Notre conseil d’administration
Les membres du conseil d’administration de l’AWID sont issus d’un groupe de responsables politiques, d’universitaires, chercheurs, militant(e)s, bailleurs de fonds, praticiens, hommes et femmes d’affaires soucieux de l’égalité entre les sexes et des droits des femmes, originaires pour la plupart du Sud global. Le conseil est élu par les membres de l’AWID, par une procédure de scrutin ouverte.
| Sarah Costa - Présidente | |
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Sarah Costa est la nouvelle Directrice à New York du Fonds mondial pour les femmes, une organisation à but non lucratif qui se consacre à la promotion des droits des femmes au travers de bourses qui soutiennent et renforcent les groupes de femmes dans le monde. Elle était auparavant chargée de programme à la Fondation Ford et dirigeait des programmes sur la sexualité et la santé génésique, le VIH/SIDA et les droits des femmes en Amérique latine et aux États-Unis. Elle a également travaillé de nombreuses années au Brésil à la Fondation Oswaldo Cruz, où elle a enseigné et dirigé des recherches sur l'égalité des sexes et la santé sexuelle et génésique. Active au sein des mouvements de femmes au Brésil, elle a été membre du comité consultatif du Conseil national sur les droits de la Femme, a siégé dans plusieurs comités d'ONG féminines et a été conseillère technique en matière de santé féminine auprès du gouvernement de l'état de Rio de Janeiro. Elle fait actuellement partie du comité des Centres nationaux sur la sexualité à la San Francisco State University. Elle est titulaire d'un master en démographie médicale de la London University et d'un doctorat en médecine sociale de l'Université d'Oxford. | |
| Lydia Alpízar - Directrice exécutive de l’AWID | |
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Lydia, militante féministe, vit à Mexico. Participante active à l’organisation et à la mobilisation des jeunes autour du processus du Sommet de la Terre en 1991-1992, elle a assuré plusieurs années durant, la coordination du programme jeunesse du Conseil de la terre. Lydia a facilité la participation de jeunes femmes d’Amérique latine au processus de Beijing 95, assumant la coordination du projet international « Our words, our voices: young women for change. Young women voices beyond Beijing ‘95 » (Nos paroles, nos voix: jeunes femmes pour le changement. La voix des jeunes femmes au-delà de Beijing 95). Cofondatrice et conseillère d’ELIGE, le réseau des jeunes du Mexique pour les droits sexuels et reproductifs(Mexique), Lydia est aussi cofondatrice du réseau pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Depuis 1996, elle est membre du conseil d’administration du comité international du Conseil pour la Paix. Lydia est membre également du conseil consultatif du Fonds mondial pour les femmes et depuis plus récemment, du Conseil international pour l’étude des droits humains, à Genève. En 2000, Lydia a assuré la représentation régionale de l’Amérique latine au Comité international des ONG pour Beijing + 5. Plusieurs années durant, elle a participé à la campagne « Halte à l’impunité, plus une morte », une initiative nationale du Mexique ayant pour objectif d’arrêter l’assassinat des femmes dans la ville frontière de Ciudad Juárez entre les États-Unis et le Mexique. Sociologue, Lydia a participé, en 2003, au programme de formation des défenseurs des droits de l’homme, organisé au Centre des études des droits humains, à l’université Columbia. Lydia possède une vaste expérience en sensibilisation et en formation sur les droits humains des femmes, plus particulièrement dans le domaine des droits sexuels et reproductifs et de la violence à l’encontre des femmes. | |
| To Tjoelker- Trésorière | |
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To Tjoelker est actuellement chef de la Coopération à l’ambassade des Pays-Bas à Bamako, en Mali. Depuis qu’elle a pris ses fonctions en 2007, elle encourage les stratégies tenant compte des disparités entre les sexes pour chaque subvention des Pays-Bas et a créé un Fonds d’émancipation de 20 millions de dollars des États-Unis pour promouvoir les droits des femmes et des GLBT. Dans les années 1980, elle a travaillé en qualité de spécialiste des questions touchant au genre pour la Coopération suisse au Rwanda et a participé à la constitution du Réseau des femmes pour le développement rural au Rwanda. De 1993 à 1998, dans le cadre de sa fonction de spécialiste des questions touchant au genre/décentralisation à l’ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso, elle s’est concentrée sur l’égalité entre hommes et femmes et sur l’autonomisation des femmes dans les programmes de régime foncier, les processus de décentralisation et les programmes de droits sexuels. En 1998, son travail l’a conduite au Guatemala, où elle s’est concentrée sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans les programmes environnementaux et a travaillé avec les mouvements autochtones par l’intermédiaire de l’ambassade. Elle a occupé le poste de directrice adjointe du Groupe de l’égalité des sexes au ministère des Affaires étrangères aux Pays-Bas de 2002 à 2006. À la présidence de Gendernet, elle a fait entrer l’autonomisation et les droits des femmes dans les discussions sur l’efficacité de l’aide dans la société civile. To est titulaire d’une maîtrise en sociologie du développement rural de l’université de Wageningen et a terminé une spécialisation en développement institutionnel chez MDF en 1992. | |
| Natasha L. Primo - Secrétaire | |
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Natasha L. Primo, avocate et chercheuse féministe en ICT4D, basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, est titulaire d’une maîtrise en planification régionale.Elle est actuellement chargée de coordonner et renforcer les capacités en stratégies de sensibilisation en matière de politique nationale ICT parmi les organisations membres de l’Association for Progressive Communications (APC). Juste avant, elle était directrice générale de Women’s Net. Natasha a aussi coordonné l’un des premiers programmes postuniversitaires sud-africains d’études des femmes et de l’égalité des sexes à l’université de Western Cape, elle a été coordinatrice de programme dans une institution nationale de financement de la recherche, ainsi que de la direction générale d’une ONG dans le domaine de l’information et des communications pour le développement. Elle a publié sur un large éventail de sujets concernant l’autonomisation des femmes en Afrique du Sud, notamment l’intégration de la dimension du genre dans les budgets nationaux, les femmes et la terre, les femmes africaines et les défis de la mondialisation. L’expérience de Natasha en matière de gestion d’ONG comprend des organisations ICT et des ONG féministes, ainsi que des mandats au Conseil d’APC, FEMNET (Réseau du développement et de la communication des femmes africaines) et Behind the Mask. | |
| Charlotte Bunch | |
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Directrice fondatrice et Chercheuse principale du Center for Women's Global Leadership de l’Université Rutgers, Charlotte Bunch est activiste, écrivaine et organisatrice impliquée dans les mouvements féministes et des droits humains depuis plus de quarante ans. Bunch, qui est également une éminente professeure en études sur la femme et le genre, a été chargée de recherche à l’Institut d’études politiques à Washington, et l’une des fondatrices de Washington DC Women’s Liberation, du collectif The Furieset de la publication Quest: A Feminist Quarterly. Elle a intégré les conseils d’administration de nombreuses organisations et est actuellement membre du Comité consultatif de la Division des droits des femmes du Groupe consultatif de Human Rights Watch et de la société civile mondiale pour ONU Femmes. Elle a écrit de nombreux essais ayant eu un impact considérable et édité neuf anthologies. Elle est également l’auteure de la publication Passionate Politics: Feminist Theory in Action and Demanding Accountability: The Global Campaign and Vienna Tribunal for Women's Human Rights. Invitée à rejoindre le National Women’s Hall of Fame, elle a reçu de nombreux prix des droits des femmes et des droits humains, tel que le Prix de la Maison Blanche Eleanor Roosevelt, et fait partie des 1000 femmes nominées pour le Prix Nobel de la paix. | |
| Fatima Burnad | |
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Fatima, présidente de la Society for Rural Education and Development (SRED) (Société pour l’éducation et le développement ruraux), est une femme et activiste dalit qui lutte depuis 35 ans pour les droits des femmes dalits, sans terre et issues des tribus. Fatima a fait la promotion des mouvements des peuples au sein du secteur non organisée, autonomisant les femmes des milieux ruraux, les encourageant à reprendre leur pouvoir politique et leur force économique en accédant à des terres et en obtenant le statut qui leur revient au sein de la société. Elle a eu un apport déterminant dans la mise sur pied de sa vision, une plateforme à l’échelle de l’État pour les femmes du Tamil Nadu en Inde, le Tamil Nadu Women’s Forum (TNWF), qui rassemble les groupes de femmes et les groupes travaillant à la promotion des droits humains. Fatima défend depuis longtemps la cause des personnes pauvres des milieux ruraux, particulièrement celle des Dalits et des Irulas, en vue d’éliminer le système de castes et de revendiquer la justice et l’égalité. Elle a étudié aux États-Unis et au Royaume-Uni et elle est chercheure affiliée à l’Institute of Development Studies, de Sussex, au Royaume-Uni. | |
| Myrna Cunningham Kain | |
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Mme Cunningham Kain fait partie de la communauté autochtone Miskita de Waspam, située à proximité des rives du fleuve Wangki, au Nicaragua. Après ses études pour devenir professeure de l’enseignement primaire, elle est retournée à Waspam afin d’y exercer sa profession. Elle décide de quitter à nouveau sa communauté pour se lancer dans des études de médecine et de chirurgie à l’Université nationale autonome du Nicaragua, ce qui fait d’elle la première femme Miskita à devenir médecin. Au cours des années 90, Mme Cunningham Kain est devenue la Directrice fondatrice de la toute nouvelle Université des régions autonomes de la côte caribéenne du Nicaragua (URACCAN). L’URACCAN fut l’une des premières institutions latino-américaines d’enseignement supérieur autochtone et interculturel centrées sur le genre, et a été une source d’inspiration pour de nombreux peuples autochtones dans tout le continent. Mme Cunningham Kain est la Présidente du Centre pour l’autonomie et le développement des peuples autochtones (CADPI), une organisation qui œuvre dans les domaines de la communication interculturelle, de la revitalisation culturelle, des droits des femmes autochtones et du changement climatique et son impact sur les communautés autochtones. En septembre 2010, Mme Cunningham Kain a reçu un Doctorat honorifique de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), devenant ainsi la première femme autochtone à recevoir une telle distinction de l’UNAM. La Docteure Myrna Cunningham a été nommée Présidente du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones pour la période 2011-2013. | |
| Natalia Gonzalez Flores | |
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Titulaire d’une licence en Sciences sociales, Natalia est spécialisée dans la formation de femmes au sein des partis politiques, des syndicats et de jeunes des deux sexes. Cyber-féministe, fondatrice du Young Feminist Coordinator, elle a été chargée en 2005 du secrétariat exécutif du National Feminist Encuentro. Elle a travaillé pour plusieurs institutions telles que MEMCH, Hexagram et CEDEM sur des projets et des travaux de recherche concernant l’égalité entre les genres dans les politiques publiques et le leadership féminin. Elle a également soutenu le projet « Femmes leaders pour le vingt-et-unième siècle » (PROLID, 2007-08). Natalia est secrétaire exécutive du Centre pour le genre et l’équité, où elle est responsable du domaine des TIC. Elle est également conseillère parlementaire responsable des stratégies de communication et de plaidoyer auprès des syndicats, des représentants de la diversité sexuelle et des candidat-e-s politiques. Elle a participé à divers forums et réunions à l’échelle internationale, tels que les Dialogues consonants entre le Réseau féministe d’Amérique latine et des Caraïbes et les organes de la coopération espagnole sur les « Droits des femmes et les instruments de l’aide au développement » (Montevideo, 2008) ; la Rencontre latino-américaine des femmes parlementaires (Madrid, 2009) ; la conférence « Participation politique et nouvelles technologies » organisée par iKNOW Politics (Lima, 2009) ; le Forum des organisations féministes de l’Union latino-américaine et caribéenne sur l’incidence de la « 11e Conférence régionale sur les femmes en Amérique latine et aux Caraïbes - CEPALC » (Brasilia, 2010) ; la VIeRencontre ibéro-américaine des Femmes leaders (Madrid, 2010). Elle est membre du Conseil d’Administration de Fondo Alquimia, qui attribue uniquement des fonds aux femmes du pays. | |
| Jac SM Kee | |
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Jac SM Kee est une activiste féministe qui œuvre en faveur de politiques transformatrices en ce qui a trait à la violence à l’égard des femmes, la culture, la « race », les identités, les droits en matière de communication et d’information, et les sexualités par le biais à la fois du renforcement des capacités liées au genre, aux médias, à la communication et aux technologies numériques, de la recherche sur des questions émergentes, ainsi que de l’organisation de campagnes de sensibilisation et de plaidoyer, notamment au moyen d’expressions créatives et de la rédaction d’analyses, de récits de fiction et de poésie. Jac est la Coordinatrice du Projet des droits des femmes du Programme d’appui aux réseaux de femmes de l’Association pour le progrès des communications, ainsi que la responsable de la campagne mondiale sur la violence à l’égard des femmes et les TIC. Elle mène également diverses initiatives en matière de recherche et de plaidoyer sur la sexualité, les droits des femmes et l’Internet. Elle est également la co-fondatrice de Knowledge & Rights with Young People through Safer Spaces (KRYSS), une organisation régionale qui œuvre auprès des jeunes en faveur des droits par le biais de plateformes créatives, et la fondatrice d’un collectif d’artistes et d’activistes s’intéressant aux questions du genre et des droits civils et politiques en Malaisie. Jac a récemment été invitée à rejoindre le conseil de Creating Resources for Empowerment and Action (CREA), une organisation internationale basée à Delhi et New York. | |
| Usu Mallya | |
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Usu est une activiste féministe, facilitatrice et animatrice. Elle est diplômée en sociologie et en sciences politiques. Depuis 2007, elle est la Directrice exécutive de Tanzania Gender and Networking Programme (TGNP), une organisation de la société civile visionnaire et féministe à vocation transformatrice, dont les contributions au plaidoyer en faveur d’une transformation sociale fondamentale et de cadres de développement différents, tenant compte des facteurs macro et micro ainsi que de l’intersectionnalité de variables telles que le sexe, de la classe, de la race et d’autres paramètres économiques, sont largement reconnues. Usu a une vaste expérience de l’application de la méthodologie féministe dans la recherche-action et en matière de politique ; dans l’examen, l’analyse, l’évaluation et la vérification des budgets ; dans la formation et le renforcement des capacités ; en matière de conception de manuels et d’outils ; dans l’engagement des médias, et dans le maintien des mécanismes et des instances visant au développement des coalitions et des mouvements. Usu a apporté son leadership au programme TGNP à un moment où l’organisation était en plein processus de restructuration majeure et de repositionnement en vue de renforcer la sensibilisation féministe transformatrice et de baser le travail mené par celle-ci sur l’activisme communautaire. Cette exposition a renforcé sa capacité et son leadership en matière de gestion du changement, de développement institutionnel et de croissance basée sur des principes et des valeurs féministes. Usu est une stratège et une collectrice de fonds compétente qui œuvre en faveur des droits des femmes et du travail féministe. Au cours des 15 dernières années, Usu s’est engagée dans le développement de partenariats stratégiques avec des institutions ayant des intérêts similaires et des alliés de la coalition au sein de la Tanzanie, et ce aux échelons régional et international. | |
| Valentina Pellizzer | |
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Valentina Pellizzer est une activiste féministe et directrice exécutive de la Plateforme OneWorld pour l’Europe du Sud-Est (OneWorldSEE). OneWorldSEE est une communauté en ligne dynamique, qui contribue à stimuler le développement démocratique et le changement social positif au sein des sociétés civiles de la région. Valentina possède une longue expérience dans l'utilisation des technologies au service du changement social ; elle a notamment lancé le récit numérique pour le réseau des professionnel-le-s de la transformation en Europe du Sud-Est. Elle a animé des ateliers de récits numériques au Pakistan, en Afghanistan, en Italie et en Bosnie-Herzégovine avec la participation de survivants des conflits, de groupes LGBTI et de femmes emprisonnées, parmi d'autres communautés marginalisées. Valentina a été une ardente défenseuse de la campagne Take Back The Tech (takebackthetech.net) depuis sa création en 2006 et apporte une perspective féministe forte et radicale aux relations entre les droits des femmes et la technologie dans ses aspects politiques et pratiques. Elle est activement engagée dans un certain nombre de mouvements des droits des femmes, des homosexuel-le-s et des TIC dans la région de l'ESE. Valentina est également présidente du conseil d'administration de l'Association pour le progrès des communications et membre du conseil d'administration d’Akcija Gradjana, une organisation de la base située en Bosnie-Herzégovine. Elle possède donc une expérience significative dans la gouvernance de divers réseaux et organisations hétérogènes et géographiquement dispersés. | |
| Kaythi Win | |
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Kaythi a réussi à mettre en place un programme national axé sur les droits des travailleuses du sexe en Birmanie qui comprend non seulement des programmes de lutte contre le VIH mais se concentre également sur la santé sexuelle et reproductive. Elle est actuellement directrice de programme du Targeted Outreach Program (TOP - Programme de sensibilisation ciblée), qui est axé sur la prévention et le traitement du HIV ainsi que sur les services de soutien aux travailleuses du sexe en Birmanie. Kaythi supervise un programme qui comprend 19 centres d'accueil et cliniques de santé sexuelle pour les travailleuses du sexe un peu partout dans le pays. Avant la création du TOP, il n’y avait aucun service destiné aux travailleuses du sexe en Birmanie et c’est grâce à l'esprit intrépide de Kaythi et à sa connaissance du terrain que cette amélioration progressive a pu avoir lieu. Elle est actuellement présidente élue du Réseau Asie-Pacifique des travailleuses du sexe (ou APNSW, pour le sigle anglais d’Asia Pacific Network of Sex Workers) ainsi que défenseure reconnue et respectée des droits des travailleuses du sexe au niveau national, régional et mondial. Kaythi sert d'inspiration aux activistes défendant les travailleuses du sexe dans d'autres pays, où, pour faire avancer leurs droits et leur santé sexuelle, il faut composer avec des environnements juridiquement contraignants. Kaythi est la référence pour les travailleuses du sexe en Birmanie et s’entretient régulièrement avec les co-sponsors de l'ONU sur les questions et la politique relatives aux travailleuses du sexe. Kaythi a été particulièrement inspirée par l'accueil chaleureux reçu qu’elle a reçu lors de son allocution en séance plénière du congrès de l'AWID et souhaite renforcer les liens entre le mouvement des droits des travailleuses du sexe et le mouvement des droits des femmes. | |
| Zeina Zaatari | |
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Depuis sa naissance dans le sud du Liban, Zeina a tenté de s’imprégner, de vivre, de s'engager et d’écrire sur les féminismes arabes. C’est pour cela qu’elle se voit comme un pont entre divers mondes et espaces (universitaires/activistes, jeunes/expérimenté-e-s, Sud/Ouest/Est/Nord, bailleurs de fonds/activistes). Entre 2004 2012, Zeina a été directrice régionale pour la région MENA au Fonds mondial pour les femmes. Elle est membre du noyau du Groupe de travail des familles arabes, qui réalise des recherches dans les domaines liés à la sexualité, à la famille et à la citoyenneté. Elle a obtenu un doctorat en anthropologie culturelle axé sur la théorie féministe de la part de l'Université de Californie à Davis tout en menant un travail de terrain avec des groupes de femmes et d’activistes dans le Sud du Liban pour détailler leurs histoires de vie. Elle donne des cours dans plusieurs universités sur les questions relatives au genre et à la sexualité, au féminisme transnational et à l'anthropologie de la religion. Elle a publié entre autres « Arab Feminist Awakening: Possibilities and Necessities » (Le réveil féministe arabe : possibilités et nécessités), dans Les féminismes arabes : une perspective critique (publié en arabe, 2012) ; «In the Belly of the Beast: Struggling for Non-Violent Belonging» (Dans le ventre de la bête : le combat pour l’appartenance non-violente) dans Arab and Arab American Feminisms (2011) ; « Women’s Leadership in the MENA » (Le leadership des femmes dans la région MENA), dans Gender and Women’s Leadership (2010), « Production of Knowledge: International Development Agencies » (La production de savoirs : les agences de développement internationales) dans EWIC (2010) ; « The Culture of Motherhood: An Avenue for Women’s Civil Participation » (La culture de la maternité: une voie pour la participation civile des femmes» dans JMEWS (2006). Elle a été membre du bureau de l’Association of Middle East Women’s Studies (Association des études sur les femmes du Moyen-Orient), membre fondatrice du Radical Arab Women’s Activist Network (Réseau des femmes arabes activistes radicales) et membre du collectif Nasawiya. |



