبابَهم الصارخ أو كلامهم المعسول همساً في الأذن يكفي لتجتاحنا قشعريرة الإثارة من الرأس إلى أخمص القدميْن. 

في ’المذاق‘ (Flavor)، نأتي إلى اللسان وهو الخبير في استكشاف الخبايا يجول هائماً على جسد الآخر ويتلذّذ. وأحياناً يُقحَم اللسان قحماً لتذوُّق رحيق الآخر. فكرة أن يُشاركنا أحدٌ فراولته أو مانغته الشهيّة الملأى، بالعضّ واللحس، أو اللحس ثم العضّ، فكرةٌ كفيلة بإذابتنا. لكن لا شيء يعلو على حلاوة تذوُّق جسد الآخر بكهوفه وتلاله. إقحامُ اللسان في العمق لتذوُّق الثمرة، أو قضاءُ ساعاتٍ في تذوُّق رأس القضيب في الفم، أو رضعُ ثدي شهيّ لتذوُّق الحلمة... كلّها أفعال تسعى إلى حفظ ’مذاق‘ الآخر في الذاكرة.

نجد أيضاً نصوصاً تصف كيف تُستثار الرغبة عبر الأنف. ’الرائحة‘ (Smell)، أعزائي القرّاء، قد توقظ فينا شهوات الرغبة. أحياناً نلتقي شخصاً رائحته عبقة لدرجة أننا نودّ التهامه بأنفنا. يريد الأنف أن يجول في أنحاء الجسد ويبدأ من العنق وآهٍ من الرعشة الحلوة التي تصيبنا وتعرّي الروح! يقلّ حياء الأنف فيتعمَّق ويلفّ حول العنق ليلتقط عَبَق رائحة الآخر فيحفظها. وفي غياب هذا الشخص، إن إلتقط الأنف رائحة شبيهة يحضر الشخص في ذاكرتنا، أو إن استحضرته الذاكرة تجتاحنا الرائحة والإثارة.

نصل إلى ’النظر‘ (Look)، وهو برأيي غدّار الحواس، ومن خلاله ندرك الرغبة من وجهة «نظر». هنا النصوص تصف الرغبة والإثارة عبر حاسة النظر التي توقظ باقي الحواس. أحياناً، ابتسامةٌ تكفي لِنُصاب بالجنون. تبادُل النظرات؟ تلك النظرة التي تقول «أريدك الآن». نظرة التملّك تلك التي لا تنكسر إلا مع انتهاء المضاجعة، وقد تدوم بعدها. هذه نظرة فريدة من نوعها، تجذب الآخر فيعجز عن إشاحة نظره لوقتٍ طويل. والنظرات المُسترَقة حيث يشيح واحدٌ بنظره ما أن يلتفت إليه الآخر كأنّهما في مطاردة كالقط والفأر. وما أن تلتقي الأعين وينفضح أمرنا جُلّ ما يمكننا فعله هو أن تنفرج أساريرنا بابتسامة فاغرة. 

ختاماً، يأتي الانفجار في جزء ’الحواس كافة‘ (All Senses) حيث النصوص تمزج المشاعر لتبدو كحالة تأهّب لنصل إلى اللذة القصوى، إلى النشوة. 

طبعاً، لا شيء يفصل بوضوح بين هذه القصائد والحكايات. بعضها رقيقٌ بتلميحه. الإثارة تُشغِل الحواس كافّة، والأهمّ أنّها تُشغِل الرأس، فهُنا مقام كلّ ما يحدث والجسد بكامله يستجيب. لقد نظَّمتُ القصائد وفقاً لما أثارته فيّ عند قراءتها، ولكم الحريّة في مخالفة رأيي هذا. لكن بالنسبة لي، الرغبة تنبع من حاسّة معيّنة ومن ثم تنفجر، وثمّة لذّة في تتبّع مسار الرغبة وتحديد أيٍّ من الحواس استقلّت. 

إنّ القدرة على تحويل الإثارة إلى فنّ تعني تحرير أنفسِنا من الأحكام المسبقة والسجون ووصمات العار كلّها التي حبَسَنا فيها هذا المجتمع المُتمَحوِر حول العرق الأبيض.

كلّما تقوم كاتبة سوداء بتحويل الشبقيّ إلى فنّ فهي تخلع السلاسل العنصرية المؤذية التي تشلّ جسدها وتقمع جنسانيتها وتجعل منّا غرضاً لجشع الآخرين. إنّ كتابة الشعر الشبقيّ هي استعادة لسلطتها على جسدها وهي التنقّل بلا خوف بين ملذّات الرغبة من أجل ذاتها ومن أجل الآخرين ومن أجل الحياة. 

الكتابات الأدبية الشبقيّة هي نحن عندما نتّخذ الشكل الفنّي. الشكل الذي يتيح لنا إظهار أفضل ما لدينا وآرائنا في الحبّ الملأى لذّة والمتبّلة بشهوة أجسادنا والتي تُترجَم عبر وَعْينا الفنّي. نحن متنوّعات، وهنا نشارككم هذا التنوّع في الأحاسيس عبر الكلمات المُشبَعَة إثارة. صحيح، حتّى كلماتنا ترشَح برغبتنا الجنسية وترطّب آياتنا وتجعل من شهواتنا قصائدَ. النشوة، بالنسبة لنا، إنجاز. 

أن تكون عقولنا وأجسادنا وجنسانياتنا سوداء هو أمرٌ ضروري لاستئناف لذّتنا واستعادة نشوتنا. عندها فحسب نصير أحراراً. هذه العملية برمّتها إنجازٌ وهي لا تخلو من الألم. لكنّه من المفرح أن نجد أنفسنا في مكان مختلف جداً عن حيث تمّ وضعنا. 
أشعر أنّي لكنّ/لكم، أنّي لنا. تذوّقوا هذه الكلمات العذبة معنا، تلذّذوا بها، ولْتَكُن وليمة. 


هذا النص مقتبس من مقدمة كتاب «O Livro Negro Dos Sentidos» وهي تشكيلة قصائد شبقيّة لثلاثٍ وعشرين كاتبة سوداء.

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This journal edition in partnership with Kohl: a Journal for Body and Gender Research, will explore feminist solutions, proposals and realities for transforming our current world, our bodies and our sexualities.

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التجسيدات العابرة للحدود

نصدر النسخة هذه من المجلة بالشراكة مع «كحل: مجلة لأبحاث الجسد والجندر»، وسنستكشف عبرها الحلول والاقتراحات وأنواع الواقع النسوية لتغيير عالمنا الحالي وكذلك أجسادنا وجنسانياتنا.

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